Politique et Justice

Ouattara acculé par « ses amis », impatience à La Haye

Publié le Modifié le
ouattara-entrouattara-accule-par-ses-amis-impatience-a-la-haye La CPI fait pression sur Abidjan pour le transfèrement de Charles Blé Goudé PH/D.R
Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. C’est avec plaisir qu’on vous retrouve pour notre quotidienne revue de la presse nationale. Au menu de ce mardi 3 décembre 2013, l’affaire Blé Goudé à la CPI, ainsi que le rapport des experts de l’Onu sur la Côte d’Ivoire. Bonne lecture !

Blé Goudé réclamé à La Haye

Le leader de l’ex-galaxie patriotique, Charles Blé Goudé fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour Pénale Internationale (CPI). Et, l’institution basée à La Haye entend bien voir ce proche de Laurent Gbagbo comparaitre devant elle, fait savoir Soir Info. « Côte d’Ivoire : pour Blé Goudé, grosse pression sur le régime. Une date butoir donnée », barre le journal à sa Une. De fait, selon le quotidien, « Dans sa décision du 2 décembre, le juge unique de la Chambre préliminaire 1 accorde un délai aux autorités ivoiriennes pour fournir leurs observations dans le dossier « Charles Blé Goudé » : elles ont jusqu’au lundi 13 janvier 2014, au plus tard, pour présenter leurs observations sur le statut de la mise en œuvre de la demande d'arrestation et de remise du suspect ». A en croire le journal, cette décision de la CPI « accroît la pression sur le régime d’Abidjan ».

De son côté, Le Nouveau Courrier estime que cette position de l’instance internationale est une preuve supplémentaire de sa partialité. « Transfèrement de Blé Goudé : la CPI revient à la charge », titre en manchette le journal qui écrit que « dans son communiqué publié hier, lundi 2 décembre, l’institution judiciaire se ridiculise davantage (…) En clair, la CPI demande au régime Ouattara de lui signifier au plus tard le 13 janvier prochain s’il s’engage à poursuivre Charles Blé Goudé en Côte d’Ivoire ou le laissera aux mains de la CPI. Evidemment que le camp Ouattara répondra qu’il préfère poursuivre l’ex-héraut des jeunes patriotes dans son pays ».

Cette position n’est pas celle de L’Expression. Selon le journal, « le procureur de la CPI veut coûte que coûte la tête de Charles Blé Goudé ». « Crimes contre l’humanité : la CPI veut à tout prix Blé Goudé », titre en manchette le quotidien. Le journal indique dans ce sens que, « le juge unique de la chambre préliminaire I de la Cour a ordonné hier, au greffier de réitérer la demande d’arrestation et de remise du ‘’Général de la rue’’ ainsi que de lui rappeler son obligation d’exécuter cette demande. Le juge a demandé aux autorités d’Abidjan de présenter, au plus tard le lundi 13 janvier 2014, leurs observations sur le statut de la mise en œuvre de la demande d’arrestation et de remise de Charles Blé Goudé ».

Projet d’assassinat des pro-Gbagbo, le démenti du gouvernement

Mis en cause par un rapport d’experts de l’Organisation des Nations Unies (ONU) dans un projet qui vise à assassiner des exilés pro-Gbagbo, le gouvernement ivoirien a rejeté ces accusations, renseigne L’Inter. « Tentative d’assassinat des pro-Gbagbo au Ghana, Ouattara réagit aux accusations de Dramani : ‘’ce ne sont pas nos méthodes’’ », peut-on lire à la Une du journal. Le quotidien explique que, « Le gouvernement ivoirien a répondu aux informations communiquées par Accra à des enquêteurs de l'ONU relatives à une tentative d'assassinat et d'enlèvement d'exilés pro-Gbagbo au Ghana. Hier lundi 2 décembre, à l'issue d'un conseil des ministres qui s'est tenu au Palais présidentiel, le porte-parole du gouvernement, Koné Bruno Nabagné, a réagi au rapport d'enquête des experts onusiens. « Cela fait deux ans et demi que le président Alassane Ouattara est au pouvoir et le gouvernement est à l’œuvre. Ce ne sont pas nos méthodes », a-t-il indiqué.

Dans le même sens, Nord-Sud Quotidien titre en manchette : « Accusé de vouloir tuer les pro-Gbagbo en exil : le gouvernement dément ». Le journal indique que, « La Côte d’Ivoire dirigée par Alassane Ouattara ne peut, à en croire le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné, se rendre coupable de telles bassesses ». Le quotidien ajoute que selon le ministre, « le texte en question comporte des insuffisances ». « Il (le prétendu rapport, Ndlr) dit que les experts précise ne pas être en mesure de vérifier de manière indépendante les informations du gouvernement ghanéen. A partir de ce moment où le texte lui-même dit cela, quel crédit voulez-vous que nous lui accordions ? », s’est interrogé Koné Bruno.

Quant à Notre Voie, il donne des précisions sur ledit rapport en publiant de larges extraits de son contenu. « Tentative d’assassinat d’opposants en exil, financement de mercenaires : voici le rapport explosif contre Ouattara », titre le journal à sa Une. Sur le cas du projet d’assassinat des dignitaires pro-Gbagbo au Ghana, le rapport qui date du 19 novembre 2013 et qui est signé du « groupe d’experts sur le Libéria », indique que « lors d’une réunion organisée le 10 juillet 2013 par le Conseil national ghanéen de Sécurité, les autorités ghanéennes ont déclaré au groupe d’experts que la situation des réfugiés pro-Gbagbo résidant au Ghana s’était aggravée quand le gouvernement avait envoyer sur place des agents chargés d’assassiner ou d’enlever des partisans réfugiés du régime Gbagbo. Les autorités ghanéennes ont affirmé avoir déjoué au moins deux opérations de ce type au début de l’année 2013 et ont déclaré qu’au moins un ancien partisan du régime Gbagbo rentré en Côte d’Ivoire aurait été enlevé et était porté disparu ».

Abraham KOUASSI
Voir ses articles