Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Deux sujets au menu de ce samedi 18 janvier 2014. Le retour des exilés pro-Gbagbo ainsi que les dernières nouvelles de Charles Blé Goudé. Bonne lecture !
D'autres retours annoncés
La décrispation dans laquelle disent s'inscrire les acteurs politiques ivoiriens semblent en bonne voie. De fait, plusieurs exilés proches de Laurent Gbagbo ont décidé de rentrer en Côte d'Ivoire. C'est le cas de l'ancien directeur général du Port Autonome d'Abidjan (PAA), Marcel Gossio, nous indique L'Inter. « Rentré hier à 4h du matin : tout sur l'arrivée de Gossio Marcel », barre le journal à sa Une. Le quotidien qui donne des détails sur les circonstances de ce retour en fait le récit suivant : «Il est exactement 4 heures 45 minutes ce vendredi matin, quand l'avion de la compagnie marocaine Royal Air Maroc (RAM) AT 535 se pose sur le tarmac de l'aéroport international d'Abidjan Port-Bouët en provenance de Casablanca au Maroc. Dix minutes plus tard, Marcel Gossio fait son entrée dans le salon d'honneur en compagnie de cinq personnes dont trois hommes et deux femmes. Il est accueilli, en premier, par son oncle l'honorable Houlaï Tiabas et son épouse qui lui font des accolades. Voulant immortaliser cet instant solennel, le flash que produit mon appareil photo déclenche le courroux des forces de l'ordre. «Aucune photo n'est permise », s'écrie un garde de sécurité. Et, c'est impuissant que nous assistons l'ancien ministre de la Défense de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, Amani N'Guessan, ami et camarade du Front populaire ivoirien (FPI), s'approcher de Gossio sans pouvoir faire des photos. «Je suis venu accueillir un frère, un ami», lance le vice-président du FPI, après de chaudes embrassades (…) Marcel Gossio présente un visage serein. Il est très décontracté et habillé d’un costume bleu nuit assorti d'une chemise manches longues de couleur bleu ciel, les cheveux coupés comme il en a l'habitude. Ce proche de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo sera ensuite consulté par un médecin dans une salle attenante au salon d'honneur. Renseignement pris, il aurait heurté son pied droit contre une marche à sa descente d'avion ».
De son côté, Le Patriote revient sur la situation de Koné Katinan,un autre pilier du FPI en exil. « Hamed bakayoko à ses collaborateurs, hier : ''Si Katinan revient, il ne sera pas arrêté », barre le journal à sa Une. « Il y a eu un moment de tension. Il y a eu un moment de négociation et il y a eu un moment qu'il faut pour apaiser (…) je disais à nos frères du FPI, c'est vrai que la Côte d'Ivoire a émis un mandat d'arrêt contre Koné Katinan. Mais, s'il arrive demain à l'aéroport, on ne l'arrêtera pas. Parce que, si on l'arrête, on dira que nous ne sommes pas sérieux et gentils. On dira que vous avez demandé aux gens de venir et vous les arrêtez », a déclaré le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité.
Quant à L'Expression, il met en lumière un autre probable retour d'exilé pro-Gbagbo. « Après Gbamnan, Djédjé Benjamin, Gossio... Alain Dogou rentre aujourd'hui », titre en manchette le quotidien. Selon le journal, ces retours sont un désaveu pour « les caciques du FPI. « Malgré leur discours d'angoisse, d'inquiétude et de péssimisme pour créer la psychose dans l'esprit des réfugiés et exilés de la crise postélectorale, les extrémistes de l'ancienne mouvance présidentielle n'ont pas réussi. Comme dans un chassé croisé, les exilés se bousculent sur le chemin du retour (…) Alain Dogou, ministre de la Défense du gouvernement fantoche d'Aké N'Gbo arrive ce sameci à Abidjan. Sauf changement de dernière minute, l'enseignant rentre au pays, un jour après Marcel Gossio revenu hier, sur la pointe des pieds », commente L'Expression.
Quant à Notre Voie, il met en avant les souhaits de Marcel Gossio à son retour à Abidjan. « Je suis optimiste de nature. Je souhaite de tout mon cœur que le président Gbagbo, Simone Gbagbo et tous les prisonniers politiques soient libérés. Ce sera bon pour toute la Côte d'Ivoire », a déclaré l'ancien patron du PAA.
On se bat autour de Blé Goudé
Réclamé par la Cour Pénale Internationale (CPI), Charles Blé Goudé n'a pas encore été transféré à La Haye par le gouvernement ivoirien qui a demandé du temps supplémentaire pour réfléchir à la question. Cependant, fait savoir L'Inter, des voix s'élèvent pour demander une accélération du processus. « Après le sursis demandé par Ouattara, Amnesty International : ''Blé Goudé doit être remis à la CPI », titre en manchette le quotidien. « L'Ong Amnesty International est plutôt favorable au transfèrement de Charles Blé Goudé à la Cour pénale internationale( CPI). Cette organisation de défense des droits de l'homme n'a pas mis du temps à réagir à la demande de sursis introduite par les autorités ivoiriennes auprès de la Cpi. Interrogé sur la question par le confrère Jeune Afrique, Gaëtan Mootoo, chercheur à Amnesty International pour l'Afrique de l'Ouest, a déclaré : « Si les juges de la CPI accordent ce sursis, les autorités ivoiriennes doivent rapidement achever l'enquête et – en cas de preuves suffisantes – poursuivre en justice Charles Blé Goudé et le remettre à la CPI ». Au fond, cette position de Gaëtan Mootoo est celle qu'a toujours défendue l'Ong s'agissant du cas Blé Goudé. On se rappelle que depuis que le mandat d'arrêt émis contre lui par la Cpi a été rendu public, Amnesty International s'est déclaré favorable à son transfèrement à La Haye. La présidente de la section ivoirienne de cette Ong, Nathalie Kouakou, a estimé qu'il était préférable que Blé Goudé soit traduit devant la Cpi pour lui garantir un procès équitable », explique le journal.
De son côté, L'Expression croit savoir que la procédure de Blé Goudé à la CPI divise ses avocats. « Pour son transfèrement à La Haye : les avocats de Blé Goudé se battent », peut-on lire à la Une du journal. A en croire le quotidien, les avocats N'Dri Claver et Nicolas Kaufman préfèrent pour le premier que Blé Goudé soit jugé à Abidjan et pour l'autre, israélien, que le procès ait lieu à la CPI car, « le dossier Blé Goudé tombe pour eux comme du pain béni pour se faire une renommée et pour gonfler les avoirs en banque ».
Quant à Le Temps, il indique qu'une cérémonie en hommage au leader de la galaxie patriotique est prévue à Yopougon. « Extradé et détenu illégalement depuis un an : Blé Goudé célébré par le COJEP aujourd'hui », livre en manchette le quotidien. « vendredi 17 janvier 2013-vendredi 17 janvier 2014. Voilà un an que Charles Blé Goudé, ex-ministre de la Jeunesse et de l'emploi a été extradé illégalement du Ghana par le régime Ouattara. Le COJEP décidé de dénoncer cet état de fait et de le célébrer également (…) Cette cérémonie est placée sous le parrainage du président du FPI, Pascal Affi N'Guessan et la présidence du doyen Bernard Dadié, président du CNRD. Michel Gbagbo en est l'invité spécial », renseigne le journal.