Politique nationale

Le FPI sort ses armes, une centaine de FDS se signale

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Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. C’est avec plaisir qu’on vous retrouve pour notre quotidienne revue de la presse nationale. Nous parlerons ce mercredi 8 janvier 2014 de la cérémonie de présentation de vœux à Affi N’Guessan, du drame survenu hier à Yopougon ainsi que de la situation des FDS en exil. Bonne lecture !

Affi tire sur Ouattara

Le président du Front Populaire Ivoirien (FPI) a reçu hier, mardi 7 janvier 2014 les vœux de nouvel an de ses militants. La rencontre qui a eu lieu au siège provisoire du parti de Laurent Gbagbo a été le l’occasion pour le patron du parti à la Rose de critiquer le pouvoir ivoirien, fait savoir Le Temps. « Vœux de nouvel an/ Affi sans pitié pour le régime : ‘’Si Ouattara ne se ressaisit pas, tout va se mélanger », barre le journal à sa Une. « S’il (le régime) ne veut pas que le FPI mélange le pays, qu’il prenne ses responsabilités. Nous ne sommes pas des figurants et un parti de suiveurs pour accompagner des gens incompétents », a déclaré le patron du FPI.

De son côté, l’Inter met en avant la position de l’ex-Premier ministre sur la candidature du président ivoirien, Alassane Ouattara à la prochaine élection présidentielle. « Au siège du FPI, hier. Affi : ‘’Ouattara n’est pas éligible’’ », peut-on lire à la Une du journal. « Il faut que Alassane Ouattara se détermine, parce qu’il ne peut pas faire ce qu’il veut. Il parle de bavardage, mais il était chaud pour faire ces bavardages quand il voulait être candidat. Alassane Ouattara n’est pas éligible, il y a bavardage devant. Laurent Gbagbo n’est plus là et c’est la Constitution qui va s’appliquer. Comment il va faire pour être candidat ? Il peut le proclamer, mais il n’est pas éligible », a crié le président du parti de l’ancien président Laurent Gbagbo », écrit le quotidien. Le journal renseigne également que l’arrivée attendue de François Hollande à Abidjan a été commentée par l’ex-Premier ministre. « Nous allons travailler à faire en sorte que les états généraux s’imposent. Ils disent qu’ils veulent que Hollande vienne en Côte d’Ivoire. Nous disons : Hollande, si tu veux venir en Côte d’Ivoire, il faut dire à Alassane Ouattara d’accepter les états généraux sinon, on va t’attendre à l’aéroport avec des pancartes », indiqué Affi N’Guessan.

Cette sortie du président du FPI, L’Expression l’assimile à une véritable déclaration de guerre. « Déstabilisation de la République. Affi annonce une guerre imminente : ‘’Nos combattants sont prêts’’ », peut-on lire à la Une du journal. « Dans son adresse aux frontistes, l’ancien pensionnaire de la prison de Bouna a eu le couteau entre les dents. Dans un discours guerrier, Pascal Affi N’Guessan a déclaré une guerre imminente au pouvoir (…) ‘’S’il ne veulent pas la bagarre, s’ils ne veulent pas que tout se gâte, la réconciliation est obligatoire. Que celui qui ne peut pas ramasse ses bagages (…) Ils ont tué, mais il y aura toujours des combattants. Nous sommes beaucoup’’, a menacé le président du FPI sous des acclamations nourries de ses militants », écrit le quotidien.

Un immeuble s’écroule… encore

Après une série de drames similaires en 2013, un autre immeuble à usage d’habitation s’est écroulé hier à Yopougon, fait savoir Nord-Sud Quotidien. « Yopougon-Maroc : un immeuble s’écroule, 4 blessés », titre en manchette le journal. « Hallucinant ! Un immeuble de quatre étages s’est écroulé de manière effroyable à Yopougon Maroc. Selon des témoins. Des ustensiles de cuisine et des effets personnels appartenant aux locataires étaient visibles dans les gravats. Quatre blessés, c’est le bilan provisoire du drame donné par le Lt-Colonel Issa Sakho du Groupement des Sapeurs Pompiers Militaires (GSPM) », écrit le journal.

De son côté, Soir Info fait savoir qu’une personne serait portée disparue suite à ce drame. « Hier, à Yopougon, un immeuble s’écroule : blessés graves et portés disparus ». « Un immeuble d'habitation (R+4) s'est effondré, le 7 janvier 2014, en début d'après midi à Yopougon Maroc. Le bilan provisoire fait état de 4 victimes extirpées des gravats et d'une personne «supposée disparue». «Un immeuble d'habitation (R+4) s'est effondré, le 7 janvier 2014, en début d'après midi à Yopougon Maroc. Le bilan provisoire fait état de 4 victimes extirpées des gravats et d'une personne «supposée disparue». Une bonne source nous a appris que cet immeuble aurait été construit en 200 en mois de 6 mois. Le propriétaire aurait été aperçu mardi dans la matinée et aurait exprimé sa volonté de construire des piliers pour soutenir le bâtiment vu que la menace se faisait persistante. « Le ministère de la construction doit aller au delà du simple permis de construire et imposer l'étude de béton armé pour les immeubles qui atteignent un certain nombre de niveaux avant d'accorder le permis de construire. Cela devient indispensable au regard des sinistres que nous commençons à connaître au niveau d'Abidjan », a laissé entendre Kafana Koné, maire de Yopougon. Puis il a ajouté : « on va nous faire le point de ceux qui sont sans toit et nous allons nous faire fort de leur apporter une contribution pour leur permettre de se reloger ». Notons que la ministre Raymonde Coffie Goudou s'est rendue sur les lieux du sinistre », écrit le journal sur ce sinistre.

Ce drame, Le Nouveau Courrier y voit un lien avec le président ivoirien, Alassane Ouattara. « Accidenrs sur les routes, effondrements d’immeubles etc. : trop de drames bizarres sous Ouattara ! », s’exclame le quotidien à sa Une. « Les Ivoiriens ont appris dans l’après-midi d’hier avec stupéfaction et désolation, la triste nouvelle de l’effondrement d’un immeuble de quatre étages à Yopougon, au quartier Maroc. Ce triste événement vient hélas s’ajouter à la liste non exhaustive des drames qui font florès dans le pays depuis l’avènement d’Alassane Dramane Ouattara aux commandes de la Côte d’Ivoire en avril 2011 », commente le journal.

Des ex- FDS de retour

Suite à l’appel au retour des ex-Forces de défense et de sécurité (FDS) en exil, plus d’une centaine d’entre eux est rentrée hier, fait savoir Le Patriote. « Après l’appel du chef de l’Etat aux exilés : 105 ex-FDS sont rentrés », barre à sa Une le journal qui indique que, « Hier, le ministère de la Défense, au camp Gallieni, a été envahi par plus d’une centaine de personnes. Ce sont 105 ex-FDS issues de l’armée, la police et la gendarmerie en rupture de ban avec leur hiérarchie. Rentrés depuis quelques jours en Côte d’Ivoire, suite à l’appel du chef de l’Etat, ces militaires proches de Laurent Gbagbo ont été reçus par le ministre en charge de la Défense, Paul Koffi Koffi ».

Quant à Fraternité Matin, il se penche sur le sort qui sera réservé à ses soldats. « Paul Koffi Koffi, hier, aux 155 ex-FDS de retour d’exil : ‘’Vous ne serez pas poursuivis…’’ », livre à sa Une le journal. « Aujourd’hui, le Président de la République est très clair, pas de poursuite contre ceux qui rentrent, même pas de sanction au niveau de la hiérarchie militaire », a déclaré Paul Koffi Koffi.

Abraham KOUASSI
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