121.000 fonctionnaires déçus, des révélations sur la fuite de Blé Goudé

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Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Nous parlerons ce vendredi 17 janvier 2014 de l'augmentation des salaires annoncée par le chef de l'Etat ainsi que de la situation des proches de Laurent Gbagbo. Bonne lecture !

Les fonctionnaires désormais situés

Le Président de la République Alassane Ouattara avait annoncé une augmentation des salaires à la fonction publique. Le ministre Gnamien Konan qui a animé hier, jeudi 16 janvier 201, une rencontre avec la presse, a donné des précisions sur cette décision, fait savoir Fraternité Matin. « Les salaires des fonctionnaires augmentent de 12%, ceux qui sont concernés », barre le journal à sa Une. Selon le quotidien gouvernemental, « Gnamien Konan est intensément intervenu sur la question d'actualité qu'est la réforme de la rémunération des fonctionnaires. Chapitre dont le point culminant est le déblocage des avancements indiciaires de 38.680 fonctionnaires. A ceux-là, s'ajoute le lot de tous les autres fonctionnaires qui ont eu à bénéficier de différentes mesures d'allègement du salaire ».

Cette explication de du ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative, Notre Voie l'assimile à une tromperie. « Prétendue augmentation des salaires : Ils ont trompé les fonctionnaires », barre à sa Une le journal. « Les 151.063 fonctionnaires de Côte d'Ivoire connaitront une amélioration de leurs revenus à la fin de ce mois de janvier. Mais, parmi eux, a reconnu le ministre Gnamien Konan, au cours de la conférence de presse qu'il donnait hier, au Plateau, 121.382 doivent leurs acquis au président Laurent Gbagbo. Car, en 2007, il a donné suite à leur revendication portant sur la bonification indicaire », commente le quotidien.

De son côté, Nord-Sud Quotidien s'intéresse au fait que cette mesure prend en compte seulement 20% des fonctionnaires. « Déblocage, revalorisation des salaires : 80% des fonctionnaires exclus », livre le quotidien à sa Une. « Sur plus de 151.000 fonctionnaires, seulement 38680 sont concernés par la mesure de déblocage des salaires, fin janvier. 121.382 travailleurs subiront donc l'annonce de cette décision gouvernementale. Soit près de 80% de l'effectif publique (…) Ce sont les enseignants toutes catégories, le personnel du secteur de la santé, le corps diplomatique, les magistrats, les agents des affaires maritimes et portuaires, les surveillants des établissements pénitenciers et les agents techniques des Eaux et Forêts », renseigne le journal.

Pour sa part, Le Patriote se félicite de cette mesure. « Fonctionnaires et agents de l'Etat, Ouattara l'a fait : voici vos nouveaux salaires », peut-on lire à la Une du journal. « Fini les supputations et les petits calculs ! La revalorisation et les déblocages des salaires des fonctionnaires et agents de l'Etat de Côte d'Ivoire annoncés par le président de la République, Alassane Ouattara n'est pas une vue de l'esprit. C'est une réalité. Cette mesure rentre en vigueur à compter de fin janvier 2014.

ça bouge chez les pro-Gbagbo

Les retours des exilés proches de Laurent Gbagbo semble s'accélerer. Ainsi, fait savoir Le Nouveau Courrier, un ex-ministre dans le dernier gouvernement de Laurent Gbagbo devrait bientôt signer son retour. « En exil depuis avril 2011, Alain Dogou (ex-ministre de la Défense) : ''Je rentre...'' », barre le journal à sa Une. « Après analyse personnelle de cette offre publique de ''retour sécurisé'(faite par le gouvernement) et conformément aux termes de l'accord qui indique ''qu'il revient au FPI d'organiser le retour de ses militants exilés'', j'ai fait part, de mon intention de retour dans les délais du chronogramme à la haute direction de mon parti. Dans l'attente, je fais des observations », a déclaré l'ex-ministre de Laurent Gbagbo.

Quant à Soir Info, il se penche sur la situation de Charles Blé Goudé en accordant une interview à son avocat. « Me N'Dri Claver (avocat de Blé Goudé) : ''ce que Gbagbo a confié à Blé Goudé dans le Bunker », titre en manchette le journal. A en croire le conseil du leader de l'ex-galaxie patriotique, « J'ai entendu beaucoup de personnes dire que M. Charles Blé Goudé avait trahi la lutte parce qu'il n'était pas dans le bunker avec le président Laurent Gbagbo (…) il faut dire que la séparation, les derniers moments entre M. Charles Blé Goudé et le président Laurent Gbagbo étaient des moments pathétiques. Il a toujours considéré le président Laurent Gbagbo comme un père. D'abord sur le plan politique mais, cela a été renforcé par d'autres sentiments. M. Charles Blé Goudé n'appelait pas le président Laurent Gbagbo "Monsieur le Président". Il lui disait : 'papa'. La séparation a été difficile dans le bunker. Je sais très bien que le président Laurent Gbagbo a appelé son fils Charles Blé Goudé pour lui dire ceci: « Ce qu'un fils peut faire pour un père tu l'as fait. Tu ne peux pas donner plus que tu as fait ». C'était des paroles fortes que M. Charles Blé Goudé a gardé en mémoire. Il n'a pas voulu partir, le président Gbagbo lui a demandé de partir, de quitter la résidence présidentielle et de s'éloigner ».

De son côté, Le Patriote donne la parole au président du Rassemblement des Jeunes républicains (RJR), Karamoko Yayoro qui s'exprime sur les états généraux proposés par le FPI. « On parle d'états généraux de la République quand le pays est dans le chaos et que la République n'existe plus. Les institutions en Côte d'Ivoire sont debout et fortes », a déclaré le député d'Abobo.

Quant à L'Inter,il indique que Michel Gbagbo, fils de l'ancien président ivoirien est au centre d'une procédure judiciaire en France. « Crise post-électorale : Michel Gbagbo convoqué par la justice française », titre en manchette le journal. « Selon la Lettre du Continent (LC) qui donne l'information dans sa dernière livraison, « Sabine Kheris (re)convoque Michel Gbagbo. Après avoir vu une première demande d'audition à Paris torpillée par les autorités ivoiriennes, la juge d'instruction près le TGI de Nanterre, Sabine Kheris, a de nouveau convoqué Michel Gbagbo. Selon nos sources, la date du 17 février a été arrêtée. Tenace, la magistrate souhaite toujours entendre le fils de Laurent Gbagbo dans le cadre de la plainte que ce dernier a déposée en juin 2012, en France, pour "enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants" », lit-on dans la LC », commente le quotidien.

Rappelons que ce matin, Marcel Gossio, ex-Dg du Port a mis fin à son exil au Maroc.

Abraham KOUASSI
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