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Les bonnes nouvelles s'enchainent pour les pro-Gbagbo

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Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Deux sujets au menu de ce mardi 4 février 2014. Les procédures judiciaires liées à la crise post-électorale ainsi que le Forum ICI 2014. Bonne lecture !

De hauts gradés relaxés

Mis en cause pour leur implication dans les crimes commis lors de la crise post-électorale, plusieurs officiers supérieurs de la Police nationale ont finalement été relaxés hier, fait savoir Soir Info. « Jugés, hier : 11 haut gradés de la police libérés », titre en manchette le journal. « La joie était à son comble aussi bien chez les prévenus que chez leurs parents, amis et connaissances quand le juge Diallo Mamamadou, président le tribunal militaire a déclaré non-coupables les hauts gradés dont un général de Police, attraits devant cette juridiction (…) Poursuivis pour violation de consigne, ils ont été acquittés au terme de 6 heures de débat. Les jurés ayant estimé que les délits n'étaient pas constitués, le président du tribunal a ordonné que soit levé le mandat de dépôt », renseigne le journal.

Dans le même sens, L'Inter titre en manchette : « Tribunal militaire : Boblaé, Néglé César, Robé Gogo, Monnet... libérés hier ». « Les commissaires principaux Gnépa Philippe, Yoro Claude, Négblé César, Tiagnéré Jean-Louis, Robé Gogo Joachim, Monnet Dénis, les capitaines-majors de police Guédé Zagahi, Kobli Dénis et le Sergent Déhi Tié Hypollite, qui comparaissaient devant le tribunal militaire, ont été purement et simplement remis en liberté. La violation de consigne, pour le parquet militaire, avait trait à un message lancé par le président Alassane Ouattara depuis son quartier général de campagne au Golf Hôtel en décembre 2010, appelant les FDS à rallier son camp. L'ex-préfet de police de Yamoussoukro, le commissaire principal Gnékpa Kola, a fait remarquer à la Cour qu'il ne recevait pas directement des ordres du président de la République, mais bien de sa hiérarchie directe. A l'entendre, la situation était trouble et le colonel-major Konan Boniface, commandant des Fusiliers marins commando (FUMACO) au moment des faits, lui avait demandé de regagner Abidjan. « Le directeur général s'est rallié, donc nous nous sommes ralliés, puisqu'il est notre patron », a-t-il déclaré à la barre. Comme lui, tous les prévenus ont signifié à la Cour qu'ils avaient déjà repris le travail après l'arrestation de Laurent Gbagbo, le lundi 11 avril 2011, à l'exception du commissaire principal Monnet Denis et des capitaines-majors Guédé Zagahi, Kobli Denis et le sergent Déhi Tié Hyppolite qui ont été arrêtés à la résidence officielle du président de la République, le 11 avril 2011, en même temps que Laurent Gbagbo », indique le journal.

Cette libération n'empêche pas Notre Voie de revenir sur la période de détention de ces officiers que le journal juge inutile. « 3 ans de prison pour rien : 10 ex-FDS relaxés hier », peut-on lire en manchette du journal. « Je me suis consigné pour tous les prévenus. Je pense que le procès s'est mené normalement. Nous sommes vraiment satisfaits parce que le droit a été dit. Nous pensons que pendant 3 ans, des gens ont été poursuivis inutilement. L'Etat de Côte d'Ivoire devrait avoir regretter parce que nous avons été surpris qu'après avoir poursuivi des personnes pendant trois ans, le procureur vienne nous dire qu'il n'y a pas de délit », a déclaré Blédé Déhora, l'un des avocats des ex-détenus, selon le quotidien.

Pour sa part, Nord-Sud Quotidien se penche sur le comportement du Directeur général de la Police, Brédou M'Bia, au moment des faits. « Répression de la marche sur la RTI : les prévenus chargent Brédou M'Bia », titre le quotidien en manchette. Selon le journal, « Hier, au procès des hauts gradés de la Police nationale, le Directeur général de la Police nationale, Brédou M'Bia, a été chargé par les prévenus. Tous ont reconnu n'avoir reçu aucun ordre de ralliement de ce supérieur hiérarchique », indique le journal.

Les ratés d'ICI 2014

4 jours après la clôture officielle du Forum Investir en Côte d'Ivoire 2014 (ICI 2014), l'heure est au bilan. Dans ce sens, Soir Info choisit de mettre en exergue les mauvais points enregistrés lors de cette édition. « ICI 2014 : ce que des participants ont déploré », livre en manchette le journal. « Si l'on veut croire Dénise Epoté-Durand, journaliste à Tv5 Monde, certains participants se sont retrouvés à dormir à la belle étoile. ''ICI 2014 a péché sur le plan de l'hébergement'', a-t-elle soutenu. La consoeur a ajouté que les organisateurs ont même envisagé de liger ces participants à Yamoussoukro. Une situation désastreuse pour des opérateurs économiques qui ont déboursé par moins de 400.000 FCFA pour des accréditations », écrit le quotidien.

Du côté de Notre Voie, on relève les facteurs qui ont freiné certains investisseurs. « ICI 2014 : corruption et insécurité bloquent les investisseurs », écrit le journal en manchette. « Depuis la sanglante accession d'Alassane Ouattara au pouvoir en avril 2011, le comportement des hommes d'affaires est passé d'attentiste à dégoût. C'est pourquoi, les grands groupes commerciaux ne sont pas encore totalement décidés à s'installer véritablement en Côte d'Ivoire. La faute à un niveau de corruption tant dans l'administration publique qu'au sommet des décisions », commente le quotidien.

Abraham KOUASSI
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