Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. C’est avec plaisir que nous vous retrouvons pour notre revue de la presse nationale. Au menu de ce samedi 30 novembre 2013, deux sujets. La visite du chef de l 'Etat dans le Gbêkê ainsi que la Cour Pénale Internationale (CPI). Bonne lecture !
Fin de visite pour Ouattara
Le Président de la République, Alassane Ouattara a achevé hier vendredi sa visite d’Etat dans le Gbêkê. Lors de sa conférence de presse de clôture à Bouaké, le chef de l’Etat s’est exprimé sur l’actualité politique, notamment la proposition faite par le Front Populaire Ivoirien concernant les ‘’états généraux de la République’’, nous indique Le Patriote. « Ouattara à propos des états généraux de la République : ‘’Pour moi, c’est une perte de temps’’ », barre à sa Une le journal. Sur le sujet, Alassane Ouattara, à en croire le quotidien a fait la déclaration suivante : « Je voudrais que les aux uns et les autres comprennent que le monde a changé. Il est important que nous nous mettions au travail. Et pour moi, se réunir pour parler n’est pas une bonne manière de gérer les affaires de l’Etat ».
Dans le même sens, L’Expression fait savoir que le chef de l’Etat, au lieu des états généraux a demandé au FPI de se préparer pour 2015. « Ouattara répond au FPI : allez-y, préparer les élections », peut-on lire en manchette du journal. « (…) Moi je les invite à préparer les élections de 2015 qui se tiendront dans moins deux ans. Moi, je suis préoccupé par comment rattraper le temps que nous avons perdu à cause de la crise postélectorale. Je leur dis que les élections auront bel et bien lieu en octobre 2015 et il serait bon qu’ils se mettent au travail pour préparer ces élections-là. Ce serait plus utile que de vouloir voir des états généraux », a expliqué Alassane Ouattara.
Cette position du Président ivoirien n’est pas partagée par Notre Voie. « Rejet des états généraux de la République : la parole vaut mieux que le fusil », titre en manchette le journal qui écrit que, « A Bouaké où il animait un meeting, Alassane Dramane Ouattara a rejeté les états généraux de la République que propose le Front Populaire Ivoirien propose pour définitivement sortir le pays de la grave crise que la Côte d’Ivoire a connue ces 10 dernières années. Habitué à ne prospérer qu’en eau trouble, Ouattara ne peut donc pas accepter ce qui s’inscrit dans la normalité ». Le quotidien ajoute que, « les propos du chef de l’Etat confirment à l’évidence les réflexions de ceux qui ont toujours soutenu que la création de la CDVR n’est pas l’émanation de la volonté de ramener la paix dans le pays, mais de contenter Charles Konan Banny pour son soutien apporté à la rébellion ».
Dans le même sens, Le Quotidien d’Abidjan indique que, « avec le rejet des états généraux de la République, Alassane Ouattara achève de convaincre qu’il est un obstacle majeur au retour de la paix dans le pays ».
De son côté, Fraternité Matin choisit de s’intéresser aux questions de développement liés à cette tournée. « Fin de la visite d’Etat dans le Gbêkê : les engagements forts du Président Ouattara », livre le quotidien à sa Une. Le journal gouvernemental fait le commentaire suivant : « Cinq jours dans le Gbêkê, une demi-douzaine d’engagements forts. Voici résumée la visite d’Etat que vient d’effectuer le Président de la République dans le Gbêkê. Revalorisation des salaires des fonctionnaires, production d’eau potable, construction de l’autoroute Bouaké-Yamoussoukro… ».
La CPI toujours dans le collimateur de l’Afrique
La Cour Pénale Internationale (CPI) est souvent critiquée par les Etats africains. Ces nombreux coups de boutoir de l’UA, notamment ont conduits l’instance internationale à modifier ses procédures, nous fait savoir L’Inter. « Justice internationale : les Africains obligent la CPI à changer de règles », barre à sa Une le journal. Le quotidien indique « qu'achevant ses travaux ce jeudi 28 novembre 2013, l'Assemblée des États parties au Statut de Rome - les pays membres de la Cour pénale internationale (CPI) -, dans un contexte de tension entre la Cour et ses 34 membres africains, a décidé d'apporter des modifications à la conduite des procédures. Désormais, il revient aux magistrats d'estimer si les nouvelles mesures sont applicables ou non, et conformes ou non au Statut. La mesure la plus emblématique consiste à autoriser un accusé « mandaté pour assumer une fonction officielle exceptionnelle » dans son pays, à ne pas assister en personne aux audiences de son procès, et à n'être représenté que par son avocat. Une mesure qui fait aussitôt penser au cas Uhuru Kenyatta ». Cependant, le journal précise que le sort de Laurent Gbagbo « ne sera point affecté par ces nouvelles mesures ».
Pour sa part, Le Quotidien d’Abidjan estime que ces nouvelles dispositions sont une reculade pour l’instance judicaire internationale. « Chasse aux Africains : la CPI recule devant l’UA », peut-on lire en manchette du journal qui écrit que « ces mesures qui arrangeraient les choses pour Kenyatta sont contraires au principe fondamental du Statut de Rome qui stipule que l’accusé doit être présent à son procès ».