Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour notre revue de la presse nationale. Deux sujets au menu de ce mardi 17 décembre 2013. L’affaire Gbagbo à la CPI et l’élection présidentielle de 2015. Bonne lecture.
Les juges refusent de suivre Bensouda
Les juges de la Cour Pénale Internationale (CPI) ont décidé de ne pas donner de suite favorable à la requête de Fatou Bensouda qui avait fait appel de la décision de la Cour d’ajourner l’audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo, nous apprend Soir Info. « CPI, affaire Laurent Gbagbo : Bensouda déboutée, hier », barre le journal à sa Une. Dans un communiqué publié sur son site et relayé par le quotidien, la CPI indique que, « La Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a rejeté l’appel du Procureur contre la décision de la Chambre préliminaire I portant ajournement de l'audience de confirmation des charges dans l'affaire à l’encontre de Laurent Gbagbo.
Suite à cette décision, la Chambre préliminaire I établira en temps voulu un nouveau calendrier pour la divulgation de preuves supplémentaires ainsi que pour les soumissions écrites du Procureur, de la Défense et des victimes participant à cette affaire. Le 3 juin 2013, la Chambre préliminaire I avait rendu, à la majorité, une décision portant ajournement de l'audience de confirmation des charges et avait demandé au Procureur « d’envisager d’apporter, dans la mesure du possible, des éléments de preuve supplémentaires ou de procéder à de nouvelles enquêtes ».
La joie des pro-Gbagbo
Cette nouvelle décision de la CPI, les partisans de Laurent Gbagbo la voit comme une victoire pour leur champion. « la CPI rejette l’appel de Fatou Bensouda : une nouvelle victoire pour Gbagbo », peut-on lire à la Une de Notre Voie qui indique que, « Fatou Bensouda essuie ainsi son deuxième plus gros revers dans sa tentative de rendre Laurent Gbagbo coupables de crimes commis pendant la crise postélectorale entre fin novembre 2010 et avril 2011. Les partisans de Gbagbo sont légitimement fonder à réclamer la libération de leur champion ».
De son côté, Le Quotidien d’Abidjan met en avant le manque d’éléments à charge contre l’ancien président ivoirien. « la CPI persiste et signe : pas de preuves pour un procès contre Gbagbo », écrit le journal à sa Une. A en croire le quotidien, «on peut le dire sans risque de se tromper qu’il n’y aura pas de procès contre Laurent Gbagbo. Les juges de la CPI ont rejeté hier, l’appel de la Procureure contre la décision de la chambre préliminaire 1 portant ajournement de la confirmation des charges ». Selon le journal, cette nouvelle décision « fait renaitre l’espoir dans le camp Gbagbo et ravive la joie dans le camp Ouattara ».
Quant à LG Infos, il indique que cette décision est vécue comme « un deuil au Palais d’Abidjan ». Selon le journal, « l’onde de choc de choc du rejet de l’appel de Fatou Bensouda a été tellement forte qu’au dire de sources généralement bien informées, il a secoué le Palais du Plateau. Selon nos sources, le travail a laissé la place aux commentaires les plus passionnés (…) ».
Les explications du camp Ouattara
Du côté des partisans du président ivoirien, Alassane Ouattara, on essaie d’expliquer les contours de cette décision venue de La Hay. C’est ce à quoi s’attèle Le Patriote qui titre en manchette : « Cour Pénale Internationale : Pourquoi Gbagbo ne sera pas jugé avant 2015 ». A en croire le journal, cette décision n’est pas réellement faite pour arranger les choses pour l’ancien président ivoirien. « Avec cette décision de la chambre d’Appel, un nouveau calendrier pour la confirmation des charges s’impose (…) L’Accusation dispose de, lorsque la Chambre préliminaire aura convenu d’une date d’un délai de d’au moins six mois pour déposer les preuves supplémentaires et trois mois seront donnés à la Défense (…) L’on s’achemine donc inexorablement vers la fixation d’une nouvelle date certainement courant fin 2014 pour l’audience de confirmation des charges ».
Quant à Nord-Sud Quotidien, il donne des précisons sur les raisons qui ont milité en faveur de cette décision des juges. « Rejet de l’appel de Bensouda contre Gbagbo : la vérité sur la dernière décision », barre le journal à sa Une. Le quotidien explique que, « La Haye attend toujours du Procureur qu’elle apporte des ‘’preuves supplémentaires’’ à ses allégations, afin d’attester des faits de crimes qu’elle reproche à l’ex-chef d’Etat. Ce n’est qu’après la présentation de ces éléments censés confondre le mis en cause que la Chambre élaborera, selon elle, un nouveau calendrier de la procédure ».
Le RHDP resserre les rangs
Le Président de la République, Alassane Ouattara, candidat à sa propre succession pourrait bien bénéficier du soutien qu’il espère d’Henri Konan Bédié en 2015, indique L’Inter. « Présidentielle 2015 : Bédié déroule le tapis rouge à Ouattara », titre en manchette le journal. Le quotidien qui s’inspire principalement du message d’Henri Konan Bédié adressé à Alassane Ouattara lors de son dernier meeting à Yamoussoukro écrit que, « le président du PDCI a une claire idée de ce cheval sur lequel devra miser le moment venu la coalition des partis houphouétistes. Il s’agit vraisemblablement de Ouattara à qui Bédié entend confier la mission de défendre les couleurs du RHDP ».
Cette position est également partagée par Le Patriote. « Présidentielle 2015, RHDP ; Ouattara et Bédié en phase ». « Le puzzle concernant une probable candidature unique pour la présidentielle de 2015 du côté du RHDP, est en train de se former. En effet, sur la question, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié semblent en phase », écrit le journal qui s’appuie également sur le message de Bédié lu par Ahoussou Jeannot à Yamoussoukro.
De son côté, Notre Voie s’intéresser à la présidentielle de 2015 au niveau d’un autre parti du RHDP, l’Union pour la Démocratie et la Paix en Côte d’Ivoire (UDPCI). A en croire le journal, « s’il y a un sujet qui divise l’UDPCI et risque de gripper les travaux du deuxième Congrès, c’est bien la présidentielle de 2015. Comme les autres partis membres du RHDP, la question à la question à laquelle le Congrès sera appelé à répondre est de savoir si l’UDPCI présentera un candidat à la future présidentielle en Côte d'Ivoire.