Politique nationale

Bouaké et le FPI en ébullition

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bouake-et-le-fpi-en-ebullition Alassane Ouattara est attendu dans le Gbêkê à partir d'aujourd'hui
Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. C’est avec plaisir que nous vous retrouvons pour notre revue des parutions de la presse ivoirienne. Nous parlerons ce lundi 25 novembre 2013 de la visite du chef de l’Etat dans le Gbêkê, de l’actualité au sein de l’opposition ivoirienne ainsi que de la mesure d’interdiction des sachets plastiques. Bonne lecture !

Bouaké attend Ouattara

C’est aujourd’hui que débute la visite d’Etat du Président de la République, Alassane Ouattara dans la région du Gbêké. Fraternité Matin fait savoir que Bouaké, la capitale de cette région est prête à recevoir le chef de l’Etat. « Le chef de l’Etat dans le Gbêké aujourd’hui : Gnan’vlê (bienvenue), Président Ouattara », titre à sa Une le quotidien. Le journal gouvernemental indique que « la ville de Bouaké est prête à recevoir le Président de la République, SEM Alassane Ouattara (…) Il sera accueilli à l’aéroport de Bouaké relooké par les autorités administratives et politiques locales, des membres du gouvernement et les chefs traditionnels (…) L’effervescence qui s’est emparée de la ville, depuis quelques jours en dit long sur la grande mobilisation(…) ».

De son côté, Nord-Sud Quotidien revient sur l’aspect sécuritaire de cette tournée d’Alassane Ouattara. « Visite du chef de l’Etat dans le Gbêkê : l’Armée boucle Bouaké, les ex-combattants attendent Ouattara », barre le journal à sa Une. « Rien n’est négligé dans la sécurisation de la visite d’Etat d’Alassane Ouattara dès aujourd’hui dans la région de Gbêkê. Un détachement impressionnant des éléments boucle Bouaké, la capitale de la région centre du Gbêkê », écrit le journal. Sur la question des ex-combattants, le président de l’Association des démobilisés de Côte d’Ivoire (ADCI), interrogé par le journal indique que de cette visite, les soldats démobilisés attendent du Président de la République « qu’il leur donne du travail en ouvrant les usines qui sont qui sont en place ».

Dans le même sens, Soir Info indique que dans le cadre de cette visite, l’effectif de policiers sera réduit. « Avant la visite de Ouattara dans le Gbêkê : plusieurs policiers renvoyés dans leurs unités », peut-on lire à la Une du journal qui indique que « e sources concordantes, ce sont environ une centaine de policiers qui avaient été réquisitionnés par chaque unité commise, à savoir, les Compagnies républicaines de sécurité (Crs) 1, 2 et 3, la Brigade anti-émeute (Bae) et la Préfecture de Police d’Abidjan. Soit un bataillon d’environ neuf cents (900) éléments de la Police. Mais une dernière décision est tombée en fin de semaine dernière pour revoir à la baisse le nombre d’éléments par unité. C’est ainsi que selon les mêmes sources, c’est environ la moitié des prévisions de policiers, qui sera retenue pour la visite présidentielle ».

Akoun et Katinan font parler d’eux

Le secrétaire général du Front Populaire Ivoirien, Laurent Akoun a été interpellé à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny de Port-Bouet alors qu’il se rendait en France. Cependant, à en croire ce dernier, il avait le droit de voyager, fait savoir Soir Info. « Interpellé samedi dernier : Akou Laurent (Sg FPI) : « Rien ne m’empêchait de quitter le pays ». « C’est le fait du prince. On me nie le droit d’aller et venir, alors que rien ne m’empêchait de quitter le pays ». Cette position du collaborateur d’Affi N’Guessan est aux antipodes de celle du gouvernement ivoirien, fait savoir Le Patriote. « Laurent Akoun : les raisons d’une interpellation », écrit en manchette le quotidien. Dans un communiqué publié par le journal, le gouvernement indique que « bien qu’ayant été libéré le 28 février 2013 après l'exécution de sa peine, les mesures de privation des droits civiques et d'interdiction de paraitre sur l'ensemble du territoire national n’ont commencé à courir qu’à partir de cette date. Ceci signifie donc, que du 28 février 2013 au 28 février 2014, Monsieur Laurent AKOUN ne doit pas être vu sour l'ensemble du territoire national, sauf dans sa localité d'origine. En cas d’inobservation de cette obligation, il serait en rupture de ban et pourrait alors être poursuivi pénalement pour non - respect d'une décision de justice ».

Quant à Le Temps, il choisit de revenir sur la crise postélectorale en mettant en exergue Koné Katinan. « Les dessous de la crise postélectorale : Katinan fait de graves révélations », livre le journal à sa Une. L’ex-ministre qui a procédé à la cérémonie de présentation de son livre a expliqué, selon le journal, les circonstances de la fermeture des banques. « Le vendredi 11 février 2011 soir, lorsqu’un ministre influent du gouvernement français, s’étant trompé d’interlocuteur m’informa que son gouvernement avait donné des instructions pour que les banques françaises ferment leurs guichets (…), j’ai tiré définitivement un solde négatif de nos 50 ans d’indépendance », a déclaré l’ex-ministre du Budget dans le dernier gouvernement de Laurent Gbagbo.

Laurent Gbagbo justement, est mis en avant par Le Patriote. Le journal se penche sur son dossier à la Cour Pénale Internationale (CPI). « Après une mission en France : Gbagbo est foutu », titre le quotidien à sa Une. Selon le journal, « les services de renseignements français et américains ont remis à Bensouda les écoutes téléphoniques de Gbagbo, qui mettent à nu les ordres à la hiérarchie militaire pour se maintenir au pouvoir ».

Nouveau délai pour les sachets plastiques

Les producteurs de sachets plastiques se sont vus accordés un délai supplémentaire pour préparer leur reconversion avant que la commercialisation de ce produit soit interdite, nous indique Fraternité Matin. « Sachets plastiques : un nouveau délai accordé aux producteurs », peut-on lire en manchette du quotidien. Le journal explique que « le décret n° 2013-803 du 22 novembre 2013 vient, in-extremis donner un nouveau souffle aux sachets plastiques. En effet, selon ses dispositions, un nouveau délai de 6 mois est accordé aux entreprises (...) ».

Cette décision du gouvernement, Le Temps l’assimile à une reculade face à la « pression des opérateurs économiques ». « Interdiction des sachets plastiques : le gouvernement recule », titre en manchette le journal qui écrit que cette interdiction, « prise à la-va-vite n’a eu pour résultat que de précipiter le départ des acteurs vers les pays voisins ». Le quotidien indique même que passé ce nouveau délai, « il ne serait pas surprenant qu’un autre report soit accordé ».

Sur la question, Le Mandat se félicite de ce que cette décision pourra permettre de sauvegarder plusieurs emplois ». « L’utilisation des sachets plastiques prorogée : 100.000 emplois sauvés », titre en manchette le journal qui indique que, « selon les opérateurs du secteur, l’application de cette mesure allait entrainer la suppression de 100.00 emplois pour une masse salariale de 30 milliards de FCFA ».

Abraham KOUASSI
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