Bonjour fidèles lecteurs Linfodrome.com, heureux de vous retrouver pour notre quotidienne revue de la presse nationale. Nous parlerons ce lundi 2 décembre 2013 de la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire, de la présidentielle de 2015 ainsi que de l’actualité au sein de l’opposition ivoirienne. Bonne lecture !
L’opposition tance Ouattara
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) a organisé le samedi 30 novembre 2013, une cérémonie pour marquer l’an 2 du transfèrement à La Haye de son fondateur, Laurent Gbagbo. A cette occasion, fait savoir L’Inter, l’ex-parti au pouvoir s’est adressé au régime d’Alassane Ouattara. « Transfèrement de Gbagbo à la CPI, le FPI à Ouattara : ‘’Rira bien qui rira le dernier », barre t-il à sa Une. Le quotidien indique que Sangaré Aboudramane, proche de Gbagbo a, au cours de cette rencontre fait la déclaration suivante, pour commenter ce que sera la Côte d’Ivoire après « le triomphe de la vérité » : « (…)le vrai sera le vrai, le faux sera le faux, le beau sera le beau, le laid sera le laid, la victime sera la victime, le bourreau sera le bourreau, le gentil sera le gentil, le méchant sera le méchant, l’ange se fera ange, le diable se fera diable et la Côte d’Ivoire qui, aujourd’hui, marche sur la tête, se redressera et marchera sur les pieds. Rira bien qui rira le dernier. Le renard passe, passe, chacun à son tour ».
De son côté, Le Nouveau Courrier met en exergue les commentaires faits par l’ex-ministre des Affaires étrangères sur la vie de l’ex-président ivoirien. « Commémoration de l’an 2 du transfèrement à La Haye : les confidences de Sangaré sur Gbagbo », peut-on lire en manchette du journal qui écrit que, « le conférencier a indiqué que son combat n’est pas un combat pour le pouvoir mais pour la dignité de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique. Il a longuement édifié l’assistance sur l’enfance, le parcours et le combat politique de Gbagbo depuis les années de la clandestinité jusqu’à son avènement au pouvoir en 2000. Aboudramane Sangaré a donc conclu que Gbagbo n’a pas sa place à la prison de Scheveningen à La Haye ».
La situation de Laurent Gbagbo a été également évoquée par Ouattara Gnonzié au cours d’une interview qu’il a accordée à Soir Info. « Interview vérité, Ouattara Gnonzié explose : ‘’Dans une justice normale, on aurait dû libérer Gbagbo », peut-on lire à la Une du journal. Le secrétaire général du Rassemblement pour la Paix, le Progrès et le Partage (RPP) a commenté l’affaire Gbagbo en ces termes : « Sur le cas de Laurent Gbagbo, lors de sa première sortie à la CPI sur la confirmation ou l’infirmation des charges, les magistrats ont indiqué à la procureure que son dossier n’était pas suffisant, et qu’il fallait qu’elle retourne sur le terrain pour chercher d’autres preuves. Dans une justice normale, je pense qu’on aurait dû le libérer. C’est pourquoi je pense qu’il doit être libéré ». En outre, il a invité le gouvernement à « faire attention sur la question des emprisonnements politiques ».
Une nouvelle attaque signalée à Akouédo
L’ancien camp militaire d’Akouédo aurait été la cible d’une attaque le dimanche 24 novembre 2013, nous indique Le Quotidien d’Abidjan. « Insécurité chronique : le commando invisible frappe encore Akouédo », livre à sa Une le journal. A en croire le quotidien, « les auteurs de cette seconde attaque ayant certainement une seule cible à atteindre et ne voulant donc pas s’attirer inutilement la foudre des bérets rouges et des autres forces qui campent en ces lieux n’ont pas fait usage de leur arme. On ne déplore donc pas de perte en vie humaine même si, le bilan de l’attaque est lourd de conséquences. C’est que, l’unité centrale et le disque dur du service informatique ont été emportés ».
Pour sa part, Le Nouveau Courrier informe que des menaces planent sur la sécurité des exilés ivoiriens. « Tentative d’assassinat d’exilés ivoiriens » : le Ghana accuse le régime Ouattara », titre le journal à sa Une. Le quotidien écrit que, dans leur dernier rapport daté du 25 novembre 2013, « des experts onusiens en charge de la surveillance de l’embargo sur les armes, non pas en Côte d’Ivoire mais au Liberia disent très clairement que si l’on s’en tient à des informations rapportées par les autorités d’Accra, le régime Ouattara a envoyé des agents de ‘’ses services spéciaux’’ au Ghana dans l’objectif de tuer ou d’enlever des opposants en exil dans ce pays voisin ».
Quant à Soir Info, il se penche sur les actions qui seront menées par la France afin de sécuriser la ville d’Abidjan. « Les mois à venir, la sécurisation de la ville d’Abidjan se fera avec l’appui de plusieurs cameras de surveillance de dernière génération. Commencée avec une demi-dizaine de cameras lors de la mise en route de la force de sécurité mixte, à savoir le Centre de Coordination des Décisions Opérationnelles (CCDO), la sécurité va s’améliorer avec l’arrivée d’une importante quantité de ces appareils de surveillance », indique le journal.
Présidentielles 2015
Les élections se dérouleront en 2015. Et déjà à en croire la Une de Fraternité Matin, le Président Ouattara a dit : « partis politiques, préparez-vous ! ». Il leur a lancé cet appel depuis Bouaké, en réponse aux États Généraux de la République réclamés par le Front Populaire Ivoirien (FPI). « Je suis préoccupé par comment rattraper le temps que nous avons perdu à cause de la crise post-électorale. Je leur dis que les élections auront lieu en 2015 et il serait bon qu’ils se mettent au travail pour préparer ces élections. Ce serait plus utile que de vouloir des États généraux », a déclaré Alassane Ouattara. Au niveau du parti présidentiel, le train est déjà lancé. Dans Le Patriote, le porte-parole du Rassemblement des Républicains (RDR), Joël N’guessan, présentant les leçons de la visite de Ouattara dans le Gbêkè, a rappelé les propos du chef de l’État qui compte sur l’alliance RHDP pour gagner la présidentielle. « …La Côte d’Ivoire gagne avec un RHDP fort et uni. L’enseignement que l’on doit tirer est que pour 2015, nous devons garder cette cohésion pour continuer l’œuvre de reconstruction entamée… », lit-on. Pourtant, Le Quotidien d’Abidjan avance qu’à l’approche de ces élections, Ouattara a « de gros soucis ». D’une part, sa relation avec Soro Guillaume se serait tellement dégradée qu’il ne veut pas compter sur lui pour sa réélection. De l’autre, la probable candidature de Bédié le menace, tandis qu’à l’UDPCI, un autre allié au sein du RHDP, les militants disent : « notre parti ne peut pas être un club de soutien à Ouattara ». Ils invitent leur président Mabri à se présenter en 2015. Mais « Quelle CEI EN 2015 » pour organiser ces élections, c’est la sujet du dossier de Nord-Sud Quotidien. Des leaders politiques et de la société civile interrogés ont unanimement indiqué que la Commission Électorale Indépendante (CEI) actuelle est obsolète, qu’il faut la reconstituer.