Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Nous parlerons ce mercredi 22 janvier 2014 de l'élection présidentielle de 2015 ainsi que de l'actualité des proches de Laurent Gbagbo. Bonne lecture !
Des exilés disent non à un retour
Le retour des exilés de la crise post-électorale est souhaité par la plupart des acteurs politiques ivoiriens. Dans ce sens, une mission du Front Populaire Ivoirien (FPI) a été envoyée à Accra au Ghana pour tenter de convaincre les Ivoiriens réfugies dans ce pays, fait savoir Soir Info. « Mission pour leur retour en Côte d'Ivoire : les exilés disent non au FPI », titre en manchette le journal. « La plupart des partisans de Laurent Gbagbo dans la capitale ghanéenne qui ont participé à cette réunion ont dit « niet » à cette démarche. Il y a eu, souvent, rapportent des sources proches de la rencontre, des éclats de voix entre les deux parties. Des vérités ont été dites de part et d'autre... Et, la majorité des exilés a expliqué à la délégation venue d'Abidjan que son retour à Abidjan est conditionné par la libération de Laurent Gbagbo actuellement détenu à La Haye », explique le quotidien.
De son côté, Le Temps met en avant les préalables posés par ces exilés avant tout retour à Abidjan. « Retour en Côte d'Ivoire : les exilés maintiennent leurs conditions », peut-on lire en manchette du journal. A en croire le quotidien, « la plupart des sujets évoqués lors des discussions avec la délégation du FPI, l'on évoque avec insistance la question des mandats d'arrêts lancés contre certains proches du camp Gbagbo (…) Les exilés soulignent l'urgence du dégel de leurs avoirs bancaires (…) Dans l'optique de décrisper l’atmosphère politique, les exilés appellent à la libération de leurs camarades détenus ainsi que de leurs biens aux mains des FRCI et des dozos », fait savoir le quotidien.
Quant à Le Patriote, il se félicite des retours d'exilés déjà enregistrés. « Vent de retour en masse des exilés pro-Gbagbo : comment Ouattara dribble les extrémistes du FPI », livre en manchette le quotidien qui écrit que, «par ces actes forts, le chef de l'Etat, coupe l'herbe, depuis quelque temps et au quotidien, l'herbe sous les pieds des extrémistes de la refondation. En véritable sprinter des courses de vitesse, il creuse l'écart dans la résolution de bien de questions qui étaient brandies comme des épouvantails, sinon de fonds de commerce pour le FPI (…) Comme on peut le constater, aussi bien sur la question des élections, du retour des exilés que sur celles relatives au dégel des avoirs et à la réconciliation, le chef de l'Etat a atteint sa vitesse de croisière ».
Pour sa part, L'Inter choisit de revenir sur les comptes récemment dégelés en Suisse. « Dégel des avoirs : voici les 4 pro-Gbagbo qui valent 10 milliards de Fcfa », barre à sa Une le journal. « Selon des sources proches du dossier, Philippe Attey, l'ancien directeur général de la Société des transports d'Abidjan (SOTRA) et ministre dans le dernier gouvernement de l'ancien président ivoirien en qualité de ministre de l'Industrie et du développement du secteur privé, a été identifié comme faisant partie des quatre (…) Après lui, l'on note sur cette liste, le nom de la franco-ivoirienne Danièle Boni Claverie. La présidente de l'Union républicaine pour la démocratie (URD) avait été sanctionnée pour les mêmes faits. En effet, elle avait été nommée ministre de la Femme, de la famille et de l'enfant dans le gouvernement dirigé par Gilbert-Marie Aké N'gbo, Premier ministre de Laurent Gbagbo avant sa chute, le 11 avril 2011. Feu Ibrahim Ezzedine, décédé le 21 février 2012, a aussi son nom sur la liste dont copie nous est parvenue. D'origine libanaise, cet entrepreneur, selon la Suisse et les autorités ivoiriennes, «a contribué au financement de l’administration illégitime de M. Laurent Gbagbo».Dans le document en notre possession, le quatrième partisan de l'ancien président ivoirien sur la liste est Alphonse Mangly. L'ex-Directeur général des Douanes, actuellement en exil, est accusé d'avoir refusé «de se placer sous l’autorité du président démocratiquement élu», Alassane Ouattara, et contribué «au financement de l’administration illégitime de M. Laurent Gbagbo», renseigne le quotidien.
« C'est Bédié qui décide »
En campagne pour faire adhérer les militants des partis membres du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), à une candidature unique en 2015, les députés réunis au sein du G-25 ont rencontré hier, Kobenan Adjoumani, cadre du Parti Démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI). Ce dernier, renseigne Le Mandat a fait savoir que c'est Henri Konan Bédié qui a le dernier mot sur la question. « Candidature unique de Ouattara, Adjoumani : ''C'est Bédié qui décide'' », titre en manchette le journal. « Nous avons saluté la présence du G-25 qui est constitué de l'ensemble des députés du groupe parlementaire qui compose l'Assemblée nationale. La démarche a été appréciée, mais nous ne pouvons pas donner de réponse adéquate. Nous avons un chef, nous savons que notre chef travaille pour la cohésion du RHDP », a déclaré le ministre des Ressources animales et halieutiques.
Sur la question, L'Expression fait savoir que selon Kobenan Kouassi Adjoumani, « le PDCI est un parti responsable qui, au moment venu, prendra une décision adéquate qui puisse sauver la Côte d'Ivoire ».