Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. C'est avec plaisir que nous vous retrouvons pour notre revue de la presse nationale. Nous parlerons ce mercredi 19 février 2014 de la santé du Président de la République ainsi que de l’actualité au sein de l'opposition ivoirienne. Bonne lecture !
On se bat autour de Ouattara
L'absence d'Alassane Ouattara de Côte d'Ivoire pour raison médicale a toujours les faveurs des commentaires de la presse ivoirienne. Dans ce sens, Notre Voie choisit de se pencher, déjà, sur la question de la succession du président ivoirien en livrant des informations sur les ambitions, du président de l'Assemblée nationale et dauphin constitutionnel, Guillaume Soro. « Alassane Ouattara est malade : Soro se prépare-t-il à prendre le pouvoir ? », s'interroge le journal à sa Une. « Les internautes, au-delà une bonne partie des Ivoiriens, ne cessent de s'interroger sur les changements intervenus sur le site du président de l'Assemblée nationale. Depuis hier, la page de garde de www.guillaumesoro.ci, le site officiel du numéro 2 du régime Ouattara, vous accueille avec les notes de l'Abidjanaise, l'hymne national de la Côte d'Ivoire qui joue en continue. Sur ce fond musical, défilent les images de Guillaume Soro en compagnie de certains chefs d'État africains (…) L'on interprète cela comme une traduction de la volonté du président de l'Assemblée nationale de préparer les esprits à sa prochaine prise de pouvoir dans un contexte où les rumeurs les plus folles fusent sur la santé du chef de l'État (…) Autre fait qui trouble le sommeil des uns et des autres, la sortie de Sylvie Tagro, la femme de Guillaume Soro. En fin de semaine dernière, elle a visité les populations de sa ville natale, Daloa, à qui elle a fait d'importants dons. Jusque-là, elle était restée loin des caméras », analyse le quotidien.
De son côté, Soir Info donne des informations sur la question technique de la gestion de l'État en l'absence du numéro 1 ivoirien. « Absence prolongée du président Ouattara : voici ceux qui tiennent le pays », peut-on lire à la Une du journal. « Aujourd'hui, le pays est tenu, de diverses manières, par des hommes liges à qui, soit la Constitution donne des prérogatives, soit qui font partie du ''bois sacré'' ou du dernier carré du numéro 1 ivoirien. Ces personnalités, a divers degrés, surveillent comme le lait sur le feu, la République, et veillent à sa bonne gestion. Au regard donc de la constitution notamment l'article 53 alinéa 2, le premier ministre, chef du Gouvernement, supplée le chef de l'État qui est ''hors du territoire national''.
Ainsi, le conseil de gouvernement continue d'être présidé par Daniel Kablan Duncan qui coordonne les activités de son équipe (…) En revanche, Amadou Gon Coulibaly, ministre d'État et Secrétaire général de la Présidence de la République, est un homme de confiance d'Alassane Ouattara. A la Présidence de la République, tout ou presque passe par celui que les partisans du parti au pouvoir, appellent ''le Lion''. Amadou Gon est quasiment un supra conseiller du Président ivoirien. Tous les dossiers chauds de la République, passent entre ses mains (…) Un autre personnage incontournable dans le système Ouattara, Hamed Bakayoko, le ministre d'État, ministre de la sécurité et de l'intérieur. Celui que ses fans appellent le ''Golden Boy'', est perçu comme ''le fils'' d'Alassane Ouattara. Très proche de la famille présidentielle, Hamed Bakayoko jouit d'une très grande estime du chef de l'État ivoirien. Dévoué à la tâche, il est pour Alassane Ouattara, un pilier fondamental dans le maintien de l'équilibre de son régime (…) Dans le même ordre d'idée, le Président de l'Assemblée nationale, Guillaume Kigbafory Soro, fait partie des accoudoirs d'Alassane Ouattara. Le dauphin constitutionnel qu'il est au regard de l'article 40 (en cas de vacance de la Présidence de la République par décès, démission, empêchement absolu), a, lui aussi, l'estime du chef de l'État qui le consulte énormément pour la prise des grandes décisions », fait notamment savoir le quotidien.
De son côté, Le Patriote s'intéresse aux problèmes suscités par cette absence d'Alassane Ouattara lors de la dernière session parlementaire. A cette session, des députés issus du Parti Démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), ont exigé la signature du chef de l'État avant tous travaux, non sans soulever la question de sa suppléance. « Session extraordinaire de l'Assemblée nationale, débat autour de la signature du Président de la République : PDCI, ça manque de morale et de décence ! », s'exclame à sa Une le journal qui écrit que, « Disons-le tout net. Le débat qui a éclaté avant-hier à l'Hémicycle lors de la première session extraordinaire de l'année 2014, a laissé échapper de l'importante bâtisse du Plateau, des émanations pour le moins fétides (…) Pourquoi cette danse macabre autour d'un homme dont on n'est pas en possession du certificat de décès ? Le PDCI est-il un allié du RDR ou un vautour, Il est peut-être temps pour les hommes de la rue Lepic de tirer les leçons de cette coalition en trompe-l'oeil, qui peut jouer de bien de mauvais tours ».
On s'active autour de Gbagbo
Le procès de Laurent Gbagbo à la Cour Pénale Internationale (CPI), pourrait prendre une autre allure avec l'entrée en jeu d'autres éléments à charge contre l'ex-président ivoirien, fait savoir L'Inter. « Cour Pénal Internationale : Amon Tanoh et Bensouda verrouillent le dossier Gbagbo », livre le journal à sa Une. « Cette fois, Fatou Bensouda s'est donnée les moyens de mettre toutes les chances de son côté. Tirant les leçons de la déconvenue subie à l'audience de confirmation des charges, qui s'est tenue le 3 juin 2013, elle avait dépêché une équipe d'enquêteurs à Abidja. Laquelle s'est attelée à collecter de nouvelles preuves. Les émissaires de la procureure ont, à cet effet, bénéficié de l'appui d'éminents fonctionnaires du palais présidentiel, au nombre desquels Marcel Amon Tanoh, le directeur de cabinet d'Alassane Ouattara. Selon le site d'information de Jeune Afrique, qui a rapporté l'information hier, il aurait joué un rôle majeur dans la collecte de pièces visant à bétonner le dossier de Bensouda. « L'équipe formée à Abidjan autour de Marcel Amon-Tanoh, directeur de cabinet du président Ouattara, a aidé les enquêteurs à réunir de nouvelles preuves matérielles, à obtenir de nouveaux témoignages », révèle en effet le confrère. Au nombre de ces preuves visant à accabler l'ex-chef de l'État, des témoignages d'ex-militaires directement impliqués dans la bataille post-électorale et de nouveaux films sur des scènes de crimes. .'' C'est du 60 % pour nous, contre 40 % pour nos adversaires'', se réjouit déjà l'un des avocats de l'État de Côte d'Ivoire, cité par Jeune Afrique. », explique le quotidien.
Sur la question du procès de Laurent Gbagbo, un de ses ex-ministres, Alphonse Douati est certain de sa libération, nous indique Le Temps. « Convention du FPI, le ministre Douati sonne la charge : ''le président Gbagbo est en route'' », peut-on lire en manchette du journal. « Pour la reconstruction, il faut que Gbagbo sorte. Mieux, nous avons la conviction que le Président Laurent Gbagbo est en route pour la Côte d'Ivoire pour permettre à la réconciliation de se réaliser et pour ressouder les morceaux du pays (…) Son retour en Côte d'Ivoire n'est qu'une question de temps. Et, très bientôt, nous nous mobiliserons pour l’accueillir », déclare l'ex-ministre.