Politique nationale

Grandes interrogations sur la santé de Ouattara

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Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. C'est avec plaisir qu'o vous retrouve pour une nouvelle édition de notre revue de presse nationale. Deux sujets vont meubler notre tour d'horizon de ce vendredi 7 mars 2014. La santé du chef de l'Etat ainsi que la situation dans les Universités publiques. Bonne lecture !

Doutes autour de Ouattara

Rentré de Paris le dimanche 2 mars après une opération d'une sciatique, le président de la République, Alassane Ouattara a indiqué être en ''parfaite'' santé. Cependant, cette assurance du chef de l'Etat semble cacher la réalité que vit le président ivoirien, croit savoir Le Temps. « Contrairement à ce que le régime fait croire : ça ne va toujours pas chez Ouattara », barre à sa Une le journal. « Ouattara n'est pas allé accueillir, son parrain, le président burkinabé , Blaise Compaoré à son arrivée à l'aéroport Félix Houphouet-Boigny, il y a quelques jours. Tout simplement parce que le mentor du RDR, opéré de la sciatique, n'est pas du tout bien rétabli. Il fait du forcing inutilement pour rassurer ses partisans vraiment paniqués depuis l'annonce de cette maladie bizarre (…) Ouattara qui ne peut sortir de sa résidence privée, préfère donc y recevoir ses hôtes. C'est dans ce cadre, qu'il devrait recevoir en audience, les ministres des Affaires étrangères et de l'économie et des Finances de la Gambie. Malheureusement, cette audience a été annulée sans aucune explication. L'imbroglio qui sévit à la tête de l'Etat, continue sûrement », explique le journal.

Dans le même sens, Notre Voie indique que le chef de l'Etat serait sujet à une autre difficulté : son aptitude à briguer un nouveau mandat. « Après l'opération de la sciatique : Ouattara a un nouveau problème », titre le journal à sa Une. A en croire le quotidien, « La Constitution de la République de Côte d'Ivoire stipule en son article 35 que : ''le candidat à la présidence de la République doit présenter un état complet de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins désignés par le Conseil Constitutionnel (…)'' contrairement à ce que certains pourraient penser, ce n'est donc pas uniquement la question récurrente de la nationalité qui pourrait être opposable à M. Ouattara. Mais également celle liée à son état de travail à son état de santé physique (…) Avec la récente opération chirurgicale liée à une sciatique que leur champion a subie, les partisans d'Alassane Dramane Ouattara ont un souci supplémentaire», indique le quotidien.

Cette position n'est pas partagée par Le Patriote. Le quotidien est certain que le chef de l'Etat est à la tâche. « Son état de santé en nette progression : Ouattara gère le pays ». « Il est égal à lui-même. Toujours à la tâche et prêt à accomplir son devoir de premier magistrat de la Côte d'ivoire. Malgré le repos que lui imposent ses médecins, Alassane Ouattara ne chôme pas. Il ne lâche pas prise et continue, depuis sa résidence de la Riviera-Golf, de conduire les affaires de l'Etat (…) le numéro 1 ivoirien prévoit discrètement mais surement une viste d'Etat de la Mé. Avec un tel agenda, commebt peut-on accorder du crédit aux éternels médisants, notamment les journaux proches de l'opposition qui ont même fait le film imaginaire d'une ''nuit longue et douloureuse chez Ouattara'' (…) Cela dénote de leur volonté manifeste et notoire, de créer toujours une situation de déstabilisation et de panique généralisée », commente le quotidien.

La Police universitaire sur les braises

Contestée par des étudiants et des professeurs des Universités publiques, la Police universitaire pourra continuer d'exercer selon certaines conditions posée par les enseignants, fait savoir Soir Info. « Police Universitaire : les enseignants posent des conditions », titre en manchette le journal. A en croire le quotidien, « La section Cnec (Coordination nationale des enseignants du supérieur et des chercheurs de Côte d'Ivoire) de l'Université Félix Houphouët Boigny (Ufhb), a levé la suspension des activités académiques, décidée, le lundi 3 mars 2014. C'était hier jeudi 6 mars 2014, au terme d'une Assemblée générale tenue au sein de ladite Université. Il ressort de la déclaration signée du porte-parole, Dr Johnson Kouassi Zamina, la nécessité de suivre l'application intégrale et effective de la décision du Conseil d'Université sur l'espace universitaire Fhb. En outre, la Cnec-Ufhb attend, sous forme de condition, la mise en place du comité chargé de la réflexion sur une Police universitaire professionnelle consensuelle, conformément à la décision du Conseil de l'Université Fhb. Ce conseil, rappelons-le, avait, entre autres, adopté le départ de la Police universitaire de l'Ufhb, en attendant qu'une solution consensuelle, gage d'une paix durable sur l'espace universitaire, soit trouvée, la plainte de la présidente de l'Université contre toutes les personnes qui se sont rendues coupables de violences contre les étudiants ».

Quant à Fraternité Matin, il livre le commentaire du ministre de l'Enseignement supérieur, Cissé Bacongo sur la question. Selon le quotidien, « la décision de la suprression ou non de la Police Universitaire ne dépend pas du ministre Cissé Bacongo, ''mais du gouvernement qui a validé son dossier, encore moins du Conseil de l'Université'', précise-t-il ».

Abraham KOUASSI
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