Bonjour fidèles de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Un seul sujet au menu de notre tour d'horizon de ce mardi 11 mars 2014 : les présumées images de la détention de Charles Blé Goudé et de Jean-Yves Dibopieu. Bonne lecture !
Ces images qui inquiètent la République
Des photos présumées de Charles Blé Goudé et de Jean-Yves Dibopieu en détention ont été diffusées sur les réseaux sociaux ce dimanche 9 mars 2014. Ces images qui présentent les deux hommes dans des conditions de détention difficiles mettent en difficulté le régime ivoirien selon Soir Info. « Diffusion de photos supposées de Blé Goudé : un mauvais coup pour le pouvoir Ouattara », barre le journal à sa Une. « Les choses telles que présentées sont un mauvais coup sont un mauvais coup pour le régime Ouattara accablé ces dernières années par les organisations internationales de défense des droits de l'Homme. Depuis dimanche 9 mars 2014, aucune voix officielle du pouvoir ne s'est prononcée sur la question. Ce silence, de l'avis de certains observateurs laisse courir l'idée selon laquelle, ''qui ne dit rien consent... ou reconnaît'' (…) En un mot comment en cent, le gouvernement gagnerait à réagir rapidement, le temps jouant certainement contre lui... Si on admet qu'il est difficile de rattraper une information largement répandue dans l'opinion », commente le journal.
De son côté, Le Temps va plus loin en titrant à sa Une : « Détention inhumaine de Blé Goudé et Dibopieu : ces images qui font trembler la République ». A en croire le quotidien, « ces images d'un Blé Goudé au visage tuméfié, au corps crasseux, dans un lieu malpropre et d'Yves Dibopieu, au regard hagard, ne sont pas de nature à attirer des compliments au régime Ouattara. Et la peur au ventre, les griots complices de la dictature du bords de la lagune Ebrié lui volent au secours (…) Mais, le constat du traitement inhumain est établi et le message de la panique reste bien perçu ».
Dans le même temps, Notre Voie croit savoir que ces photos mettent à nu les dérives du régime ivoirien. « Photos de Blé Goudé et Dibopieu : le dictateur Ouattara à nu », livre le journal à sa Une. Selon le journal, « les images dégradantes de l'ex-ministre Charles Blé Goudé et Jean-Yves Dibopieu dévoilent un peu plus le vrai visage du régime Ouattara. Un régime tortionnaire, véritable cimetière des libertés publiques et de la démocratie. Comme il fallait s'y attendre, ces photos qui traduisent éloquemment le traitement inhumain qui est infligé aux deux prisonniers politiques ont visiblement ébranlé les thuriféraires du régime Ouattara ».
Un montage dénoncé
Ces images du leader de l'ex-galaxie patriotique ne sont qu'une mise en scène, fait savoir L'Expression. « Diffusion des images de Blé Goudé sur le net : voici ceux qui ont monté l'opération », peut-on lire à la Une du journal. « Blé Goudé qui est jeune risque de brouiller les calculs de certains pro-Gbagbo, singulièrement actuels du FPI. A défaut de pouvoir le liquider, il faut donc trouver des stratagèmes pour l'emmener à offrir à Blé un billet aller simple pour la Haye comme son mentor Laurent Gbagbo. Et comme ils ne sont plus aux affaires, il faut recourir à l'art de la manipulation pour atteindre cet objectif. Ainsi donc, Blé qui reçoit la visite des siens s'est laissé photographier dans cette posture, juste pour rééditer la mise en scène de son hôpital de 1999. Mais, selon toute vraisemblance, la diffusion de ces images sur internet, une semaine après la diffusion de ces images sur internet, une semaine après la décision de la CPI de le transférer coûte que coûte ne figurait pas dans le scénario ou du moins le temps ne s'y prêtait pas », écrit le journal.
Quant à Le Patriote, il indique que la diffusion de ces photos qu'il qualifie de ''mise en scène grotesque'' livre le commentaire du ministère d'Etat, ministère de l'Intérieur et de la Sécurité. « la réaction du ministère d'Etat, ministère de l'Intérieur et de la Sécurité ne s'est pas fait attendre. Le service de communication trouve bien curieuse l'attitude de ces prisonniers, qui ont tout le temps de prendre des images d'eux en plusieurs postures. Tantôt sur le sol, ou tantôt debout avec un seau d'eau (…) Comme un crime n'est jamais parfait, ceux qui comptaient réussir une opération de communication à travers ces images ont échoué. Leur coup a foiré comme l'indique le service de communication du ministère d'Etat, ministère de l'Intérieur et de la Sécurité », fait savoir le quotidien.