Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Deux sujets au menu de ce lundi 27 janvier 2014 : Les questions judiciaires liées à la crise post-électorale ainsi que la situation des exilés de la crise post-électorale.
Des partisans de Gbagbo vont être libérés
Le Président de la République Alassane Ouattara avait indiqué lors de son adresse à la Nation sa volonté d'accélérer les procédures pour la libération des détenus proches de Laurent Gbagbo. Dans ce sens, Soir Info fait savoir qu'un grand nombre d'entre eux pourraient bientôt sortir des geôles. « Côte d'Ivoire-Justice : 700 pro-Gbagbo vont être libérés », barre le journal à sa Une. « Au moins 700 détenus pro-Gbagbo devraient être libérés, incessamment, selon une source judiciaire, au cœur du dossier. « Le Fpi a déposé leur liste. Le chef de l’Etat a déjà pris une décision qui sera exécutée au plus tard à la fin de cette semaine. Ils vont tous sortir de prison. Cela va se faire par vague. L’examen de leur demande de mise liberté provisoire est terminé », nous apprend notre source. Cette décision de mise en liberté massive des Pro-Gbagbo est la résultante positive des différentes rencontres que le Fpi a eues avec les autorités ivoiriennes, mais aussi des négociations souterraines menées par certaines chancelleries et des appels au pardon lancés çà et là. Depuis quelques semaines, la justice ivoirienne planchait sur des demandes de mise en liberté provisoire introduites par ces partisans de l'ex-président Laurent Gbagbo, détenus de la crise postélectorale de 2010-2011 », écrit le journal.
Quant à L'Inter, il choisit de se pencher sur les procédures judiciaires contre les partisans d'Alassane Ouattara soupçonnés de crimes lors de la crise post-électorale. « Crise post-électorale, la cellule d'enquête révèle : pourquoi les pro-Ouattara ne sont pas encore poursuivis », livre à sa Une le journal. « Selon un rapport de Human right watch (HRW) publié sur son site depuis le 9 janvier 2014, d'anciens employés de la Cellule spéciale d'enquête (CSE) ont fait des révélations. A HRW, ces employés ont révélé qu'ils attendaient ''le feu vert'' des autorités gouvernementales afin d'engager des enquêtes contre les forces pro-Ouattara ayant commis des crimes à grande échelle (...) Pour HRW, les révélations des employés de la CSE sont d'autant plus justifiées qu'elles mettent en exergue un acte incompréhensible du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Libertés publiques, Coulibaly Gnénéma. Il s'agit en effet de la dislocation de la Cellule spéciale d'enquête dont le personnel, pour la plupart, a été renvoyé ou remplacé. Selon l'Ong internationale de défense des droits de l'Homme, les trois juges d'instruction ont été renvoyés ou remplacés tandis que 20 officiers de la police judiciaire qui constituaient cette cellule ont été réduis à quatre ».
Pour sa part, L'Expression revient sur la situation de Laurent Gbagbo à la Cour Pénale Internationale (CPI). « Cour Pénale Internationale : une bombe se prépare contre Laurent Gbagbo », peut-on lire en manchette du quotidien. « Pendant que les partisans de Laurent Gbagbo appellent à sa libération, les victimes des différentes crises luttent pour son maintien à la prison de La Haye. Mais cette fois, le Collectif des Victimes en Côte d'Ivoire (Cvci) a décidé de formaliser sa requête. Le mouvement dirigé par Issiaka Diaby a entamé la signature de pétitions contre la libération de l'ancien président », fait savoir le journal.
Un ancien de ministre de Gbagbo est rentré
Après l'ancien Directeur général du Port Autonome d'Abidjan, Marcel Gossio, un ancien ministre dans le dernier gouvernement de Laurent Gbagbo est rentré d'exil, nous indique L'Inter. « Après Marcel Gossio : le ministre de la Défense est rentré d'exil », titre en manchette le journal. « Une semaine après Marcel Gossio, ex-directeur général du Port autonome d'Abidjan, le Front Populaire Ivoirien (FPI) enregistre le retour d'un autre cadre. Il s'agit d'Alain Dogou, dernier ministre de la Défense et du service civique de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. Il est arrivé le samedi 25 janvier aux environs de 16 heures à l'aéroport Félix Houphouet-Boigny d'Abidjan-Port-Bouet, après plus de deux ans et demi d'exil. Selon nos sources, il aurait été discrètement accueilli par des agents de la direction de surveillance du territoire (DST) ivoirienne ».
De son côté, Notre Voie livre la réaction du désormais ex-exilé à son arrivée à l'aéroport. « C'est une joie qui m'anime au moment où je retrouve mon pays et les miens. Mais, il y a plusieurs de nos camarades qui n'ont pas pu avoir cette chance de revenir et qui sont morts à l'extérieur, là-bas, en exil. Je pense à leurs parents. Je suis content de revoir mes parents et amis. Ça fait quand 3 ans que je ne le ai pas vus. C'est une joie immense de rentrer dans mon pays », a-t-il déclaré.
Pour sa part, Le Patriote livre la réaction du député Alphonse Soro sur la question du retour des exilés. « Alphonse Soro (président APC) : ''Ouattara est le père du retour des exilés'' », peut-on lire en manchette du journal. Le parlementaire a fait le commentaire suivant : « la victoire a plusieurs pères. Ceux qui paient en ce moment les billets d'avion pour envoyer leurs camarades au Ghana et au Togo pour les convaincre de rentrer sont ceux-là même qui les appelaient pour les menacer et les demander de renoncer à rentrer (…) Nous voulons être clairs ici, le père du retour des exilés s’appelle Alassane Ouattara ».