Amis de Linfodrome, heureux de vous retrouver ce samedi 21 décembre 2013 pour la revue de presse de ce jour. Le dialogue entre le pouvoir et le FPI, la tournée d’Affi N’guessan dans le nord et l’affaire Gbagbo sont nos sujets dans ce numéro. Bonne lecture à tous !
Dialogue pouvoir-FPI
Fraternité Matin fait savoir qu’au niveau de la situation socio-politique, nous sommes dans « le temps de la décrispation ». Il rapporte des propos des députés et responsables politiques à la clôture hier de la session parlementaire. En effet, Soro Guillaume, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, a dit « je me réjouis de ma tendance actuelle du climat politique de notre pays… Le dialogue politique au plan national devra être poursuivi de près par la représentation nationale en vue de conforter cette heureuse amorce d’embellie socio-économique ». Quant à Affi N’guessan, Président du Front Populaire Ivoirien (FPI), selon la Une de Notre Voie, il a dit, depuis la région de Bouna où il est tournée, au pouvoir : « ouvrez les portails de prisons » pour que les prisonniers politiques recouvrent la liberté. Justement, concernant la libération des prisonniers, du retour des exilés et autres exigences longtemps formulés par le FPI, Le Temps explique « pourquoi le régime cède » maintenant. Selon le journal, le pouvoir Ouattara a subi des pressions, notamment de la France. Car, il est annoncé une visite de Hollande en Côte d’Ivoire pour, soutient le quotidien, constater la réalité de la dictature de Ouattara.
Tournée d’Affi N’guessan, UDPCI
En tournée depuis le début de cette semaine dans le pays lobi, au nord de la Côte d’Ivoire, le Président du FPI avait interdit de meeting à Doropo. L’Expression explique « pourquoi Affi a été chassé ». Selon lui, les populations ne voulaient pas « s’abreuver des discours creux de Affi N’guessan », surtout après la visite de Ouattara en 2012 qui leur a permis de sortir de leur misère. Le Cdt Wattao est à la base du soulèvement des manifestants, indique Le Quotidien d’Abidjan. Il titre « actes de barbarisme à Doropo : comment Affi a évité le piège de Wattao ». Il en veut pour preuve ces propos tenus par certains jeunes qui disaient « nous, on ne veut pas de prisonnier ici. Toi, Affi N’guessan là, tu n’entreras pas chez nous ici. Vous n’avez même pas informé la jeunesse de votre arrivée. Ici là, c’est Wattao ou rien ».
Interrogé par Nord-Sud Quotidien, le Cdt Wattao affirme : « je n’ai pas affaire à Affi ». « Je n’ai absolument rien à voir dans cette affaire… Qu’ils aillent chercher ailleurs ceux qui les ont empêché de tenir leur meeting. Je ne savais même pas qqu’Affi N’guessan était à Doropo… » Qu’à cela ne tienne, à la Une de L’Inter, on lit « après l’agression d’Affi N’guessan, le FPI charge Ouattara ». C’est le ministre Amani N’guessan Michel qui parle. « Nous protestons vigoureusement contre ce qui s’est passé jeudi dernier à Doropo. Ça donne l’impression qu’il n’y a pas de sécurité dans ce pays », a-t-il dit. Puis d’ajouter « avec ce genre de situation dans laquelle un sous-préfet est humilié et bafoué, on ne peut pas parler d’élections ».
L’Union pour la Démocratie et la Paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) a connu des moments difficiles, hier. C’est que son congrès s’est terminé dans le sang, racontent les journaux. Si, à en croire Fraternité Matin, et L’Expression, le parti reconduit son président Toikeusse Mabri à sa tête, a choisi Ouattara comme son candidat pour la présidentielle de 2015, ce ne fut pas facile pour le choix de la responsable des femmes de l’UDPCI, rapporte L’Inter. Au point où cela a provoqué une bagarre qui a fait beaucoup de blessés.
Affaire Gbagbo
« Laurent Gbagbo : despote ou anticolonialiste… le verbe et le sang », le film qui le met à nu ». C’est le titre à la Une de le Patriote. Le journal écrit que selon le réalisateur du film, le Camerounais Saïd Penda, Laurent Gbagbo est un illusionniste, manipulateur, raciste xénophobe, mafieux. Ce dernier déclare même que l’ex-président ivoirien « Gbagbo est un adepte de la françafrique ». Pour ce qui est de son procès à La Haye, le quotidien d’Abidjan dit que les écoutes téléphoniques réalisées par la France sur Laurent Gbagbo et remises à Fatou Bensouda sont un piège entre les mains de la procureure de la CPI, car elle devra dire en vertu de quel pouvoir la force française Licorne, force impartiale, a mis l’ex-président ivoirien sur écoute. Pour l’avocat de Gbagbo, Me Altit, bien qu’il soit en prison, son client Laurent Gbagbo « continuera la lutte pour la paix en Côte d’Ivoire », selon la une de Notre Voie. En effet Me Altit, dans une interview qu’il a donnée à un site, a indiqué que Laurent Gbagbo a déjà fait la prison en Côte D’Ivoire pour son combat pour la démocratie, connu l’exil durant plusieurs années, mais il a continué ce combat. C’est pourquoi, il continuera encore de mener le combat de la paix et de la réconciliation dans son pays.