Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour notre quotidienne revue de la presse nationale. Nous parlerons ce jeudi 25 décembre 2013 du réveillon de Noel ainsi que de l’actualité des pro-Gbagbo. Bonne lecture.
Fête de Noel mitigée à Abidjan
La nuit du 24 au 25 décembre 2013, la Côte d’Ivoire a célébré à l’instar des autres pays le réveillon de Noel, nous indique L’Expression. « Nuit de Noel : les Abidjanais ont fait bombance », titre le journal en manchette. A en croire le quotidien, à Abobo et Cocody, « l’affluence n’est pas celle des grands jours. Les espaces sont clairsemés et les sièges inoccupés ». Le journal indique cependant que « dans les quartiers sud d’Abidjan, le cœur était à la fête. Port-Bouet, Koumassi, Marcory. Mais, dans ces communes réputées pour le show, ce n’est pas la ferveur (…) En témoigne le visage présenté par le maquis le ‘’Bunker’, l’un des plus célèbres de la commune. Habituellement, ce coin chaud du quartier ‘’Océan’’ ne désemplit pas ».
Ce manque d’engouement des populations pour la Noel est du, selon Le Temps, au manque de moyens financiers chez les Ivoiriens. « Célébration de la Noel : la galère ‘’tue’’ la fête », peut-on lire en manchette du journal. « La célébration de la naissance du Christ a été toute particulière cette année. Le mardi 24 décembre 2013, les Ivoiriens ne sont pas sortis nombreux pour prendre d’assaut les maquis et autres boites de nuit. Ces endroits chauds qui, les années précédentes refusaient du monde n’ont pas affichés complet cette année (…) A la question de savoir les raisons de cette absence fort remarquée des Ivoiriens dans les maquis et autres bars, les réponses sont toutes les mêmes : le manque d’argent », explique le quotidien.
De son côté, Soir Info se penche sur la situation sécuritaire au cours de cette nuit de fête. « Nuit de Noel à Abidjan : une attaque déjouée », barre le journal à sa Une. Le quotidien fait ainsi savoir que le Commissariat du 16è arrondissement de Yopougon était dans le viseur d’assaillants. « Après la nuit du 4 décembre 2013 où ces personnes sans visage ont attaqué cette base policière, elles ont tenté de remettre le couvert, dans la nuit du 24 au 25 décembre 2013. En tout cas, selon des sources concordantes, c'est l'information persistante, dont disposaient les forces de l'ordre avant la veille de Noël. Prenant donc l'affaire au sérieux, les autorités chargées de la sécurité ont pris des dispositions particulières, pour, non seulement sécuriser les locaux du commissariat du 16ème arrondissement mais aussi, pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, à Yopougon, afin de permettre aux populations de célébrer la fête de Noël dans la quiétude et la sérénité », écrit Soir Info.
Des pro-Gbagbo pourraient être libres
Des proches de Laurent Gbagbo détenus depuis quelque temps pourraient avoir de bonnes nouvelles à la fin de cette année. De fait, deux d’entre eux qui comptent parmi les plus célèbres pourraient être remis en liberté, croit savoir Le Nouveau Courrier. « Tractations au sommet de l’Etat : Simone Gbagbo et Blé Goudé libérés avant le 31 ? », titre à sa Une le journal. Le quotidien qui écrit que, « les cas Simone Gbagbo et Charles Blé Goudé sont au centre des débats entre pouvoir et opposition », explique que cette situation s’explique par le fait que, « Ouattara veut selon toute vraisemblance envoyer des signaux forts à la communauté internationale qui le presse de toute part pour accélérer le processus de paix et de réconciliation ».
De son côté, Le Patriote choisit de se pencher sur la situation des partisans de l’ancien président ivoirien qui vivent en exil. Selon le journal, plus rien ne s’oppose au retour de ceux-ci en Côte d’ Ivoire. « Retour des exilés pro-Gbagbo : Y a plus de palabres ! », s’exclame à sa Une le quotidien. « Le gouvernement s’est engagé à assurer leur sécurité et leur réinsertion dans la société. Le dernier obstacle d’un retour apaisé des pro-Gbagbo a été levé. Plus rien en principe ne justifie donc les hésitations observées ces derniers temps suite aux appels répétées du chef de l’Etat à rentrer au pays. En outre, le contexte sociopolitique actuel invite à faire ce choix (…) les sentiments et ressentiments qui ont amener certains Ivoirien à s’entretuer et d’autres à l’exil sont aujourd’hui derrière nous ».
Cette décrispation n’est pas perçue par Notre Voie. Le quotidien fait savoir que plusieurs officiers proches de l’ancien régime sont dans le collimateur du pouvoir. « Traque des ex-FDS : Konan Boniface convoqué, 4 autres officiers interpellés », livre en manchette le journal. « Loué Félix du GATL, N’Guessan Affro du BSCS, Nicodème Koffi du BASA et Koné Tiégbé de la Marine ont été interpellés le mardi 24 décembre dernier à Abidjan, a-t-on appris de sources militaires concordantes. Dans le même temps, le Colonel-Major Boniface Konan, ex-commandant des FUMACO et ancien chef du théâtre des opérations sous Gbagbo a été convoqué d’urgence par le général Dimandé Vagondo, actuel chef d’Etat-Major particulier d’Alassane Dramane Ouattara », écrit le journal.