Actualité socio-politique

Altit attend un mot de Ouattara, la FESCI indexée

Publié le
altit-attend-un-mot-de-ouattara-la-fesci-indexee
Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver une fois de plus pour notre revue de la presse nationale. Deux sujets sont à notre menu ce jeudi 6 mars 2014. L'affaire Gbagbo à la Cour Pénale Internationale (Cpi) ainsi que la situation dans les Universités publiques. Bonne lecture !

Altit attend la décision d'Abidjan

Incarcéré depuis 2011 à La Haye où il est poursuivi par la Cour Pénale Internationale, l'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo souhaite bénéficié d'une mise en liberté provisoire. Dans ce sens, Emmanuel Altit, avocat principal du célèbre prisonnier veut que les autorités ivoiriennes se prononcent sur la question, fait savoir L'Inter. « Libération provisoire de Gbagbo : Me Altit réclame la position de Ouattara », titre en manchette le journal. « Pour la première fois, dans une requête portant sur les conditions d'application des dispositions de l'article 58 (1) (b) et invitant la Chambre préliminaire I à «prononcer la mise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo», la Défense a invité les autorités ivoiriennes à se prononcer sur le cas de son client détenu à la prison de Scheveningen depuis le 30 novembre 2011. C'était le 26 février dernier, dans le cadre du cinquième réexamen de la détention de son client. «Puisque, la Chambre ne dispose d’aucun élément qui conforterait la vision du Procureur (maintenir Laurent Gbagbo en prison), alors, pourquoi ne se tournerait-elle pas vers les autorités ivoiriennes et ne leur demanderait-elle pas si la liberté provisoire du président Gbagbo constituerait de leur point de vue un risque, notamment parce qu’elle pourrait entraîner une éventuelle fuite ou une possible obstruction à l’enquête. Après tout, les autorités ivoiriennes disposent probablement de plus d’éléments concernant cette question que le Procureur», a demandé Me Altit, qui pense que la réaction d'Abidjan serait déterminante pour la suite du procès. ''Les conditions de l’article 58 (1) ne sont plus remplies par conséquent, il faut prononcer la mise en liberté provisoire du président Gbagbo.

A titre subsidiaire, il faut demander aux autorités ivoiriennes quelle est leur position concernant une éventuelle libération provisoire du président Gbagbo'', a écrit l'avocat de Gbagbo. Pour Me Altit, la réaction des autorités ivoiriennes ne devrait pas tarder puisqu'au cours d'une interview sur la chaîne BBC en août 2013, l'actuel Premier ministre, Daniel Kablan Duncan ne voit pas la libération du président Gbagbo comme une menace », écrit le quotidien.

De son côté, Le Quotidien d'Abidjan estime que le procès Gbagbo met à nu les insuffisances des preuves contre le fondateur du Front Populaire Ivoirien (FÎ). « Injustement détenu à La Haye : Gbagbo confond la CPI » , barre à sa Une le journal. Selon le quotidien, « Laurent Gbagbo est incarcéré à La Haye depuis novembre 2011. Mais depuis, l'accusation a de la peine à apporter les preuves à ses allégations. C'est que les preuves d'un Gbagbo homme de guerre n'existent vraiment pas. En revanche, foisonnent des actes d'un homme de paix résolument tourné vers le bien-être de ses concitoyens ».

Cacophonie à l'Université

La crise au sein des Universités publiques ivoiriennes se poursuit. Le débat qui a pour sujet principal le maintien ou non de la Police Universitaire. Cette question, selon Fraternité Matin, divise même les gouvernants. « Police universitaire. Bacongo/ Ramata Ly : désaccord total ! », s'exclame en manchette le journal. Le quotidien gouvernemental qui indique que le ministre de l'Enseignement supérieur, Cissé Bacongo a rejeté la décision du Conseil de l'Université qui a demandé le retrait de cette force de maintien de l'ordre livre le communiqué produit à cet effet par le collaborateur d'Alassane Ouattara au sein du gouvernement. « Aussi longtemps que ce contrat ne sera pas remis en cause par le gouvernement, seule la Simdci sera habilitée à rendre compte à l'Etat de Côte d'Ivoire en ce qui concerne la sécurité dans les Universités », indique le communiqué.

De son côté, Le Patriote croit savoir que toutes ces crises sont dues à la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (FESCI). « Retour de la violence sur les campus d'Abidjan : Qui veut réveiller le monstre FESCI ? », s'interroge à sa Une le journal. A en croire le journal, « il est clair que la Police Universitaire apparaît comme le bouc-émissaire tout trouvé pour détourner l'attention de l'opinion publique sur ce noir dessein. Celui que compromet si obstinément le projet du ''départ nouveau'' prôné par le ministre Cissé Bacongo, sous le bienveillant regard du président Alassane Ouattara (…) Nul n'est dupe, tout le tintamarre qui a cours en ce moment à l'université tire son origine de l'amertume des ex-barons de la FESCI face à la perte de leurs privilèges », commente le quotidien.

Abraham KOUASSI
Voir ses articles