Actualité socio-politique

On se bouscule pour Gbagbo, la situation sécuritaire se dégrade

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on-se-bouscule-pour-gbagbo-la-situation-securitaire-se-degrade La poudre a parlé une fois de plus à Gagnoa PH/D.R
Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. C’est avec plaisir que nous vous retrouvons pour notre quotidienne revue de la presse nationale. Au menu de ce mercredi 12 novembre 2013, trois sujets : l’affaire Gbagbo à la CPI, l’actualité au sein du PDCI-RDA ainsi que la situation sécuritaire. Bonne lecture !

CPI : un pays candidat pour accueillir Gbagbo

Alors que la liberté provisoire lui a été une nouvelle fois refusée ce 11 novembre, un Etat serait disposé à accueillir Laurent Gbagbo si la décision de la Cour Pénale Internationale (CPI), venait à changer. C’est ce que nous fait savoir Soir Info en titrant à sa Une : « Liberté provisoire, pays d’accueil pour l’ex-chef d’Etat, le porte-parole de la CPI fait des révélations : ‘’le greffe a déposé le nom d’un Etat ». Selon Fadi El Abdallah, porte parole de l’instance judicaire internationale, à qui le journal accorde une interview, « Le 18 octobre 2013, le Greffe a déposé dans le dossier de l’affaire une proposition d’un Etat, dont le nom est confidentiel à ce stade, d’accueillir M. Gbagbo dans le cas où une décision de la Chambre lui accordera une mise en liberté provisoire ». Si Soir Info parle d’un pays disposé à accueillir le fondateur du Front Populaire Ivoirien (FPI), Le Temps, de son côté, en dénombre plusieurs. « Possibilité de libération sous conditions : des pays candidats pour accueillir Gbagbo », barre le quotidien à sa Une qui ajoute que Laurent Gbagbo n’a aucune raison de raison de fuir. « Fuir pour quelle raison ? Alors que des pays bien connus de la CPI ont manifesté le souhait de la recevoir. Ces pays ont même fait aux juges de la Chambre Préliminaire I une offre avec toutes les garanties nécessaires pour ce genre de situation », écrit le journal. L’état de santé de Laurent Gbagbo est l’élément qui pourrait conduire à sa libération. Sur la question, Le Nouveau Courrier donne des détails sur cette maladie qui pourrait pousser la Cour à libérer provisoirement l’ex-président ivoirien. « La CPI en fait un enjeu pour sa libération : révélations sur la maladie de Gbagbo », peut-on lire à la Une du journal. « La CPI désigne clairement dans un document public la maladie dont souffre le célèbre prisonnier de Scheveningen, et qui a souvent été abordée dans des échanges à huis clos : le stress post-traumatique ». Le journal définit cette maladie comme étant « un trouble anxieux se caractérisant principalement par le développement de symptômes spécifiques faisant suite à l’exposition à un évènement particulièrement stressant ». Ce syndrome, selon le quotidien, « touche aussi les prisonniers du tristement célèbre camp de Guantanamo ».

Si son processus à La Haye est en cours, Laurent Gbagbo serait aussi aux prises avec la justice française selon L’Expression. « Bombardement de Bouaké : la justice française aux trousses de Gbagbo », titre à sa Une le journal qui indique que la juge Sabine Kheris qui instruit l’affaire du bombardement de Bouaké en 2004, « envisage de se rendre à La Haye dans les prochains jours pour entendre Laurent Gbagbo ».

PDCI-RDA : des réglages effectués

La grogne des militants du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), semble avoir été bien perçue par Henri Konan Bédié, président du parti, nous indique Le Nouveau Réveil. « Le président Bédié présidant, hier, la 1ère réunion du Secrétariat exécutif : ‘’voici comment se feront les réglages’’ », barre à sa Une le journal. « Le Congrès a donné lieu à beaucoup de réclamations. S’il est vrai que des cas méritent d’être revus, il est bon de comprendre qu’il était difficile de reduire de moitié une instance sans grincements de dents. Des réglages doivent être menés avec célérité et avec justice et justesse », a déclaré le chef du « vieux parti ». Autre décision prise par le PDCI lors de cette rencontre, la rénovation du siège qui induit une fermeture de celui-ci, nous apprend Soir Info. « PDCI : le siège à Cocody fermé », livre en manchette le journal qui explique que « ‘’La maison’’ du PDCI à Cocody sera fermée pour des travaux de réhabilitation et de rénovation du 15 novembre 2013 au 5 janvier 2014 ». Si le président du PDCI est disposé à faire des réglages pour contenter ses militants, il n’en demeure pas moins attaché à la rigueur, fait savoir L’Expression qui titre : « PDCI-RDA : Bédié tape sur la table », peut-on lire en manchette du journal qui rapporte les propos de l’ex-chef d’Etat à propos des cotisations des membres des instances. « Je compte sur le responsable des Finances pour relancer les membres des instances qui ne sont pas à jour de leur cotisation. Leur maintien est à ce prix », a-t-il déclaré.

Situation sécuritaire

La tension reste encore vive sur le plan sécuritaire. L’inter informe depuis la Une du journal que « des tirs nourris ont été entendus, hier à Gagnoa ».

Situation sécuritaire

La tension reste encore vive sur le plan sécuritaire. L’inter informe depuis la Une du journal que « des tirs nourris ont été entendus, hier à Gagnoa ». Cela fait suite, précise le quotidien, aux menaces d’attaques proférés par un commando dont il avait prévenu. Les faits se sont déroulés dans la nuit du lundi au mardi. Un habitant explique « on a eu peur toute la nuit. Je n’ai même pas pu fermer les yeux tellement j’avais peur. Ce n’est que le matin que j’ai pu dormir un peu. On a peur et la sérénité n’est plus. Les tirs étaient de différentes armes à feu. Il faut qu’on nous dise quelque chose. » Quant aux éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) de la région, ils se disent « prêts » et effectuent des patrouilles car nous sommes conscients de la situation ». Or dans les rangs des FRCI, Nord-Sud Quotidien informe que « 260 militaires sont recherchés ». Il s’agit de militaires absents à l’appel. Ils seraient de « grands malades ». Pour s’assurer de leur retour dans les rangs, la hiérarchie militaire a instruit les chefs des unités auxquels ils appartiennent à faire des vérifications. Ces militaires dont la liste a été publiée sont issus de l’armée de terre, l’armée de l’air, la marine et des certaines écoles militaires. A la Une de Le Patriote, deux infos majeures. L’une concerne Amadé Ouerémi. Quatre mois après son arrestation, le journal informe que ses hommes seront désarmés et le mont Péko qu’ils occupaient sera vidé de ses occupants. C’est ce qu’ont décidé, hier, les ministres de la Défense, de l’Intérieur et autres responsables de la sécurité. L’autre info concerne le commandant Jean Noël Abéhi. Il sera jugé avec son « complice », le Mdl Kla Guiraud, le 21 novembre 2013.

Col: César DJEDJE MEL

Abraham KOUASSI
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