Politique nationale

Des détails sur le mal de Ouattara, sa succession fait débat

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Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour notre revue de la presse nationale. Deux sujets sont au menu ce lundi 10 février 2014. L'état de santé du Président de la République ainsi que la situation sécuritaire en Côte d'Ivoire. Bonne lecture !

Ouattara opéré à Paris

Le Président de la République de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara a été opéré à Paris d'une sciatique où il est toujours hospitalisé, nous apprend Soir Info. « Dernière heure : le président Ouattara hospitalisé à Paris », peut-on lire en manchette du journal. Selon le quotidien, « Le président de la République, Alassane Ouattara, vient de subir une opération chirurgicale à Paris (France) où il séjournait depuis quelques jours. C'est ce qui ressort d'un communiqué de la présidence de la République, diffusé sur la première chaîne de la Télévision ivoirienne, au journal de 20h, hier, dimanche 9 février 2014. Selon ce communiqué très bref, du reste, l'intervention chirurgicale était liée à une sciatique ( La sciatique est une douleur infernale liée à la compression des racines nerveuses de la colonne vertébrale : Ndlr) et qu'elle s'est bien déroulée. Le chef de l’État, indique le message diffusé, se porte bien et regagnera Abidjan, après le moment de repos que nécessite son état. De fait, selon nos sources, c'est hier que le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara devrait regagner son pays. Mais, quelques ennuis de santé l'ont maintenu à Paris. Inquiets, plusieurs de ses proches, avons-nous appris, ont fait le déplacement sur Paris ».

De son côté, Le Patriote se veut plus rassurant sur la santé du numéro un ivoirien. « Contrairement aux rumeurs fantaisistes sur son état de santé : Ouattara va bien », barre le journal à sa Une. « De folles rumeurs ont circulé sur l'état de santé du Président de la République. Des esprits malveillants qui n'ont jamais rêvé que de ce cas de figure sont allés jusqu'à distiller des nouvelles faisant état du pire (…) Eh bien, les choses sont désormais claires : Alassane Ouattara se porte bien, voire même très bien si on en croit à certaines informations de son entourage (…) il devrait regagner Abidjan dans le courant de cette semaine. Voilà qui met fin à toutes les rumeurs et qui rassure la grande majorité des Ivoiriens », commente le quotidien.

Quant à , L'Expression met en exergue l'attitude transparente de la Présidence de la République. « Ce communiqué vient mettre fin aux spéculations sur l'état de santé du chef de l'exécutif ivoirien. C'est la première fois qu'un communiqué rend public l'état de santé d'un chef d'Etat ivoirien. Depuis Houphouet-Boigny, le silence a toujours entouré les soins subis par les dirigeants ivoiriens. Ce qui a contribué à alimenter les rumeurs sur les bords de la laugne Ebrié », écrit le journal.

Pour sa part, Notre Voie se projette déjà dans ''l'après-Ouattara''. « Ouattara bel et bien malade : la guerre de succession fait déjà rage », peut-on lire à la Une du journal. « Dans son édition à paraître ce lundi sur le continent, l'hebdomadaire Jeune Afrique met les pieds dans le plat en évoquant la guerre de succession qui fait rage autour d'Alassane Dramane Ouattara. Les appétits s'aiguisent à en croire cette publication parisienne. J.A s'intéresse à la création d'un poste de vice-présidence que veut initier le régime Ouattara. Un projet qui ne serait pas vu d'un bon œil par certaines personnes dans l'entourage d'Alassane Ouattara. Notamment, Guillaume Soro », fait savoir le quotidien.

Ce qui s'est passé à Noé

Le bureau des Douanes ivoiriennes du poste frontière de Noé a été attaqué vendredi dernier apprend Soir Info qui donne des détails sur cette opération. « Violente attaque à Noé : Toute la vérité sur l'assaut, ceux qui étaient derrière », livre le journal à sa Une. Selon le quotidien, « la thèse d’un « règlement de compte » entre des gros bonnets du trafic dans cette zone, est sur toutes les lèvres. Car, en faite d’attaque, il n’en était rien, selon des sources jointes sur place. Il s’agissait d’une manœuvre d’intimidation opérée par des hommes en treillis militaires visant à faire passer de force leurs marchandises (…) De fait, depuis la mesure d’interdiction d’importation de produits prohibés, les hommes du Colonel Issa Coulibaly ( Dg des douanes) sont résolus à appliquer à la lettre, les décisions venues de la hiérarchie. C’est très souvent que les soldats de l’économie ivoirienne exerçant dans cette sphère frontalière, sont l’objet de pression et sont la cible d’attaque de la part d’hommes en tenues militaires, très souvent armés conséquemment pour faire respecter leur volonté. Les événements qui ont eu cours dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 février 2014, s’inscrivent dans le même schéma et la même logique. Des militaires impliqués dans ces trafics, et qui ont l’habitude de convoyer des marchandises du Ghana vers Abidjan, ont voulu « casser » la résistance des douaniers en lâchant des rafales d’armes automatiques », explique le journal.

Pour sa part, Le Temps attribue cette attaque aux hommes du régime Ouattara. « Après l'attaque de Noé : la vérité que cache le régime », titre en manchette le quotidien. « En clair, il s'agit d'une auto-attaque qui dévoile l'image d'une armée encore défigurée. Selon des versions concordantes, tout serait parti d'un contrôle au poste douanier de Noé des FRCI qui détiendraient illégalement des produits cosmétiques, des vêtements, des appareils électro-ménagers... Comme quoi, la Côte d'Ivoire de Ouattara est devenue plus affairiste qu'elle se tire les balles dans ses pieds », écrit le quotidien.

L'Inter de son côté, s'intéresse à la Réforme du secteur de sécurité, critiqué par le Font Populaire Ivoirien (FPI). « Réforme du secteur de la Sécurité, le FPI accuse : ''Ouattara veut créer une milice'' », peut-on lire en manchette du journal. « ''Le Front Populaire Ivoirien note que le pouvoir en place, en initiant ces séminaires dans un cadre consensuel, répond à un souci caché de mise en place de sa propre milice en vue d'une conservation du pouvoir d'Etat'', a craché Michel Amani N'Guessan », indique le quotidien.

Abraham KOUASSI
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