Amis de linfodrome, heureux de vous retrouver ce mardi 14 janvier 2014. La revue de presse de ce jour, ce sont les vérités du cardinal Jean-Pierre Kutwa aux politiciens, la bataille à la CPI et l’affaire Blé Goudé. Bonne lecture à tous!
Le cardinal Kutwa tout heureux, tout flamme
Il était connu Monseigneur Jean-Pierre Kutwa. Aujourd’hui, il est Cardinal. Il a été nommé par le Pape François 1er. Dans une interview accordée à Fraternité Matin, l’homme de Dieu a dit sa surprise. Le journal a titré à la Une: « Jean Pierre Kutwa créé cardinal par le pape François : Je suis surpris ». En effet, il a affirmé « Je suis aussi surpris que vous. Jusqu’à une certaine heure, je n’y croyais pas. Je pensais que c’était une farce ». L’occasion de sa nomination lui a permis de parler de la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire. A la Une de Nord-Sud Quotidien, on lit que l’archevêque dit aux hommes politiques : « Employez le bon ton ». Le cardinal Kutwa a déclaré qu’ « il y a beaucoup de violences verbales. Les hommes politiques gagneraient à employer le bon ton. Il faut la vérité, mais il faut y mettre la forme d’abord car l’amour propre fait que dès qu’on se sent agressé, on refuse la vérité. Quant à L’inter, il a titré « Mgr Kutwa charge la classe politique ». Puisque le nouveau cardinal ivoirien affirme « qu’il y a trop d’hypocrisie dans la politique ivoirienne, trop d’hypocrisie. Ça tue. Il faut une justice équitable pour tous, pour les petits comme pour les grands… ».
Bataille à la CPI
Entre le bureau du Procureur Bensouda et la Défense de Gbagbo assurée par Me Altit, la bataille pour le contrôle des dossiers fait rage. Dans l’affaire Laurent Gbagbo à la CPI, L’inter livre à la Une « Me Altit remporte une petite victoire ». En effet, écrit le quotidien, il vient de gagner deux semaines de délai supplémentaire, suite à sa requête portant sur ‘’une prorogation du délai donné par la chambre à la Défense pour déposer d’éventuelles demandes d’expurgation’’. Cela lui a été accordé le 10 janvier 2014. Dans le même temps, Le Patriote annonce que pour la confirmation des charges contre l’ex-président ivoirien, « encore 1300 preuves » ont été déposées. La procureure Fatou Bensouda, conformément au délai qui lui a été imposé par la chambre préliminaire I, a informé ladite chambre du dépôt de 1300 preuves dans son dossier contre Laurent Gbagbo, hier lundi 13 janvier 2014. Et le journal d’écrire que c’est du béton, pourrait-on dire, pour sceller définitivement le sort de Laurent Gbagbo. Mais Notre Voie écrit plutôt que « Bensouda a déposé ses nouveaux mensonges à la CPI ». Même si le contenu du document à charge n’a pas encore été révélé, le journal pense qu’il « est encore truffé de ces gros mensonges présentant le président Gbagbo comme le diable incarné qui aurait donné l’ordre de massacrer des populations ».
Affaire Bé Goudé et Simone Gbagbo
« Depuis Guibéroua, les parents de Blé Goudé parlent », c’est le titre à la Une de Soir Info. A l’occasion d’une visite que leur a rendue le député Kouadio Konan Bertin, KKB, les parents de l’ex-leader de la galaxie patriotique ont dit « on les voyaient qui venaient ici. Qui dans de grosses voitures. Qui avec de grosses motos. Ils défilaient ici à Kpogroblé, prétendant être des amis de Blé Goudé. Aujourd’hui qu’il n’est plus là, nous ne les voyons plus… ». Et KKB de dire « c’est le temps de dire bonne année aux êtres qui nous sont chers. Et si Blé était libre, il serait venu dire bonne année à ses parents. Moi son ami, je viens le faire à sa place pour ne pas avoir honte demain ». Continuant, le parlementaire a cité Laurent Gbagbo en disant « on peut quitter la prison pour la présidence et on quitter la présidence pour la prison. Ne perdez donc pas espoir, Blé et moi, on reviendra ici ensemble. Pardonnez, n’en voulez à personne », rapporte Le Quotidien d’Abidjan. Pour ce qui est de la libération de Blé Goudé et de Simone Gbagbo, Le Temps dit « comment Sarkozy a tout bloqué ». Selon le journal, lors de son séjour en Côte d’Ivoire où il a passé le réveillon avec le couple présidentiel ivoirien, Sarkozy aurait déconseillé à Ouattara, qui était sur le point de libérer les prisonniers pro-Gbagbo, de le faire. « Tu sais comment tu es arrivé là. Si tu libères Simone Gbagbo, Blé Goudé et le général Dogbo Blé, soit sûr que tu ne vas pas terminer 2014 au palais », a sèchement dit l’ex-président français à Ouattara.