Ouattara divise le RHDP, ce qui va se passer pour les pro-Gbagbo

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Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. C’est avec plaisir que nous vous retrouvons pour notre quotidienne revue de la presse nationale. Deux sujets sont au menu de ce vendredi 3 janvier 2013. L’élection présidentielle de 2015 ainsi que la situation des proches de Laurent Gbagbo. Bonne lecture.

Tout n’est pas encore acquis pour Ouattara

Alors qu’il espère être le candidat unique du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) en 2015, on pourrait dire que Ouattara n’aura pas la tâche facile. De fait, plusieurs voix importantes au sein du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), rejettent cette idée. C’est le cas de Niamkey Koffi, Secrétaire exécutif du « vieux parti », nous indique Soir Info. « Niamkey Koffi (Secrétaire exécutif PDCI) crache ses vérités : « Il n’y a pas de militants RHDP », barre à sa Une le journal. A la question de savoir si le parti d’Henri Konan Bédié aura un candidat en 2015, le cadre du PDCI a donné la réponse suivante : « Le congrès est souverain et lors de l’installation du Secrétariat Exécutif, le 12 novembre 2013, le Président du Pdci-Rda, nous a instruits de travailler à la mise en œuvre des résolutions et décisions issues du XIIè Congrès ordinaire. La principale est la préparation de la Convention de désignation du Candidat du Parti pour la présidentielle de 2015 (…)Le Rhdp est une alliance de partis qui ont chacun leurs militants. Il n’y a donc pas de militants Rhdp ».

Cette position de Niamkey Koffi tranche avec celle du Directeur général des Impôts, Pascal Abinan, par ailleurs, cadre du PDCI, fait savoir L’Expression. « Pascal Abinan (cadre PDCI) : ‘’Accordons un second mandat à Ouattara’’ », peut-on lire en manchette du journal. A en croire le quotidien, celui qui est en outre, président du Conseil régional de l’Indénnié Djuablin s’est dit favorable à une candidature unique au sein du RHDP. « Je pense que si cette idée ne faisait pas son chemin, il aurait fallu la mettre sur les rails pour qu’elle le fasse. Nous sommes dans une alliance et l’objectif de cette alliance, c’est de parvenir à un parti unifié. Aujourd’hui, le président Alassane Ouattara est là, il doit faire son deuxième mandat, c’est mon sentiment. Je pèse bien mes mots. Le président Ouattara ne va pas avoir de second mandat, mais il doit avoir un second mandat », a-t-il déclaré.

De son côté, Le Nouveau Courrier choisit de se pencher sur l’organisation pratique de ces élections. Selon Christophe Kouamé, coordonnateur de la Convention de la Société civile ivoirienne (CSCI), interrogé par le quotidien, ce scrutin ne peut se faire avec la Commission électorale indépendante (CEI), dans sa configuration actuelle. « Organisation des élections de 2015 : Dr Christophe Kouamé : ‘’il faut dissoudre la CEI’’ », peut-on lire en manchette du journal. « La CEI a été composée lors des accords de Pretoria sur un modèle précis. Et, il a été dit qu’après le cycle électoral, cette CEI doit être dissoute (…) Nous affirmons que cette CEI est illégale. Il faut la dissoudre », a-t-il proposé.

La liberté des pro-Gbagbo en question

Lors de son adresse à la Nation, le président ivoirien, Alassane Ouattara avait évoqué la possibilité d’une libération prochaine des partisans de Laurent Gbagbo encore détenus. Nord-Sud Quotidien qui revient sur la question fait savoir que tout n’est pas encore acquis. « Liberté provisoire des pro-Gbagbo : le juge peut dire non à Ouattara », livre le journal à sa Une. A en croire le journal, « selon un substitut du Procureur, ‘’ce n’est pas parce que le président a dit qu’il faut examiner à nouveau la situation des uns et des autres qu’ils seront aussitôt remis en liberté provisoire ».

Pour sa part, Le Patriote fait savoir que l’année 2014 sera consacrée en grande partie aux procédures judicaires. « Simone Gbagbo, Blé Goudé, Abéhi, Séka Séka… L’année des grands procès », peut-on lire en manchette du journal. « Ce mois de janvier verra l’ouverture des procès des militaires, policiers et gendarmes soupçonnés de perpétrer des crimes lors de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire. Jean Noel Abéhi, Séka Séka Anselme, pour ne citer que ceux-là, défileront devanrt le juge pour se défendre et surtout être situés sur leur sort (…) A côté des militaires, des civils seront également à la barre pour répondre de leurs actes. C’est le cas, peut-être du président du FPI, Pascal Affi N’Guessan et bien d’autres pro-Gbagbo (…) Dans la même veine, les dossiers de l’ex-première dame, Simone Gbagbo et de l’ancien patron de la galaxie patriotique, Blé Goudé Charles connaitront des avancements et pourquoi pas, le jugement », indique le quotidien.

De son côté, Le Quotidien d’Abidjan renseigne sur la situation de Marcel Gossio, ex-Dg du Port d’Abidjan et proche de Laurent Gbagbo qui vit en exil. « En exil depuis 2011, Marcel Gossio : ‘’je rentre fin janvier’’ », titre en manchette le journal. « Depuis le Maroc, Marcel Gossio, ex-directeur général du Port Autonome d’Abidjan sous Laurent Gbagbo annonce son retour au pays pour la fin du mois de janvier. Il a donné cette information hier à ‘’Le Quotidien d’Abidjan’’ qui l’a joint au téléphone. ‘’Je viens me joindre à mes camarades pour continuer le combat’’, nous a-t-il confié », écrit le quotidien.

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Abraham KOUASSI
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