Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour notre revue de la presse nationale. Nous parlerons ce samedi 4 janvier 2013 de la libération des détenus pro-Gbagbo ainsi que de la présidentielle de 2015 au niveau du RHDP. Bonne lecture.
Ça chauffe au RHDP
L’élection présidentielle de 2015 et notamment la question de la candidature unique d’Alassane Ouattara pour le compte du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) est la principale question au sein de ce groupement politique. Dans ce sens, Le Mandat fait savoir qu’une rencontre entre les deux poids lourds de la coalition aura lieu pour débattre de ce sujet. « Candidature unique, réglage du RHDP : 1er face-à-face PDCI-RDR », barre à sa Une le journal. « La grande élection, c’est dans douze petits mois. Et déjà, les chapelles politiques affûtent leurs armes. Là-dessus, Alassane Ouattara qui prône depuis des mois, une candidature unique des houphouétistes est à la tâche. Ainsi, le RDR rencontre bientôt le PDCI. Plus précisément, la première phase d’une série de tête-à-tête va débuter dès la deuxième quinzaine de ce mois de janvier », écrit le journal qui ajoute que, « cette partie s’annonce serrée, tant le sujet divise ».
De son côté, Nord-Sud Quotidien met en exergue le fait que le rêve caressé par Alassane Ouattara divise le « vieux parti ». « Candidature unique de Ouattara : le PDCI se déchire ! », s’exclame le journal à sa Une qui indique que, « le projet de candidature unique du RHDP à l’élection présidentielle de 2015 fit l’objet de polémiques. Les houphouétistes en perdent même leur latin. Le RDR qui en est l’initiateur l’acclame. Son champion, Alassane Ouattara, président de la République, l’encourage, lui qui veut en être le bénéficiaire (…) « , écrit le journal. En ce qui concerne la position du PDCI, Niamkey Koffi, cadre du parti, interrogé par le quotidien a fait le commentaire suivant : « Bédié n’est pas au-dessus du parti. Je l’ai déjà expliqué, le Congrès est souverain et lors de l’installation du Secrétariat exécutif, le 12 novembre 2013, le président, lui-même, nous a instruits de travailler à la mise en œuvre des résolutions et décisions issues du Congrès ».
Pour sa part, L’Expression se penche sur la situation au sein du parti présidentiel. « Succession de Ouattara : RDR, la guerre des clans est ouverte », barre le journal à sa Une. A en croire le quotidien, « le parti des Républicains est le seul des quatre du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) qui n’avait pas évoqué jusqu’à hier, l’organisation d’un Congrès (…) La tenue d’un Congrès sera l’occasion pour les uns de tenter de franchir un pas et pour les autres, de se faire une place au soleil. Il est indéniable qu’à quelques vingt mois de la présidentielle, les appétits s’aiguisent ».
La libération des pro-Gbagbo en question
Plusieurs jours après l’annonce du chef de l’Etat concernant la probable remise en liberté de détenus pro-Gbagbo, on continue de spéculer sur ce qui pourrait arriver. Dans ce sens, L’Inter donne des précisions sur les cas de Simone Gbagbo et de Charles Blé Goudé. « Justice/ Après les instructions de Ouattara : ce qui a été décidé pour Simone Gbagbo et Blé Goudé », barre le journal à sa Une. A en croire le ministre de la Justice, Gnénéma Coulibaly cité par le quotidien, « le chef de l’Etat a fait une demande d’analyse. Nous allons la soumettre aux juges, la requête du chef de l’Etat de sorte que si, effectivement, certains des détenus de la crise post-électorale expriment la volonté de bénéficier de la liberté provisoire, les juges puissent l’analyser favorablement ». En ce qui concerne les cas de Simone Gbagbo et Blé Goudé, le Garde des sceaux a indiqué que, « les dossiers suivent leurs cours » et que, « les magistrats font les efforts nécessaires pour élucider les procédures ».
Sur la question, Me Coulibaly Soungalao, l’avocat du RDR se veut plus clair. « Liberté provisoire : ‘’Simone Gbagbo et Blé Goudé ne sont pas concernés », rapporte Le Patriote en manchette. « Ils sont (Blé Goudé et Simone Gbagbo ; Ndlr) des détenus de la crise post-électorale. Mais, je ne pense pas que Mme Gbagbo et Blé Goudé soient concernés par cette décision. Compte tenu des charges retenues contre eux, leur détention me paraît toujours nécessaire. Mais, tout dépendra des juges chargés d’instruire leurs dossiers. C’est à eux de voir si dans le cadre de la réconciliation nationale, ces deux détenus peuvent être libérés pendant que l’instruction continue », a déclaré l’avocat.
Quant à Notre Voie, il fait savoir que les lignes bougent en ce qui concerne Charles Blé Goudé. « Transféré au siège de l’ONUCI : Blé Goudé interrogé par la CPI », livre à sa Une le journal qui écrit que, « selon une source proche du pouvoir, Blé Goudé serait passé à l’ONUCI dans le cadre d’une procédure conduite par les enquêteurs de la CPI. Ce passage se justifierai par le souci du pouvoir d’extraire le prévenu des locaux de la DST qui ne serait pas appropriée pour interroger une personnalité comme Blé Goudé »