Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour notre revue de la presse nationale. Nous parlerons ce mardi 25 février 2014 de la visite du Roi du Maroc à Abidjan ainsi que de la situation à l'ouest du pays et dans les universités publiques. Bonne lecture !
Ouverture du Forum ivoiro-marocain
Présent à Abidjan pour une visite de travail, le Roi du Maroc, Mohamed VI a présidé l'ouverture hier, d'un Forum économique ivoiro-marocain, indique Fraternité Matin. A cette occasion, indique le journal, le souverain chérifien a expliqué les raisons qui ont poussé à choisir Abidjan pour abriter cette rencontre. « Le Roi Mohamed VI : ''le choix de la Côte d'Ivoire n'est pas un hasard'' », titre à sa Une le journal. « L'organisation en Côte d'Ivoire d'un tel forum pour la première fois en dehors du royaume n'est pas un hasard (…) Ce choix est aussi une reconnaissance de l'importance de l'économie ivoirienne et notre confiance en son avenir », a déclaré Mohamed VI.
De son côté, Soir Info fait savoir que ce forum va offrir de nombreuses opportunités d'affaire à la Côte d'Ivoire. A en croire le quotidien, « Dix-huit (18) conventions représentant d’importants investissements, seront signées à l’occasion du forum ivoiro-marocain qui se tient à Abidjan (…) L’information a été donnée, lundi 24 février 2014, lors d’un point-presse, à Sofitel Hôtel Ivoire, par Meriem Bensalah-Chaqroune, présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (Cgem), le patronat marocain.'' On est dans une nouvelle dynamique pour développer le continent. 18 conventions vont être signées '', a dit Mme Bensalah-Chaqroune. Ces conventions touchent à de multiples secteurs : l’industrie, les transports, l’agroalimentaire, la santé…''On ne vient pas faire du Commerce. On vient investir '', a fait valoir Meriem Bensalah-Chaqroune. Pour bien montrer le vif intérêt des hommes d’affaires du Royaume vis-à-vis d’Abidjan, le chef du patronat marocain a signifié qu’en 2013, un tiers des investissements directs étrangers en Côte d’Ivoire, émanait du Maroc ».
Cependant, selon Le Quotidien d'Abidjan, cette visite du successeur d'Hassan II à Abidjan a des contours plus politiques qu'économiques. « Guerre de succession au chevet de Ouattara : Mohamed VI en pompier à Abidjan », barre à sa Une le journal. « le Roi du Maroc, Mohamed vi a foulé le sol ivoirien dimanche dernier pour une visite d'Etat de 4 jours (…) Depuis plus de deux semaines, la santé du chef de l'Etat polarise l'attention des Ivoiriens. Mais, il y a surtout les clans dans le camp présidentiel qui se battent déjà, au chevet d'Alassane Ouattara. Mohamed VI vient donc en pompier pour mettre en mouvement la Côte d'Ivoire tétanisée par la santé de son dirigeant (…) En effet, Mohamed VI serait venu jouer les pompiers dans la guerre de succession qui fait déjà rage entre les partisans. Vu les relations étroites entre Paris et Rabat, et si Mohamed VI était un émissaire de l'Elysée ? », écrit le quotidien.
Des arrestations opérées au sein de l'armée
48 heures après l'attaque de Grabo, l'heure est à présent aux enquêtes afin de débusquer les auteurs et complices de cette opération. Dans ce sens, Nord-Sud Quotidien fait savoir que des arrestations ont eu lieu à Abidjan. « Attaque de Grabo : des militaires arrêtés à Abidjan », barre le journal à sa Une. Selon le quotidien, « De sources militaires, les renseignements fournis par l'un des assaillants capturés après cette attaque ont conduit à l'interpellation de trois suspects dans trois différents camps militaires, ce lundi. Ils ont été mis aux arrêts par la Brigade de recherche. Le premier a été pris au 1er Bataillon de commandos parachutistes (BCP) d'Akouédo, le second à l'ancien camp d'Akouédo et le troisièle à la Marine nationale (….) Celui qui les a cités et qui avait participé au siège de Grabo serait un ancien élément de l'ex-Groupement patriotique pour la paix (GPP) », renseigne le journal.
Dans le même sens, L'Inter relève qu'il y a eu d'autres arrestations hier, dans la ville de l'ouest ivoirien. « 48 h après l'attaque : de nouvelles arrestations hier, à Grabo », peut-on lire à la Une du journal. « Au lendemain de l'attaque, l'opération de ratissage menée par les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) et les soldats de l'Onuci s'est soldée par l'arrestation de dix autres assaillants, dont des jeunes Ivoiriens. A en croire certaines sources dignes de foi, les assaillants cuisinés à la suite de leur arrestation, auraient fait des révélations. Ces hommes armés, pour la plupart des jeunes désoeuvrés, auraient indiqué avoir été recrutés à Abidjan et conduits dans le village de Fêtè, dans le cadre d'une mission dont ils ignoraient la nature. C'est sur place que, dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 février à 1heure du matin, qu'ils seront situés sur l'objet de la mission. Il s'agissait pour ces jeunes gens de perpétrer, à nouveau, des attaques dans cette zone du pays qui n'a que trop souffert de la crise et ses effets collatéraux, dans le seul but de troubler la relative paix qui tend à s'y installer. En contrepartie, ils verraient au terme de l'opération, leurs conditions de vie améliorées. Ces jeunes auraient par ailleurs noté que leurs mandants proféraient des menaces contre eux, au cas où ils refuseraient d'exécuter la mission. Ils n'ont eu alors d'autres choix que de mener cette expédition qui a coûté la vie à au moins six personnes », écrit le journal.
Quant à Lg Infos, il croit savoir que la situation à Grabo n'est pas encore totalement calme. « bruits de bottes à l'ouest : des tirs encore entendus, hier », titre en manchette le journal. « Le calme signal en fin de matinée du dimanche 23 février dernier, après l'attaque meurtrière survenue dans la localité de Grabo n'était que précaire (…) toute la nuit, plusieurs témoins ont affirmé la reprise des tirs, hier matin dans la ville. Mais, ajoutent les sources, les assaillants qui voulaient reprendre le contrôle de Grabo ont été très vite neutralisés par les Forces de Défense et de sécurité venues massivement en renfort depuis San Pedro (…) La reprise des tirs est intervenue au moment où les autorités ivoirienne disent maitriser la situation sécuritaire dans la zone frontalière ivoiro-libérienne », commente le quotidien.
Wattao s'invite à l'Université
La crise au sein de l'Université Félix Houphouet-Boigny de Cocody se poursuit. Hier, nous apprend Soir Info, les cours ont été paralysés. « Hier, à Abidjan : les étudiants délogés à l'Université FHB », titre en manchette le journal. Selon le quotidien, « L’Université Félix Houphouët-Boigny (Ufhb) de Cocody a entamé sa deuxième semaine de turbulence hier lundi 24 février 2014, avec la perturbation des cours sur l’ensemble des Unités de formation et de recherche (Ufr). C’est que tôt ce lundi, les associations et fédérations estudiantines ont non seulement bloqué l’accès de l’Ufhb aux étudiants, mais elles ont surtout délogé ceux qui y étaient déjà pour les premiers cours (…) Un meeting improvisé par les responsables de ces associations ou fédérations, a été mis à profit pour dénoncer une semaine folle au cours de laquelle plusieurs étudiants ont été blessés dans des affrontements avec des policiers universitaires. ''Compte tenu de la difficile cohabitation, nous demandons le départ ou la dissolution de la Police universitaire. Auquel cas, il n’y aura plus de cours sur les différentes universités publiques de Côte d’Ivoire '', ont-ils averti, écrit le journal.
Quant à Le Patriote, il met en avant le rôle joué par Issiaka Ouattara dit Wattao dans cette crise. « L'Université Félix Houphouet-Boigny paralysée hier : Wattao en pompier », livre à sa Une le journal. « Le chef des opérations du CCDO s'est rendu sur le campus. Il a tenté de ramener le calme en invitant les étudiants à regagner les ''amphis'' et ''salles de TD'' (…) En tout cas, le chef des opérations du CCDO a promis s'impliquer davantage dans ce dossier pour que le calme revienne sur le campus », indique le quotidien.