Bonjours amis lecteurs de Linfodrome.com. C’est avec joie qu’on vous retrouve pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Nous parlerons ce mercredi 18 décembre 2013, de l’élection présidentielle de 2015 ainsi que des nouveaux détails dans l’affaire Gbagbo à la CPI ainsi que de la situation sécuritaire. Bonne lecture.
La CPI sort un nouveau calendrier
Après avoir débouté la Procureure Fatou Bensouda, la Cour Pénale Internationale (CPI) a publié hier, un nouveau calendrier dans l’affaire Gbagbo, indique Notre Voie. « Après l’échec de Fatou Bensouda contre Laurent Gbagbo : voici les nouvelles décisions de la CPI », titre à sa Une le journal. Le quotidien renseigne dans ce sens que, « La Chambre préliminaire 1 ordonne au Procureur de communiquer à la Défense les preuves sur lesquelles elle entend se fonder lors de la procédure de confirmation des charges au plus tard le 13 janvier 2014. Par ailleurs, Fatou Bensouda devra, à la même date, présenter le document amender contenant les charges, la liste modifiée des éléments de preuve et la mise à jour consolidée des éléments constitutifs des crimes ». Notre Voie qui ajoute que la nouvelle audience de confirmation des charges qui devrait se tenir fin mars ou début avril 2014 est la preuve de la volonté de la CPI de « prolonger indéfiniment la détention de Laurent Gbagbo alors que le Procureur a du mal à réunir des preuves contre lui ».
De son côté, L’Inter estime que ce nouveau calendrier est un ultimatum adressé à Fatou Bensouda. « Cour Pénale Internationale : Bensouda sommée de présenter ses nouvelles preuves », peut-on lire en manchette du journal qui écrit que, « 24 h après avoir rejeté l’appel du Procureur contre la décision de la Chambre préliminaire 1 portant ajournement de l’audience de confirmation de charges dans l’affaire à l’encontre de Laurent Gbagbo, un autre calendrier vient d’être établi. C’est en quelque sorte un ultimatum lancé à la Procureure Bensouda pour présenter ses preuves contre l’ancien président ivoirien ».
Pour sa part, Le Quotidien d’Abidjan qui estime que les juges de la CPI ont « tourné le dos à Fatou Bensouda » car, « Les juges de la Cour d’Appel ont confirmé la thèse de l’insuffisance de preuves susceptibles d’ouvrir un procès contre le président Laurent Gbagbo. Et pour cause. Il est reproché à la Procureur de la CPI de n’avoir pas mené de façon juridiquement acceptable, des enquêtes en charges et à décharges portant notamment sur les évènements postélectoraux en Côte d’Ivoire ».
Des Députés en croisade pour Ouattara
A un peu plus d’un an de l’élection présidentielle de 2015, 25 députés issus du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) ont décidé de se battre pour obtenir une candidature unique pour la coalition, nous indique Le Patriote. « Candidature unique du RHDP en 2015 : des Députés choisissent Alassane Ouattara », titre en manchette le journal. « Les choses se précisent. L’idée d’une candidature unique du RHDP pour la présidentielle de 2015 n’est plus une vue de l’esprit. Sur la question, des députés réunis au sein du G25, ont donné leur position », écrit le quotidien. Ces députés, indiquent, par ailleurs que, leur choix s’est porté sur l’actuel président ivoirien car, « c’est lui qui apportera le 2è miracle ivoirien ».
Dans le même sens, L’Expression qui titre en manchette : «Présidentielle 2015 : 25 députés prennent position », publie en intégralité l’adresse de ces parlementaires. Message dans lequel ils appellent, notamment à un soutien populaire au RHDP « (…) Le G15 en appelle donc à l’union des quatre (4) formations politiques susvisées, afin de parvenir à un RHDP plus fort, solidaire et en avant-garde d’un deuxième miracle économique. Mesdames et Messieurs, le G15 voudrait par la présente déclaration, inviter l’ensemble des populations éprises de paix à le rejoindre dans sa démarche de candidature unique du RHDP" (…) », a déclaré Jean Abounouan, député PDCI de Bouaké sous-préfecture, par ailleurs porte-parole de ce mouvement.
Si des députés du PDCI sont favorables à une candidature unique, cette position, ne fait pas l’unanimité au sein du « vieux parti », informe Soir Info. « Coffi Benoit réplique : ‘’le PDCI aura bel et bien son candidat’’ », peut-on lire en manchette du journal. Le quotidien indique que selon le directeur de l’immatriculation au PDCI, le PDCI aura un candidat car, « c’est une exigence du Congrès qui ne saurait être violée ». Cependant, selon Soir Info, Michel Coffi Benoit « se défend d’être opposé à l’idée d’une candidature unique ».
Frayeur à Agban
Le camp militaire d’Agban était animé hier d’une ambiance particulière qui a fait craindre aux riverains une attaque, nous indique L’Expression. « Grosse frayeur hier : la caserne d’Agban a pris feu », titre en le journal en manchette. Selon le quotidien, « un incendie s’est déclenché à 9h dans le bâtiment de l’escorte. A en croire une source basée à l’intérieur du camp, le bâtiment a été partiellement ravagé par les flammes ».
Sur la question, Le Patriote donne des détails. « Détonations hier à Abidjan : ce qui s’est passé au camp d’Agban », livre à sa Une le journal qui écrit que, « les détonations qui ont été entendues ne sont pas celles d’armes à feux, comme l’ont tenté de faire croire les oiseaux de mauvais augure. Il s’agissait plutôt de l’explosion d’une bouteille de gaz. Nos sources indiquent qu’une mauvaise manipulation de la bouteille aurait déclenché un incendie au domicile de l’un des habitants de la cité ».
Quant à L’Inter, il s’intéresse à la situation militaire mais, cette fois à l’ouest du pays. « Menace de déstabilisation : des drones et des MI-24 déployés à l’ouest », peut-on lire en manchette du journal. Le quotidien explique que, « Le conseil de sécurité a en effet décidé que l'effectif des soldats de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (Onuci) soit réduit d'environ 3000 hommes. Il ne resterait donc plus que près de 6250 casques bleus sur le territoire ivoirien. Selon un haut gradé de l'Onuci, qui s'exprimait sur le sujet hier sur Onuci.fm, cette réduction est la conséquence de la normalisation progressive de la situation sociopolitique en Côte d'Ivoire. En clair, c'est parce que le pays est moins en proie à des soucis sécuritaires que l'Onu veut réduire ses casques bleus pour les redéployer sur d'autres terrains plus agités comme le Mali, et la Centrafrique. Mais, a-t-il assuré, ce dégraissage ne devrait pas affecter les mesures sécuritaires prises par les Nations Unies pour parer à toute velléité de déstabilisation de la Côte d'Ivoire. C'est du reste pour cela que la sécurité va être renforcée avec d'une part, l'installation de drones pour boucler la frontière ivoiro-libérienne et le déploiement de Mi-24 acheminés du Liberia ».
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