Politique nationale

Révélations de Ouattara sur Bédié, ce qui s’est passé à La Haye

Publié le
revelations-de-ouattara-sur-bedie-ce-qui-s-est-passe-a-la-haye Alassane Ouattara et Henro Konan Bédié, PH/D.R
Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com, heureux de vous retrouver pour votre quotidienne revue de la presse nationale. Nous parlerons ce vendredi 29 novembre 2013 de la présidentielle de 2015, de la visite du chef de l’Etat dans le Gbêkê tout donnant des nouvelles de Gbagbo et ses proches. Bonne lecture !

Ouattara drague Bédié encore et encore pour 2015…

En visite dans le Gbêkê, le Président de la République Alassane Ouattara se prépare déjà pour l’élection présidentielle de 2015. A cette consultation, le numéro un ivoirien veut bénéficier du soutien de ses alliés, notamment le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), nous indique Le Patriote. « Le Président Ouattara à Béoumi : ‘’Nous devons continuer avec le RHDP en 2015’’ », barre le journal à sa Une. « Vous savez, quand les enfants d’Houphouët-Boigny s’entendent, se retrouvent, la Côte d’Ivoire se met en marche (…) C’est ce qui se passe actuellement. On ne change pas une équipe qui gagne. Donc, l’équipe Alassane Ouattara avec le RHDP doit continuer en 2015 pour faire en sorte que la Côte d’Ivoire avance plus rapidement », a déclaré Alassane Ouattara selon le quotidien.

Nord-Sud Quotidien de son côté met en exergue des révélations faites par le Président de la République sur ses rapports avec Henri Konan Bédié en 2011. « Présidentielle 2015 : Ouattara parle à Bédié », titre à sa Une le journal. Le quotidien qui indique « qu’Alassane Ouattara a indiqué que le soutien du président du PDCI est allé au-delà du report de voix », livre la révélation suivante faite par le chef de l’Etat : « Quand nous étions au Golf, nos suites étaient face à face. Après deux, trois quatre semaine je suis allé voir mon aîné et je lui ai dit : ‘’Président, vous savez, nous pouvons faire en sorte que vous soyez sécurité à Daoukro’’. Il m’a dit : ‘’Non Alassane, je ne peux pas te laisser ici et partir. Je reste avec toi. Et le président Bédié est resté avec moi jusqu’au 11 avril, quand l’Hôtel du Golf a été libéré ».

… Et lance de grands travaux

Au-delà de l’aspect politique, cette visite est également le lieu pour Alassane Ouattara de se prononcer sur les questions de développement, nous fait savoir Soir Info. « Visite d’Etat dans le Gbêkê, Ouattara aux populations : ‘’Voici ce qui est essentiel pour la réalisation des promesses’’ », peut-on lire en manchette du quotidien. Le journal écrit que, « Devant les populations sorties massivement, le président de la République a expliqué que ce qui est essentiel pour la réalisation des promesses, est la paix. Il a déclaré qu’il compte sur les populations pour avoir une paix durable. « Je sais que vous avez énormément souffert (…). Je condamne ces actes qui ont fait tant de torts aux populations de cette région (…). Ce qui est réconfortant, c’est de pouvoir nous dire que cette crise est derrière nous », a indiqué le numéro 1 ivoirien, soulignant que c’est la victime qui rend le pardon possible ».

Pour sa part, Fraternité Matin fait savoir que le chef de l’Etat a posé la première pierre pour la construction d’un pont à Béoumi. « Après 40 ans d’attente : un nouveau pont lancé sur le Bandama », livre en manchette le journal. Le quotidien gouvernemental renseigne sur les détails de cet ouvrage. « Il va mesurer 304 mètres de long avec des appuis qui pourront aller jusqu’à 20 mètres de profondeur dans le fleuve Bandama. Il aura huit travées pour une largeur de 10 mètres avec des chaussées de 7,5m dans les deux sens », écrit le journal qui que ce pont qui va permettre de « désenclaver Béoumi » sera disponible « au bout de 15 à 20 mois de travaux ».

Quant à Notre Voie, il relève un « incident » qui s’est déroulé au cours de la rencontre de Béoumi. « Hier à Béoumi, Ouattara humilie le chef de Canton », peut-on lire en manchette du journal qui explique que le chef de l’Etat a refusé de se faire vêtir par un chef Baoulé comme cela est de coutume lors de ce genre de rencontre.

2 ans de détention à La Haye pour Gbagbo

Transféré à La Haye, siège de la Cour Pénale Internationale le 29 novembre 2011, Laurent Gbagbo boucle sa deuxième années dans les geôles de l’instance internationale, nous indique Notre Voie qui estime que cet acte met à mal le processus de réconciliation. « Déportation de Gbagbo à la CPI : il ya 2 ans, ils tuaient la réconciliation », livre à sa Une le journal qui écrit « qu’il y a 2 ans, le duo Sarkozy-Ouattara déportait le président Gbagbo à la CPI, mettant ainsi en péril la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire ».

L’Inter revient aussi sur cet anniversaire en titrant en manchette : « Justice internationale : il ya 2 ans, Gbagbo était transféré à la CPI ». Le quotidien qui réédite un article publié le 29 novembre 2011 indique, parlant de l’ex-chef d’Etat que « son affaire est loin de connaître son épilogue. Son parti, le FPI, lui rend hommage ce samedi au QG d’Attoban. Ses soutiens restent actifs, mais on sent des lignes de démarcations sur la stratégie de lutte pour sa libération ».

De son côté, Le Temps se penche sur la situation judiciaire d’un proche de l’ex-président ivoirien, l’ancien chef de la Garde Républicaine. « Depuis la Cour Suprême : le général Dogbo Blé parle aux Ivoiriens », barre à sa Une le journal. Le quotidien qui fait savoir que « sobrement habillé, ‘’Général courage’’ a eu à échanger quelques mots dans le hall avec les journalistes et surtout des personnes qui voulaient absolument lui témoigner leur soutien et réconfort (…) Malgré la présence de ses geôliers, il a pu adresser un salut fraternel et serrer la main aux plus chanceux. ‘’Je vais bien, ne craignez pas pour moi’’, leur a dit amicalement le général en forme ».

L’Inter relève sur cette question des échanges entre l’ex-commandant du Palais présidentiel et un avocat proche du parti au pouvoir. « Hier à la Cour Suprême, long entretien entre Dogbo Blé et l’avocat du RDR », écrit à sa Une le journal. A en croire le quotidien, « Avant l’audience, une scène pour le moins curieuse nous a été donné de voir. C’est que le général Dogbo Blé, soldat resté fidèle à l’ancien président Laurent Gbagbo jusqu’à la chute de son régime s’est entretenu pendant un long moment (environ 15 mn) avec l’avocat du Rassemblement des Républicains (RDR), parti au pouvoir Me Sounkalo Coulibaly ».

Abraham KOUASSI
Voir ses articles