Politique nationale

Simone Gbagbo croise les doigts, Bakayoko s'accroche

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Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. C'est avec plaisir que nous vous retrouvons pour notre quotidienne revue de la presse nationale. Deux sujets au menu ce mercredi 5 février 2014. L'audition de Simone Gbagbo à Odienné ainsi que de l'élection présidentielle de 2015.

Simone Gbagbo ''cuisinée ''

Détenue à Odienné depuis la fin de la crise post-électorale en 2011, Simone Gbagbo, épouse de l'ancien président ivoirien a été entendue hier, mardi par les autorités judiciares, fait savoir Soir Info. « Hier, à Odienné : Mme Gbagbo entendue pendant plus de 5 heurs », titre en manchette le journal. « L’audition sur le fond de l’ex-première dame Simone Ehivet Gbagbo, suspectée de crimes lors de la crise post-électorale, a repris, le mardi 4 février 2014, dans sa résidence surveillée d’Odienné. Une équipe du tribunal d’Abidjan-Plateau amenée par le procureur Adou Richard et le doyen des juges d’instruction, a entendu l’épouse de l’ex-président, dans la ville du Nord-Ouest. L’audition a eu lieu en présence de l’avocat de Simone Gbagbo, Me Ange Rodrigue Dadjé (…) Mme Gbagbo a répondu aux questions du juge, comme cela se fait dans le cadre d’un dossier en instruction. L’interrogatoire a duré de 9h30 à midi puis de 14h à 17h », écrit le quotidien.

Cet interrogatoire, à en croire Notre Voie est une percussion de l'ex-Première dame par le pouvoir ivoirien . « Simone Gbagbo face à ses juges hier : 6h d'audition pour un dossier vide », barre le journal à sa Une. « Hier, Mme Gbagbo a été auditionnée pendant environ 6h sur des chefs d'accusations farfelus du genre, ''complicité de viols, atteinte à la sûreté de l'Etat, crimes économiques, crimes contre l'Humanité, rébellion, troubles à l'odre public etc ''. Selon une source proche du dossier, ''c'est tout le code pénal qui a été retenu contre Mme Gbagbo. C'est inadmissible et impensable (…) A noter cependant que des rumeurs persistantes font état d'une éventuelle mise en liberté provisoire de Mme Gbagbo au terme de la procédure », souligne le quotidien.

Dans le même sens, Le Mandat annonce une probable mise en liberté de la vice-présidente du FPI. « Audition de l'ex-Première Dame, hier : vers la libération de Simone Gbagbo », écrit en manchette le journal. Selon le quotidien, « ''les bonnes nouvelles'' annoncées avant la fin de l'année par le chef de l'Etat pourraient concerner Simone Gbagbo. A en croire des indiscrétions, l'audition d'hier serait le début d'un court processus qui devrait conduire à sa libération, ne serait-ce que provisoire ».

Pour sa part, Le Patriote se veut moins optimiste en ce qui concerne le sort de l'épouse de Laurent Gbagbo. De fait, sur cette audition, il fait le commentaire suivant : « (…) L'on imagine que les échanges dans la villa d'Odienné vont tourner autour des dix-sept chefs d'accusations qui ont été notifiés en juin 2012 par le juge d'instruction Koné Mamadou à celle que ses partisans avaient surnommée avec délectation ''la dame de fer'' (…) Quatre jours pour revenir sur des moments chauds de l'histoire récente de la Côte d'Ivoire. Mais, surtout, quatre jours difficiles pour Simone (Gbagbo), eu égard aux faits graves qui lui sont reprochés ».

Bakayoko donne des assurances pour 2015

A un peu plus d'un an de l'élection présidentielle, la Commission électorale indépendante (CEI) a, par la voix de son président Youssouf Bakayoko, donné l'assurance que le scrutin se déroulera dans de bonnes conditions, indique L'Expression. « Présidentielle 2015/ Youssouf Bakayoko (pdt CEI) : ''Soyez sereins, ce sera libre et transparent », titre en manchette le journal. « Youssouf Bakayoko voit grand pour son pays. Dans le discours qu'il a tenu lors de la cérémonie d'échange de vœux, hier, au siège de cette institution, l'organisateur en chef des élections a invité ses compatriotes ''à la serenité et à la confiance en l'avenir. Pour lui, la CEI a un seul combat à mener pour la promotion des valeurs démocratiques en vue du rayonnement de notre pays en Afrique et dans le monde », écrit le quotidien.

Dans le même sens, Le Mandat fait savoir que le patron de la CEI a demandé aux Ivoiriens de ne pas être hanté par la précédente crise. « Ne nous laissons pas obnubiler par le passé. La Côte d'Ivoire n'est pas composée de fils et de filles englusés dans un interminable face-à-face », a déclaré Youssouf Bakayoko.

Quant à L'Inter, il choisit de se pencher sur la situation au sein du Rassemblement des Républicains (RDR), à un an du scrutin. « Candidature unique au RHDP : 2 camps s'affrontent au RDR », livre en manchette le journal. A en croire le quotidien, « Une candidature unique pour le Rhdp à la présidentielle de 2015. L'idée fait débat au sein du parti au pouvoir, le Rdr. A en croire des confidences à nous faites par des cadres proches ou issues de ce parti, la démarche consistant à manœuvrer pour positionner Alassane Ouattara comme porte-flambeau des Houphouétistes à ce scrutin, ne fait pas l'unanimité. Le parti est pour le moins divisé entre deux thèses : d'un côté, ceux qui sont favorables aux tractations souterraines ou engagées à visage découvert par des groupes de pression, et de l'autre, ceux qui s'y opposent. Le second bloc désapprouve la démarche consistant à bâtir sa stratégie de victoire sur l'alliance avec le Pdci d'Henri Konan Bédié. Pour les défenseurs de cette position, le Rdr se trompe de cible en faisant la cour au Pdci avec l'espoir de monter sur le dos de ce parti allié pour gagner la prochaine présidentielle. « Je ne partage pas cette façon de voir, qui tend à soumettre le parti aux desiderata du Pdci », nous a confié un cadre de ce parti. Pour lui, la meilleure posture pour le parti au pouvoir, c'est de compter sur ses propres forces »

Abraham KOUASSI
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