Bonjour amis lecteurs de Linfodrome.com. C'est avec grand plaisir que nous vous retrouvons pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Deux sujets vont meubler notre tour d'horizon de ce mardi 18 février 2014. L'état de santé d'Alassane Ouattara ainsi que la tournée d'Affi N'guessan bonne lecture.
Dominique Ouattara donnes des nouvelles
10 jours après l' opération de son mari d'une sciatique en France, Dominique Ouattara, épouse du président ivoirien a donné des nouvelles de son époux, fait savoir Soir Info. « Intervention chirurgicale du Président de la République : Dominique Ouattara sort de son silence », barre le journal à sa Une. « Lundi 17 février 2014, sur sa page facebook « page officielle », Dominique Ouattara, première dame de Côte d’Ivoire, a fait un post rassurant sur l’état de santé de son époux de chef d’Etat. « ''Je voudrais vous remercier sincèrement pour tous les messages d'encouragement et de soutien que vous nous avez envoyés à l'occasion de l'opération de mon cher époux. Il va beaucoup mieux et a recommencé à marcher. J'en suis très heureuse car il souffrait beaucoup de sa sciatique '', écrit Dominique Ouattara, fondatrice de l’Organisation non gouvernementale Children of Africa. Son post se termine comme il commence : par un mot de remerciement. C’est la première fois depuis l’intervention chirurgicale pratiquée sur son époux que Dominique Ouattara fait une déclaration publique. De bonne source, elle n’a pas quitté son mari depuis les événements liés à sa santé, lui apportant assistance et affection. Sa déclaration sur le réseau social « facebook » intervient dans la foulée de révélations du panafricain Jeune Afrique, lequel, dans sa dernière livraison, revient sur les détails de l’opération du numéro 1 ivoirien », fait savoir le quotidien.
A contrario de la sortie de Dominique Ouattara, Lg Infos se montre moins rassurant sur l'état de santé du numéro un ivoirien. « Santé de Ouattara/ Après les révélations de Jeune Afrique : ces signes cliniques qui inquiètent », peut-on lire à la Une du journal. A en croire le quotidien, « Si Jeune Afrique savait ! Loin de rassurer les Ivoiriens qui ont les oreilles tendues vers Paris, les informations relayées par le confrère le week-end dernier sur l'état de santé d'Alassane Ouattara les ont plutôt plongés dans une profonde inquiétude. En raison non seulement de la nature complexe de l'intervention chirurgicale qu'a subie le chef de l'Etat, mais aussi de ses conséquences sur le patient, qui ici se trouve être le numéro 1 ivoirien, Alassane Ouattara agé de 72 ans. En effet, l'opération de la sténose du canal lombaire n'est pas une mince affaire. Elle fait appelle à beaucoup de dextérité (…) Point n'est besoin de sortir du canal de Jupiter pour comprendre que la sténose du canal lombaire dont souffrait Alassane Ouattara n'était guère une pathologie relativement banale et sans gravité ».
Pour sa part, Nord-Sud Quotidien choisit de s'intéresser aux conséquences de cette absence du chef de l'Etat. « Examen de projets de loi : les députés exigent la signature de Ouattara, la séance fortement perturbée hier », livre à sa Une le journal. « Les députés ont dénoncé hier, ce qu'ils considèrent comme une légèreté. Les neufs projets de loi soumis à leur appréciation, à l'ouverture de la première session extraordinaire de l'année à hémicycle, à Abidjan-Plateau ne portaient pas la signature du Président de la République. C'est le député kramo qui plante le décor en traduisant l'indignation des représentants du peuple, après que la vice-présidente de l'Assemblée nationale a déclaré ouverte la séance. ''La représentation nationale se sent saisie de textes officieux'', martèle le député.''Les neufs projets de loi mis à notre disposition, regrette-t-il sous l'ovation de ses collègues, ne portent pas la signature du Président de la République. La seule mention de son nom au bas du texte ne saurait en justifier la provenance'' », écrit le journal qui indique qu'après des débats houleux, les députés ont souhaité que « l'ensemble des textes soient soumis effectivement au Président de la République ».
Affi charge Ouattara, encore
En tournée de mobilisation dans le District d'Abidjan, le président du Front Populaire ivoirien (FPI), Pascal affi N'Guessan a animé un meeting hier, à Adjamé, indique Notre Voie. Le journal fait savoir que selon le patron du FPI, son parti a obtenu la victoire sur ses adversaires. « Affi N'Guessan à Adjamé, hier : ''notre résistance a vaincu nos oppresseurs'' », peut-on lire en manchette du journal. « le président du FPI, l'ex-Premier ministre, Pascal Affi N'Guessan s'est réjoui hier, du combat mené par les militants de son parti malgré la dictature érigée en programme de gouvernement par le régime Ouattara depuis la fin de la crise post-électorale. ''Ceux qui nous ont opprimés et malmenés ont été vaincus. Le métier de dictateur est très difficile, ils ont cru nous avoir à l'usure or, notre énergie vient du ciel'', a-t-il indiqué », écrit le quotidien.
Quant à L'Expression, il voit dans les propos tenus par Affi à Adjamé une reculade. « FPI : les dangers qui guettent Affi. Il baisse le ton à Adjamé », titre en manchette le journal. « Le patron du FPI n'a pas eu le verbe haut, hier à son meeting à Adjamé. Pascal Affi N'Guessan a parlé de réconciliation, condition sine qua none selon lui pour permettre à l'argent de circuler. Le président du ''Front'' propose que les leaders politiques fassent le premier pas pour ressouder le tissu social », écrit le quotidien.
De son côté, Soir Info met en exergue un message envoyé par le patron du FPI au régime ivoirien. « En meeting, hier, à Adjamé, Affi N'guessan au régime : ''si vous êtes fatigués, donnez-nous le pouvoir'' », écrit le journal en manchette. « Le président du Front populaire ivoirien (Fpi), Pascal Affi N'guessan, a demandé au parti au pouvoir de céder la gestion de l'État s'il se sent ''fatigué''. Il entretenait ses militants, lundi 17 février 2014, à Adjamé. ''Le pays est bloqué. Et puis, ils sont assis-là. Tout ce qu'ils savent faire, c'est d'attraper les gens pour les mettre en prison. Michel Gbagbo va en France, on l'attrape et aujourd'hui, on le libère. C'est pour cela, je leur dis que nous, on voulait attendre 2015 pour récupérer le pouvoir. Mais, s'ils sont fatigués, qu'ils nous donnent (le pouvoir), on va redresser le pays. Qu'ils nous donnent maintenant. En même temps est mieux '', a lancé Pascal Affi N'Guessan sous les acclamations de la foule. ''S'il n'y a pas de réconciliation, il n'y a pas la paix. L'argent ne circule pas. Ceux qui vont au marché, ils ne vont pas avoir l'argent. Ceux qui vendent leurs produits agricoles ne vont pas avoir l'argent. A l’hôpital, les soins vont coûter chers. Au marché, ça va coûter cher. On ne va pas avoir du travail parce qu'il n'y a pas l'argent pour payer les entreprises. Les jeunes sont bloqués. Les paysans sont bloqués. Les transporteurs sont bloqués. Les commerçants sont bloqués '', avait-il dit auparavant. L'ex-Premier ministre de Laurent Gbagbo de demander à ses militants d'être confiants », fait savoir le quotidien.