Politique nationale

la température est montée à Yopougon et dans l'ouest

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Revue de presse

Bonjour amis lecteurs de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour notre quotidienne revue de la presse nationale. Trois sujets sont à notre menu de ce lundi 24 février 2014. La rentrée politique du Front Populaire Ivoirien (FPI), la visite du Roi du Maroc en Côte d'Ivoire ainsi que la situation sécuritaire à l'ouest du pays. Bonne lecture !

Le FPI en meeting à Yopougon

Au lendemain de la fin de sa convention , le Front Populaire Ivoirien (FPI) a organisé sa rentrée politique à Yopougon considéré comme un fief historique de l'ancien parti au pouvoir, nous indique Notre Voie. « Rentrée politique du FPI à Yopougon : la démonstration de force ! », s'exclame à sa Une le journal. « Le FPI est de retour. Sa rentrée politique tenue hier, à la Place Ficgayo de Yopougon, a donné lieu à une véritable démonstration de force de ses militants et sympathisants. Ils étaient des milliers d'hommes, de femmes, de jeunes et des personnes du 3è âge, qui ont fait le déplacement en ce grand lieu de rassemblement et de grande réjouissance. On ne saurait dire avec exactitude combien ils étaient à la place Ficgayo. Tellement les ge,s sont sortis nombreux pour venir communier avec la direction du parti de Laurent Gbagbo avec, à sa tête, Pascal Affi N'Guessan », relate le quotidien.

De son côté, Soir Info met en avant le commentaire fait par le président du FPI sur la question de la libération de Laurent Gbagbo. « Situation politique en Côte d'Ivoire. Affi à Yopougon : ''Ils ont peur de libérer Gbagbo'' », peut-on lire en manchette du journal. « Ils ont peur de le libérer parce qu'ils ont peur de nous (…) Ils ont peur de le libérer parce qu'ils ont peur de perdre la face. Voici les deux raisons pour lesquelles Laurent Gbagbo est encore à La Haye : la honte et la peur. Mais, c'est nous, encore une fois, qui devons les aider à lever la honte et la peur. La façon de les aider à lever la peur, c'est de leur dire que nous sommes des hommes de paix, de dialogue et de négociation », a déclaré l'ex-Premier ministre.

Pour sa part, l'Expression se penche sur la mobilisation des militants du FPI pour cet événement que le journal juge décevante. « Meeting à Yopougon : la place Ficgayo trop grande pour Affi N'Guessan », titre en manchette le quotidien. A en croire L'Expression, « plus besoin de s'y attarder. Le FPI n'est plus suivi par ses militants. La rentrée politique du parti fondé par Laurent Gbagbo hier dans la commune du maire Kafana Koné, a encore confirmé cette thèse. L'espace Ficgayo réputé pour les grandes manifestations a en vain attendu de recevoir son grand monde habituel. Préviu pour 10h, c'est à 13h 49 que le meeting démarre. On n'avait pas besoin de fournir de gros efforts pour savoir le retard du démarrage de cette rencontre. Visiblement, l'absence des militants sur le lieu de la manifestation explique ce moment choisi par le président du FPI », écrit le journal.

Grabo attaquée, hier

Après plusieurs mois d'accalmie, les armes ont une fois de plus parlé dans l'ouest du pays, plus précisément dans la ville de Grabo, fait savoir Soir Info. « Situation sécuritaire au sud-ouest de la Côte d'Ivoire : la ville de Grabo et des villages attaqués par des assaillants », barre à sa Une le journal. « Cinq (5) morts dont quatre (4) éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci). Un élément Frci blessé, un assaillant tué, quatre autres arrêtés. C’est le bilan d’une attaque meurtrière menée, dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 février 2014, par un groupe d’individus lourdement armés, selon des sources policières et militaires sur place. n provenance du Liberia voisin, ces assaillants ont traversé les villages de Fêtai et de Soko, frontaliers du Liberia avant de lancer l’assaut sur un poste des Frci, tuant sur le coup un des éléments. La sous-préfecture de Grabo est à 70km de Tabou. Les premiers coups de feu ont été entendus aux environs de 1h du matin. Très vite, sans réelle résistance en face, les assaillants ont pris le contrôle du corridor avant de foncer sur la ville de Grabo, selon des témoins directs. Les assaillants ont assiégé la ville qu’ils ont tenu pendant toute la matinée, avant d’en être délogés. '' La situation est sous contrôle. Nous avons fait un mort dans leurs rangs et arrêté trois d’entre-eux. Ils sont venus du Liberia '', nous a confié, sous le couvert de l’anonymat, un officier des Frci que nous avons joint par téléphone sur place. ''On s’est réveillé avec des tirs '', a indiqué le sous-préfet de Grabo, Traoré Djibril, joint par téléphone par l’AIP depuis Tabou, précisant que cet assaut a obligé les populations locales à se terrer chez elles, pour certaines, ou à se réfugier à divers endroits de la ville, pour d’autres. Les populations apeurées par les tirs nourris et ignorant ce qui se passait réellement, sont restées barricadées chez elles jusqu'à hier dimanche à 11h », explique le journal.

Pour sa part, Le Temps situe cette attaque du côté du poste de gendarmerie de la ville. « Tabou, la gendarmerie de Grabo attaquée », titre en manchette le journal qui fait savoir que, « des hommes puissamment armés ont attaqué dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 février 2014 et cela, aux environs de deux heurs du matin la brigade de gendarmerie de Grabopetie, ville située dans le sud-ouest de la Côte d'Ivoire. Selon des sources concordantes, 4 militaires FRCI et deux assaillants ont été abattus au cours de cet affrontement ».

Mohamed VI à Abidjan

Le Roi du Maroc, Mohamed VI est arrivé hier, dimanche à Abidjan pour une visite de travail, indique Le Patriote. « Visite de travail du Roi du Maroc en Côte d'Ivoire : Mohamed VI accueilli dans la liesse populaire », titre en manchette le journal qui indique que, « le Roi du Maroc a été accueilli hier en fanfare à l'aéroport international Félix Houphouet-Boigny (…) le séjour du Roi chérifien se poursuit jusqu'au 27 février ».

Quant à Notre Voie, il indique qu'à son arrivée, « il n' y a pas eu d'exécution des hymnes nationaux comme ce fut le cas lors de sa dernière visite ». Le journal ajoute "qu' Alassane Ouattara était physiquement absent mais présent sur les images. Selon le programme officiel, Mohamed VI quitte Abidjan, le jeudi"

Abraham KOUASSI
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