Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com, heureux de vous retrouver pour votre quotidienne revue de la presse nationale. Au menu de ce mardi 19 novembre 2013, la présidentielle de 2015 ainsi que l’actualité au sein de l’opposition. Bonne lecture !
Présidentielle 2015, ça bouge au RHDP
A moins de deux ans de l’élection présidentielle de 2015, les partis membres du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) affutent leurs armes. A en croire Le Mandat, Alassane Ouattara pourrait faire des propositions à ses alliés afin de bénéficier une nouvelle fois de leur soutien. « Présidentielle 2015 : RHDP : le deal qui se prépare », titre à sa Une le journal. Selon le quotidien, « (…) Des indiscrétions avancent que le chef de l’Etat, Alassane Ouattara prépare dans le secret un deal : 2 postes de vice-présidents pour ses deux alliés (le PDCI-RDA et l’UPDCI). Pour l’heure, rien n’a filtré sur les contours de ces postes ». Le journal ajoute que « Si cela (le deal) venait à être bouclé, l’actuel locataire du palais d’Abidjan serait le seul candidat en lice. Une posture qui, évidemment lui permettra d’aller en roue libre pour briguer un second mandat ». De son côté, Le Nouveau Réveil met en exergue la position de Jean Blé Guirao, secrétaire général adjoint chargé de la mobilisation de l’Union pour la Démocratie et la Paix en Côte d’Ivoire (UPDCI), sur l’avenir du RHDP. « Présidentielle 2015, RHDP, Congrès de l’UPDCI, gestion de Ouattara : Blé Guirao explose ! », s’exclame à sa Une le journal. Le collaborateur de Mabri Toikeusse qui accorde une interview au journal fait le commentaire suivant sur le RHDP dans la perspective des élections de 2015 : « (…) Nous sommes en théorie quatre qui gérons le pouvoir. Mais, en réalité, c’est le RDR qui est au pouvoir. C’est donc aux cadres du RDR, surtout au Président de la République de poser des actes, de prendre le taureau par les cornes pour rassurer les alliés. Si les cadres du RDR le comprennent, on aura une solidarité autour du Président de la République (…) ».
De son côté, L’Expression indique qu’Anaky Kobenan, président du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA) demande plus pour son parti dans le cadre du RHDP. « RHDP/ Avant le congrès du MFA : Anaky exige son poste ministériel », peut-t-on lire en manchette du journal qui fait savoir que selon le leader du MFA, « le seul problème du RHDP aujourd’hui, c’est qu’une fois la victoire obtenue, on a vite oublié ce qui était convenu de faire. Mais, nous au MFA, nous exigeons que ce qui a été convenu soit fait ». Anaky a également déclaré, selon le journal que « si dans 3 mois rien n’est fait pour le MFA », le parti sera « obligé d’analyser et de voir ce qu’il y a lieu de faire ».
La difficile vie des exilés
Exilé depuis la crise postélectorale au Maroc, l’ex-directeur général du Port, Marcel Gossio vit avec amertume cette situation, nous fait savoir L’Expression. « Marcel Gossio (Ex-Dg du Port d’Abidjan) : ‘’l’exil est difficile’’, livre à sa Une le journal. « Loin du pays c’est très difficile. Je dois le reconnaître. Je ne souhaite pas l’exil à quelqu’un. Le Maroc est beau, attrayant, les gens sont sympathiques, mais on est toujours mieux chez soi », a expliqué l’ex-cadre du Port dans un entretien accordé au quotidien. Dans le même sens, L’Inter qui accorde également une interview à Marcel Gossio met en avant sa volonté de revenir au pays. « Je pense que ce retour se prépare (…) Quand je vois tout l monde, je sens que je suis sur la route », a-t-il indiqué.
Quant à Ouattara Gnonzié, exilé au Ghana depuis la crise, il est déjà rentré à Abidjan, nous fait savoir Soir Info, qui indique qu’il a été reçu hier au siège de son parti, le Rassemblement pour la paix, le progrès et le partage (RPP) relate les premiers mots de l’ex-ministre dans le gouvernement Aké N’Gbo à ses militants. « (…) L’exil, c’est l’éloignement, l’exil, c’est l’isolement. En exil, vous pouvez être dans une foule mais vous êtes esseulé », a-t-il expliqué.
Le sort des Gbagbo à la CPI
Laurent Gbagbo pourrait être libéré prochainement du fait de son état de santé, nous apprend Le Temps. « Examen de la santé du Président Gbagbo : les arguments qui vont faire libérer Gbagbo », écrit à sa Une le journal qui renseigne que « Lorsque Laurent Gbagbo était détenu à Korogho, en Côte d’Ivoire, avant d’être transféré à La Haye, il avait déjà subi de mauvais traitements. Une telle violation des droits fondamentaux devrait normalement conduire à la cessation des poursuites judiciaires contre lui (…) Selon les experts médicaux engagés, le président Gbagbo souffrant de stress post-traumatique, serait inapte à suivre son procès ».
Laurent Gbagbo n’est pas le seul à faire face à la CPI, nous apprend Le Nouveau Réveil. « Transfèrement de Simone Gbagbo : la CPI fait des précisions », écrit en machette le journal. Selon le porte-parole de l’institution internationale cité par le quotidien, « La décision de la semaine dernière était seulement une suspension temporaire de la demande de remise de Mme Simone Gbagbo à la CPI dans l’attente d’une décision finale sur l’exception d’irrecevabilité elle-même », a expliqué Fadi El Abdallah