Côte d'Ivoire

Le front politique s'échauffe, un danger s'annonce

Publié le Modifié le
le-front-politique-s-echauffe-un-danger-s-annonce
Revue de presse

Nous vous adressons nos salutations, chers amis lecteurs de linfodrome. Ce samedi 15 février 2014, la revue de presse aujourd'hui, ce sont comme suejts : la situation politico-judiciaire, sécuritaire et le meeting du FPI. Bonne lecture à tous et bon week-end !

Meeting de Affi N'guessan

Le président du Front Populaire Ivoirien (FPI) Pascal Affi N'guessan était en meeting, hier vendredi, à Koumassi. Il débutait ainsi sa tournée dans le District d'Abidjan. Alors Le Temps titre à la Une, « Affi commence fort à Koumassi ». Il montre les images d'une « forte mobilisation » et écrit que Affi monte en puissance. À ses partisans, il a dit « le temps de la peur est finie. Nous sommes dans le temps de l'espérance. La victoire marche vers nous. Elle est inévitable. La vérité est en train de triompher. Nous allons reconquérir le pouvoir pour restaurer la Côte d'Ivoire. Nous sommes débout ». L'inter a relevé que, au cours de son metting, Affi a déclaré que « la Côte d'ivoire a besoin de Gbagbo pour guérir. Car il est au centre de la Côte d'Ivoire. Tous les Ivoiriens doivent comprendre cela». Quant à la maladie de Ouattara, il dira « faire la dictature est un métier difficile, et quand tu ne sais pas le faire, elle occasionne la maladie ». Mais L'Expression écrit que « Affi échoue à Koumassi », parce que, dit-il, « la mobilisation était largement en dessous de l'attente des populations ». Aussi, a-t-il indiqué que le président du FPI a dit des méchancetés à l'endroit de l'état de Ouattara. « Faire la dictature est un métier difficile. Si tu ne sais pas le faire, et que tu trimbales les autres par ci et par là, tu tombes malade. Et comme Dieu dit de prier pour tous les malades, nous allons prier pour tous les malades... ». Le Patriote, quant à lui, a mis en exergue le côté réconciliateur du message d'Affi. « Nous sommes condamnés à nous réconcilier, pour faire la paix. Sans cela, nous ne serons jamais une Nation », a-t-il affirmé. Cependant à la Une du journal, il écrit plutôt : « Affi aux autorités : écoutez les pleurs du FPI ». A côté de cette situation, Mamadou Kouibaly de LIDER prévient contre des risques de nouvelles instabilités qui résulteraient de l'arrangement politique entre Ouattara et Bédié qui veulent modifier la constitution en faveur de leur parti respectif, d'après une interview à Soir Info.

situation judiciaire

A la Cour Pénale Internationale (CPI), les juges ont rejeté des requêtes de Me Altit, le principal avocat de Gbagbo. L'Expression rapporte qu'il lui est refusé la nomination d'un expert relativement à un rapport balistique invoqué par le procureur, de même que celle d'un expert en ce qui concerne les vidéos invoquées par l'accusation. Et bien d'autres demandes auxquelles la chambre préliminaire s'est opposée. Sur ce sujet, Le Temps note que « la CPI s'embrouille et refuse l'enquête des experts ». Face au rejet des requêtes d'Altit, le journal se demande si la CPI veut-elle réellement l'éclatement de la vérité. Car, il n'y a que les experts en balistiques et en authentification des vidéos pour faire éclater la vérité, soutient-il. En Cote d'Ivoire, le fils de l'ex-chef d'État ivoirien est interdit de sortir du pays. Dans un communiqué lu sur la télévision nationale, la justice ivoirienne refuse à Michel Gbagbo le droit de sortir du pays, parce qu'il est en liberté provisoire. Ce dernier qui voulait s'envoler pour la France en vue de répondre à une convocation de la justice française a été, selon Notre Voie, enlevé et conduit à la DST. Il a été arrêté par des agents de cette unité à l'aéroport international FHB d'Abidjan, alors qu'il s'apprêtait à embarquer dans l'avion. Son avocat, Me Rodrique Dadjé, a déploré ce fait. Car « Michel n'est frappé d'aucune interdiction de sortie. C'est donc un abus », a-t-il dénoncé. Tous les journaux ont titré sur ce fait.

Situation sécuritaire

« La France renforce son dispositif militaire à Abidjan », est le titre à la Une de Révélation. Il tient cette information d'un article sur le site du quotidien français la Nouvelle République, d'il y a quelques jours, qui dit « Samedi prochain, (aujourd'hui), c'est un escadron de 120 hommes qui partiront de Poitiers pour la Côte d'Ivoire, dans le cadre du soutien des forces de l'ONU et de la protection des ressortissants français et étrangers... ». L'arrivée de ces soldats inquiète le journal ivoirien qui demande s'il y a péril en Côte d'Ivoire. « Que craint la France? », interroge t-il. Si c'est pour parer à une éventuelle menace, eh bien, les Ivoiriens pourront certainement compter sur son armée qui vient d'enregistrer 250 gendarmes commandos, à qui les attributs ont été remis hier, au camp de gendarmerie d'Agban. Le Patriote s'en rejouit. Des ex-combattants ont fait parler encore d'eux. Enrôler dans l'administration, aux service des Impôts, 390 anciens combattants des Forces Nouvelles grognent, fait savoir L'inter. Ils se plaignent de travailler dans des conditions précaires, sas numéro matricule. Ils ont donc interpellé le chef de l'État Alassane Ouattara et Soro Guillaume

César DJEDJE MEL
Voir ses articles