Politique nationale

Ouattara acculé de toutes parts trouve refuge à Yamoussoukro

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ouattara-accule-de-toutes-parts-trouve-refuge-a-yamoussoukro Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d'Ivoire PH/D.R
Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. C’est avec le même plaisir que nous vous retrouvons pour notre revue de la presse nationale. Au menu de ce samedi 7 décembre 2013, la commémoration de l’anniversaire de la mort d’Houphouët-Boigny, et les relations entre les institutions internationales et la Côte d’Ivoire. Bonne lecture !

L’ONU charge encore Ouattara

Quelques jours après la publication du rapport des experts de l’Organisation des Nations Unies (ONU), le gouvernement ivoirien est une nouvelle fois indexé par l’organisation internationale, nous indique Le Temps. « Exactions, persécutions, crimes de Dozo : un autre rapport de l’ONU enfonce Ouattara », barre le journal à sa Une. « Un rapport de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), rendu publique le vendredi 6 décembre 2013(…) relève des ‘’abus des droits de l’Homme commis par les chasseurs traditionnels communément appelés les Dozo », écrit le quotidien qui ajoute « qu’en l’espace d’une semaine, deux rapports mettent à nue les mauvaises pratiques dictatoriales du régime Ouattara. La division des droits de l’Homme de l’ONUCI a confirmé qu’au moins 228 personnes ont été tuées par les Dozo ».

Ce nouveau rapport est perçu par Notre Voie comme un échec de la gestion d’Alassane Ouattara. « Il est incapable de gérer la Côte d’Ivoire : Ouattara totalement encerclé », livre à sa Une le journal qui écrit que ce rapport de l’ONUCI est « un autre coup de massue pour le régime Ouattara après les accusations graves de manœuvres d’assassinats contre les opposants exilés au Ghana ». Le quotidien ajoute que, « le chef de la Division droit de l’Hommes de l’ONUCI a rapporté que des exécutions sommaires, des actes de torture et détentions arbitraires (…) ont été commis par les Dozo ».

De son côté, L’Inter met en avant le nombre de victimes qu’auraient fait les Dozo. « L’ONU accuse les dozos d’avoir tué 228 personnes », titre à sa Une le journal. A en croire le quotidien, « dans un rapport publié hier, l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), en collaboration avec le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH), a dénoncé les exactions commises dans des activités de sécurité par ces chasseurs traditionnels. Selon ce document, les violations commises par les Dozos comprennent des atteintes au droit à la vie, y compris des meurtres, des exécutions sommaires, des arrestations et détentions illégales, des actes de pillage et d’extorsion. Et, ces investigations menées par la Division des droits de l’Homme de l’ONUCI précisent qu’au moins 228 personnes ont été tuées, 164 autres blessées par balles ou à l’arme blanche et 162 personnes arrêtées et détenues illégalement par des Dozos entre mars 2009 et mai 2013 ».

Fadi El Abdallah à Abidjan

En visite à Abidjan, Fadi El Abdallah, porte-parole de la Cour Pénale Internationale (CPI) s’est prononcé sur les différentes procédures concernant la Côte d’Ivoire engagées à La Haye, nous fait savoir Le Nouveau Réveil. « Liberté provisoire de Gbagbo, transfèrement de Simone Gbagbo et Blé Goudé, poursuite des pro-Ouattara : le porte-parole de la CPI clarifie tout », titre en manchette le journal. Sur le cas des poursuites contre le camp Ouattara, le porte-parole de la Cour a indiqué que, « le bureau du Procureur enquête d’une façon qui est parfaitement impartiale (…) Les enquêtes se poursuivent continuent dans le cadre de l’autorisation qui a été donnée pour enquêter sur des crimes qui auraient été commis dans les deux camps. Et selon les éléments de preuves qui seront réunies, il ya aura d’autres demandes de mandats d’arrêts ou de citation à comparaitre ».

De son côté, Notre Voie relève les « difficultés » de la CPI en ce qui concerne le cas Gbagbo. « La CPI en difficulté sur le dossier Gbagbo », titre en manchette le journal. Le quotidien écrit que, « A en croire le porte-parole de la CPI, l’appel de Fatou Bensouda demandant la révision de la position de la chambre préliminaire relative à l’insuffisance de preuves n’a pas connu son dénouement et par conséquent, Bensouda ne peu déposer son supplément de preuves ».

Quant à Nord-Sud Quotidien, il choisit de se pencher sur les cas de Simone Gbagbo et de Charles Blé Goudé. « Transfèrement de Simone Gbagbo et de Blé Goudé : la CPI refuse tout deal », barre à sa Une le journal qui indique que, «Selon le porte-parole de la CPI, les dossiers suivent leur cours jusqu’à aboutissement. Sur ce point, il a insisté disant qu’il est complètement impossible de faire ce genre de marchandage ».

Houphouët-Boigny, 20 ans après

Ce samedi 7 décembre 2013 marque le 20è anniversaire de la disparition de Félix Houphouet-Boigny. A cette occasion, nous apprend Le Patriote, une cérémonie d’hommage est prévue pour le premier président ivoirien. « 20 ans après sa disparition, Ouattara ressuscite Houphouët », livre à sa Une le journal qui indique « qu’en présence du chef de l’Etat, le père de la Nation sera célébré avec tous les honneurs dû à ce rang » .

Le Nouveau Réveil, pour sa part donne les détails de cette cérémonie. « 20 ans après sa disparition : Houphouët convoque tous ses enfants à Yamoussoukro », peut-on lire à la Une du journal. « A l’initiative du président Bédié et du président Alassane Ouattara mais également de Thérèse Houphouët-Boigny et de la famille Houphouët toute la République est conviée à cette commémoration qui se veut mémorable », écrit le journal qui ajoute que cette cérémonie sera l’occasion pour les présidents Bédié et Ouattara « d’offrir à la Côte d’Ivoire et au monde cette belle image d’unité et de cohésion retrouvée au sein de la grande famille d’Houphouët-Boigny ».

Abraham KOUASSI
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