Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour notre quotidienne revue de la presse ivoirienne. Deux grands sujets seront traités ce mardi 12 novembre 2013. L’affaire Gbagbo à la CPI ainsi que l’élection présidentielle de 2015. Bonne lecture !
CPI : Gbagbo reste en prison
L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo restera encore en détention, ainsi en a décidé la chambre préliminaire 1 de la Cour Pénale Internationale (CPI), ce lundi 11 novembre 2013, fait savoir L’Inter. « Cour Pénale Internationale : Gbagbo maintenu en prison », titre en manchette le quotidien. « La Chambre a conclu que, malgré l’amélioration de la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire, sa détention est encore nécessaire pour garantir la comparution de M. Gbagbo devant la Cour, et de veiller à ce qu’il ne fasse pas obstacle à l’enquête ou à la procédure judiciaire », peut-on lire dans le communiqué de la CPI qui est publié par le quotidien. De son côté, Soir Info indique le chemin à suivre par Laurent Gbagbo pour arriver à une liberté provisoire. « Après lui avoir encore refusé la liberté provisoire hier : Ce que la CPI demande à Gbagbo de faire », livre le journal à sa Une. Le quotidien fait savoir que « Pour elle, il ne se pencherait sur la question que lorsqu'elle serait convaincue par un rapport sur la santé du détenu, argument mis en avant par la Défense pour demander la liberté provisoire de son client (…) Une promesse qui laisse une porte de sortie à Maître Emmanuel Altit, Conseil principal de Laurent Gbagbo, de renégocier une libération provisoire en présentant à la chambre un rapport inattaquable sur l'état de santé de ce dernier », écrit le quotidien
- Les proches de Ouattara catégoriques
La presse proche du pouvoir ivoirien n’a aucun doute sur l’issue de cette affaire à la CPI : Gbagbo sera maintenu en détention et jugé. « Cour Pénale Internationale : Gbagbo pas bouger », s’exclame Le Patriote en manchette. Selon le journal, « inexorablement, l’on s’achemine tout droit vers la grande explication entre l’homme dont le refus de d’une défaite électorale a occasionné la mort de 3000 de ses concitoyens et la justice internationale (…) Pas l’ombre d’un doute, cette fois le sort de Gbagbo semble définitivement scellé ». Dans le même sens, Nord-Sud Quotidien met en exergue la déception au sein du Front Populaire Ivoirien (FPI), parti fondé par Laurent Gbagbo. « La CPI rejette encore la mise en liberté de Gbagbo, FPI : la fin des illusions ! », peut-on lire à la Une du journal qui écrit que « le rêve que les frontistes nourrissaient de voir leur mentor Laurent Gbagbo, recouvrer la liberté commence manifestement à se briser ».
- Les pro-Gbagbo espèrent
De son côté, la presse proche de l’ex-président ivoirien continue de croire en une mise en liberté de ce dernier. En témoigne le titre à la Une de Notre Voie : « Décision de la chambre préliminaire I hier, Me Norbert Tricaud (avocat à la CPI) : ‘’c’est pour préparer la libération de Gbagbo’’ ». Selon l’avocat qui est par ailleurs membre de la défense du Congolais Jean Pierre Bemba, « cette décision est une préparation psychologique pour aller à la libération de Laurent Gbagbo. La chambre laisse du temps au bureau du Procureur pour mener des négociations afin de trouver un pays signataire du Statut de Rome afin que Laurent Gbagbo y soit transféré ». Même son de cloche chez Le Nouveau Courrier qui semble plus que convaincu de la libération du fondateur du FPI. « Liberté provisoire pour Gbagbo : les choses se précisent », peut-on lire à la du journal qui indique que « Gbagbo pourrait être libéré pour des raisons médicales ». A en croire le quotidien, la stratégie de la Cour est « d’ouvrir une fenêtre d’opportunité sans pour autan donner l’impression de se renier ».
Présidentielle 2015 : Bédié et Ouattara main dans la main ?
Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara pourraient bien se mettre d’accord pour aller en rangs serrés à l’élection présidentielle de 2015. C’est ce que croit savoir L’Inter qui barre à sa Une : « présidentielle 2015 : le deal Bédié-Ouattara se précise ». Selon le journal, « des dignitaires du Pdci ont écrit à leur allié du Rdr pour lui demander de pousser le président de la République à engager la procédure de révision de la Constitution en vue d'y introduire la création d'un poste de vice-président. Le poste ainsi créé devrait échoir au président du Pdci à l'issue de la présidentielle 2015, en retour de quoi Bédié devrait peser de tout son poids pour que le Pdci contribue à la réélection de Ouattara en 2015. Le courrier, apprend-on, est signé de grosses têtes comme l'ex-Premier ministre et l'actuel ministre chargé des affaires présidentielles, Jeannot Ahoussou et du ministre des Infrastructures économiques, Patrick Achi ». Si Ouattara et Bédié semblent travailler à la réélection du premier en 2015, le FPI compte lui aussi revenir aux affaires. Le parti d’opposition selon Notre Voie est même convaincu que le président ivoirien n’a pas les moyens de se faire réélire. « Affi depuis Guiglo : Ouattara est fini », titre en manchette le journal qui indique que lors d’une réunion avec les structures de son parti, Affi N’Guessan a fait la nc déclaration suivante : « Ouattara est fini, il n’a plus de cartouche (…) Organisons-nous donc rapidement sur le terrain pour que nous puissions reprendre le pouvoir pour sauver le pays et les Ivoiriens ».
Bonne nouvelle pour les consommateurs
Les consommateurs d’électricité pourront se réjouir. Pour leur bonheur, l’Autorité Nationale de Régulation du Secteur de l’Électricité (ANARÉ) et la Compagnie Ivoirienne d’Électricité (CIE) se sont accordées à faciliter la vie aux abonnés. En co-Une, Fraternité Matin annonce déjà qu’il n’y aura plus de coupure pour impayés le week-end. Mais cette mesure va plus loin pour toucher les jours fériés et de fête. Même les nouveaux abonnés ne seront plus appelés à payer les arriérés de consommation du précédent abonné. C’est au cours du lancement du point de d’accueil de l’ANARÉ autour du thème « ANARÉ et sa mission de protection des intérêts des consommateurs d’électricité » que ces nouvelles ont été annoncées, précise L’inter. Quant au ministre du Pétrole et de l’Énergie, Adama Toungara, Soir Info rapporte qu’il a apprécié le fait que les Ivoiriens se plaignent souvent de leurs difficultés. « Les Ivoiriens aiment se plaindre et c’est une bonne chose. Parce qu’un pays où on ne se plaint pas, les choses n’avancent pas ».