Heureux de vous retrouver chers amis de Linfodrome.com. Soyez les bienvenus à votre revue de presse quotidienne. Au menu de ce vendredi 22 novembre 2013, la cherté de la vie le rapport de la CDVR et l’affaire Gbagbo. Bonne lecture à tous !
Cherté de la vie
Le ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la promotion des PME, Jean Louis Billon, qui était face à la presse, hier, a fait des déclarations au sujet du panier de la ménagère : « La vie est chère en Côte d’Ivoire », a-t-il dit, à en croire la Une de Le Mandat. Dans les colonnes de ce journal, le ministre a revélé que « Abidjan fait partie des villes les plus chères au monde ». Billon dans sa démonstration ne se serait pas montré tendre avec le gouvernement, d’où le titre à la Une de Nord-Sud Quotidien. « Gouvernement ivoirien : Billon cogne encore ». Il écrit que le ministre « n’a pas caché son regret d’être dans un ‘’ensemble’’ gouvernemental qui manque parfois de synergie ». Car pour lui, le combat contre le non respect des normes commercial ne saurait être l’affaire d’un seul ministre, explique le journal qui, par ailleurs, rapporte que Billon a déclaré que « le classement 2012-2013 des pays compétitifs positionne notre pays à la 131e place sur 140. Il perd deux places depuis le classement 2011-2012 où il était à la 129e place ». Ce qui tend à corroborer le titre de Le Nouveau Courrier. En effet, à la Une, le journal barre : « En dépit des grands discours triomphalistes, la Côte d’Ivoire va très mal ». Il informe que la balance commerciale ivoirienne s’est encore détériorée au premier trimestre 2013. Il relève que les importations cette année ont fortement augmenté tandis que les exportations sont en déclinaison. Le journal appel alors à sauver Ouattara. « SOS pour un économiste émergent », écrit-il. Cependant, Le Patriote dit qu’avec l’augmentation du Smig, « l’argent va circuler dans les poches des travailleurs ». Car il est dit que sous Ouattara « l’argent ne circule pas ». Pour ce quotidien, Ouattara est « un homme de parole », car il est « un gouvernant qui respecte ses engagements et sa parole ».
Rapport de la CDVR
La Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) que dirige Charles Konan Banny a remis le rapport de sa mission au Président Ouattara, hier. Pour la réconciliation nationale, Fraternité Matin livre « les recommandations de Banny ». Il s’agit, pour la cohésion sociale et l’unité nationale, de l’application de la loi foncière de 1998, de la gestion de la pression foncière liée au problème migratoire, la lutte contre l’injustice, l’inégalité, l’exclusion et la haine, etc. Ce rapport, le chef de l’État a dit qu’il sera étudié, relève le journal. C’est ce qui fait dire à Soir Info que « Ouattara n’a pas renouvelé le mandat de Banny ». Au contraire, le chef de l’État a annoncé une rencontre de discussion du rapport avec la Commission. Le journal pense que certainement, après cette rencontre, il décidera de rallonger ou non la mission de la CDVR. Le nouveau Réveil juge le rapport de la CDVR et titre « Banny, ni échec, ni réussite ». Son titre est inspiré de cette confession du président de la Commission réconciliation. « On a fait ce qu’on a pu. La réconciliation n’est pas un point fixe qu’il faut atteindre », a déclaré Banny. Par ailleurs ce dernier, à en croire L’inter a avoué à Ouattara que « les arrestations compliquent la réconciliation ».
Affaire Gbagbo et autres
Il y a eu une vive tension hier à La Haye, selon Le Quotidien d’Abidjan. Il titre à la Une : « Mme Zuma met la CPI en difficulté ». C’est que lors du sommet des États parties au Statut de Rome instituant la CPI, l’Union Africaine aurait déclaré que « le président Kenyatta ne comparaîtra nulle part, tant qu’on ne tiendra pas compte de ses préoccupations ». Et Mme Zuma de s’élever contre l’ingérence de certains pays occidentaux qui n’ont jamais rejoint la CPI, mais qui usent de leur pouvoir au Conseil de sécurité de l’ONU pour renvoyer des « situations » devant la juridiction internationale. Pour elle, « c’est une incongruité diplomatique inacceptable ». Concernant Gbagbo, Notre Voie dit « comment Fabius torpille Gbagbo ». Selon un informateur du journal, « pour empêcher la sortie du président Gbagbo, c’est Fabius qui est à la manœuvre. Il fait du lobbying auprès de ses collègues américain, israélien, allemand et italien pour que ces derniers convainquent Hollande de lâcher Gbagbo qui refuse de tremper dans la combine de Sarkozy ». Pendant ce temps en Côte d’Ivoire, « Affi et le FPI préparent un grand coup », informe Le Temps. A Diégonefla, Affi N’guessan, président du parti de Laurent Gbagbo, a déclaré que « on ne peut pas faire peur longtemps aux militants du FPI. On ne peut pas nous emprisonner tout le temps. Je suis venu vous mettre en ordre de bataille pour les élections de 2015. Ne vous cachez plus, soyeux audacieux. Il faut que nous reprenions le pouvoir qu’on nous a arraché injustement pour mettre fin à ces violences, à cette haine ». Dans le camp Ouattara, ce n’est l’harmonie autour de la succession du chef de l’État. L’inter titre « Succession de Ouattara : le choix de Soro divise ». Selon le journal, un article sur un site internet informe que Ouattara aurait demandé à Hamed Bakayoko, au cours d’une réunion avec des pontes du parti, de se retirer de la course à sa succession au profit de Soro Guillaume. Mais pour le porte-parole du RDR, ce sont des rumeurs car « le RDR est organisé et rigoureux, le parti a des textes qui régissent son fonctionnement ».