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Ce qui s'est passé sur l'Autoroute du nord, 1280 FDS se signalent

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Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour notre quotidienne revue de la presse nationale. Deux sujets au menu de ce samedi 25 janvier 2014. La question des exilés de la crise post-électorale et le grave accident survenu sur l'Autoroute du Nord. Bonne lecture !

Encore des morts sur l'Autoroute du Nord

Un autre grave accident de la circulation survenu ce vendredi 24 janvier sur l'Autoroute du Nord a encore fait d'importantes victimes, renseigne Soir Info. « Drame à 40 km d’Abidjan, hier : au moins 14 morts et plusieurs blessés dans une collision », barre le journal à sa Une. Pour ce qui est des circonstances de cet événement tragique, le quotidien donne l'explication suivante : « Des informations reçues de cet accident de la route, il revient qu'un minicar de transport en commun, un Massa, en provenance de l'intérieur du pays, parvient au PK 42. En ce lieu, à en croire nos sources, l'une des roues du Massa éclate. Dès lors, le conducteur aurait perdu le contrôle. Et le minicar qui serait lancé à vive allure, quitte sa trajectoire, puis dans un spiral de tonneaux se retrouver sur la voie opposée. Au même moment, aurait déboulé un car de transport, qui ne s'attendait pas du tout à ce scénario. Et c'est le drame, quand le mastodonte rentre dans le Massa. A en croire nos sources, à part le conducteur, dont le siège s'est détaché du véhicule avec lui pour se retrouver dans les ravins, tous les passagers ont trouvé la mort sur le coup. Au décompte, on enregistre 13 morts et 19 blessés dont six cas graves. Les sapeurs pompiers alertés, les victimes blessées sont évacuées dans des centres hospitaliers, à Abidjan ».

Dans la même veine, L'Inter titre en manchette : « Drame : l'Autoroute du Nord a encore tué ». Cependant, pour ce qui est du bilan, le quotidien croit savoir qu'il est plus lourd que celui annoncé par Soir Info. « Un grave accident de la circulation s'est produit hier vendredi 24 janvier, sur l'Autoroute du Nord. Le bilan est très lourd : 25 morts et de nombreux blessés. Selon des témoins de la scène, l'accident s'est produit peu après 9 heures entre 1 car de transport en provenance d'Abidjan et un mini-car, communément appelé ''Massa'', venant du nord (…) Nos sources indiquent que le minicar a fait une sortie de route à la suite d'une crevaison, pour se retrouver sur la trajectoire du car, dans le sens opposé. Le choc qui s'en est suivi a été si violent que le Massa s'est littéralement scindé en deux (…) Tous les passagers du mini-car ont été tués sur le coup », relate le journal.

Quant à Notre Voie, il indique que le bilan est de 13 morts. « Encore un accident sur l'autoroute du nord : bilan provisoire, 13 morts », titre en manchette le journal. « Selon des sources dignes de foi, 13 personnes sont mortes hier matin dans un accident à 42 Km d'Abidjan, sur l'autoroute du nord. Un car qui roulait à vive allure en direction de l'intérieur du pays et un mini-car qui roulait également à tombeau ouvert , précisent ces sources sont entrés en collision. A en croire ces sources qui ont donné un bilan provisoire, ce grave accident a fait 32 victimes dont 13 morts ».

Des ex-Fds sont rentrées

A l'appel du Président de la République, Alassane Ouattara, plusieurs centaines de soldats membres des ex-Forces de Défense et de Sécurité (FDS), en exil, sont rentrés en Côte d'Ivoire, indique Le Patriote. « Après l'appel de Ouattara au retour des exilés : 1288 soldats pro-Gbagbo sont rentrés », livre le journal à sa Une. A en croire le quotidien, « L'appel du chef de l'Etat aux ex-FDS à rentrer au pays n'est pas tombé dans les oreilles de sourds (…) Ce sont au total 1288 ex-FDS qui ont répondu à l'appel du chef suprême des armées. Heureux de retrouver la mère patrie, ils ont donné de la voix hier après-midi à la place d'armes du ministère de la Défense. Pendant plusieurs minutes, ils ont exécuté quelques pas de danse et entonné des chants sortis du répertoire des formations militaires », écrit le journal qui indique que le ministre en charge de la Défense les a rassuré quant à d'éventuelles sanctions. « En temps normal, dans les lois militaires, après une certaine période d'absence, vous êtes déclarés comme déserteurs. Mais, le président a permis que des militaires rentrent après l'expiration de la date indiquée », a déclaré Paul Koffi Koffi selon le quotidien.

Sur la question, Fraternité Matin indique que ces militaires ont salué, à leur retour, les actions du président ivoirien. « Rentrés d'exil ou sortis de la clandestinité : 1280 ex-FDS rendent hommage au Chef de l'Etat », titre en manchette le journal. A en croire le quotidien gouvernemental, « Ils sont au total, 1280, les gendarmes, policiers, militaires et agents des Eaux et Forêts, membres des ex-FDS qui ont répondu favorablement à l'appel du président Alassane Ouattara de rentrer au pays ou de sortir de leurs cachettes et se présenter aux autorités. Ces ex-FDS ont rendu un vibrant hommage au chef de l'Etat hier. Le porte-parole de ces gendarmes, militaires et paramilitaires, le sergent Liliane Lath a exprimé leur reconnaissance au Président de la République pour l'occasion qu'il leur donne non seulement de regagner leurs familles dans la paix, mais aussi d'être réinsérés dans l'armée », fait savoir le journal.

Quant à Notre Voie, il relate une toute autre ambiance lors de cette cérémonie au ministère de la Défense, en mettant en avant la grogne de ces soldats à l'encontre des autorités ivoiriennes. « Se disant grugés : les militaires rentrés d'exil protestent », peut-on lire en manchette du journal. «L'ambiance était chargée d'électricité hier, après-midi au ministère de la Défense à Abidjan-Plateau. Des centaines d’éléments des ex-FDS, rentrés d'exil ont protesté bruyamment contre le ministre auprès du Président de la République chargé de la Défense qui les recevait a indiqué dans sont intervention que : ''ceux qui ne sont pas dans les fichiers de son département trouveront un point de chute à l'ADDR'', il n'en fallait pas plus pour provoquer la colère des ex-FDS. Selon eux, plus de 1000 d'entre eux ont suivi une formation complète en 2010 à Yamoussoukro, au bataillon d'Akouédo et à la Marine avant la crise post-électorale. Mais, ils n'avaient pas obtenu leurs matricules qu'ils réclament à chaque fois », écrit le quotidien.

Abraham KOUASSI
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