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Ultime chance pour Gbagbo, Bouaké pas prêt à recevoir Ouattara

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ultime-chance-pour-gbagbo-bouake-pas-pret-a-recevoir-ouattara La CPI va une nouvelle fois se prononcer sur une mise en liberté provisoire ou non de Laurent Gbagbo PH/ D.R
Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour notre revue de presse de ce lundi 11 novembre 2013. Nous aurons aujourd’hui trois sujets à décortiquer. L’affaire Gbagbo à la CPI, la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire ainsi que la visite du chef de l’Etat dans la région du Gbêkê. Bonne lecture !

Affaire Gbagbo : nouvelle décision de la CPI attendue

La Cour Pénale Internationale (CPI) doit une nouvelle fois se prononcer sur la demande de mise en liberté provisoire formulée par Laurent Gbagbo. Cette décision est le verdict de l’audience du 9 octobre dernier, nous apprend Soir Info. « Aujourd’hui à La Haye : La CPI décide encore de l’avenir de Gbagbo », barre à sa Une le journal qui écrit « la Chambre préliminaire 1 de la Cour pénale internationale rend, ce lundi 11 novembre 2013, une nouvelle décision sur la nécessité du maintien en détention de l’ex-Chef d’État (…) Les détracteurs de l’ex-président se refusent à croire qu’ils puissent bénéficier de la liberté provisoire. Ses partisans au contraire, se nourrissent de l’espoir d’une libération ». Sur la question, Le Temps met en exergue les difficultés de l’instance internationale, notamment du côté de l’accusation, à prouver la culpabilité de Laurent Gbagbo. « Verdict de Gbagbo, aujourd’hui à La Haye : la CPI coincée », barre à sa Une le quotidien. Le journal affirme que « la CPI est coincée par l’absence des preuves. La succession des procédures, des audiences et des reports n’est en réalité qu’un jeu pour faire diversion ». La seule issue à cette affaire selon Le Temps est « la libération de Gbagbo ».

Cette position est totalement opposée à celle de Le Patriote. « Le Procureur de la CPI sort une pluie de preuves contre l’ex-dictateur », peut-on lire à la Une du journal. A en croire le quotidien, Laurent Gbagbo risque de ne pas être mis en liberté sous peu. « C’est clair comme l’eau de roche. L’ex-chef d’État ivoirien, Laurent Gbagbo détenu à La Haye depuis plus de deux ans, ne sortira pas de sitôt de sa cellule de la prison de Scheveningen ». Cette affirmation, le quotidien la justifie par le fait que « l’analyse simple d’éléments des milliers de preuves transmis par l’accusation prendra, un temps fou, aux défenseurs de l’ancien homme fort d’Abidjan, selon leur patron (Me Altit : Ndlr) », écrit le quotidien. De son côté, Le Nouveau Réveil choisit de s’adresser aux militants du Front Populaire Ivoirien (FPI) à qui le journal indique qu’une libération prochaine de Laurent Gbagbo n’est pas envisageable malgré les déclarations des dirigeants du parti. « Gbagbo n’est pas en route pour Abidjan ni pour une autre destination. Le faire croire n’est que poudre aux yeux », écrit le quotidien.

Situation sécuritaire : Agboville au centre des débats

Avec pour objectif principal de lutter contre le grand banditisme et d’assurer la sécurité des populations à l’approche des fêtes de fin d’année, l’Armée ivoirienne à lancé l’opération « Téré ». L’Inter choisit de faire des précisions sur cette manœuvre militaire. « Sécurisation du pays : la vérité sur l’opération militaire ‘’Téré’’ à Agboville », barre le journal à sa Une. « Il faut sécuriser les récoltes de cacao, pour lequel l’argent a été déjà encaissé et dépensé par l’État de Côte d’Ivoire », a déclaré, selon le quotidien, un officier de l’Armée. Ce dernier a également fait la précision suivante : « Nous sommes en pleine campagne agricole, et le président Ouattara a opté pour la politique de vente anticipée du cacao ». L’Inter fait également savoir que « l’opération, selon plusieurs sources, concerne également toutes les zones forestières qui regorgent de richesses (…) ».

Une simple opération destinée à protéger les populations et le cacao, ce n’est pas ainsi que Le Nouveau Courrier voit « Téré ». « Violation des droits de l’Homme : un massacre est à craindre à Agboville », livre le quotidien à sa Une. Le journal fait savoir que « l’attaque d’un poste des FRCI, qui était en réalité un règlement de compte entre ex-combattants et FRCI, selon des informations recueillies sur place n’était qu’un prétexte pour déclarer Agboville, région acquise à la cause de Gbagbo, « zone de guerre et y tolérer toutes sortes d’exactions sur les populations ». Pour sa part, Soir Info nous indique que l’opération « Téré » pour la région militaire de Bouaké a été lancée le jeudi 7 novembre 2013, à Toumodi.

Si le gouvernement s’est engagé sur la voie de la sécurisation, il s’en donne les moyens à en croire Notre Voie qui indique que les autorités contournent l’embargo sur les armes en vigueur pour équiper l’Armée. « Violation de l’embargo : des armes et des munitions débarquées au Port d’Abidjan », peut-on lire en manchette du journal.

Visite d’Etat dans le Gbêkê : des difficultés signalées

Sauf changement, le Président de la République, Alassane Ouattara doit effectuer une visite d’État dans la région du Gbêkê du 25 novembre au 1er décembre 2013. A quelques jours de ce déplacement, des problèmes dans l’organisation sont à signaler, fait savoir L’Expression. « Visite d’Etat à Bouaké : gros malaise avant l’arrivée de Ouattara », titre le journal à sa Une. Selon le quotidien, « les entreprises qui ont accusé un important retard sur le calendrier d’exécution des travaux de réhabilitation des infrastructures sociales et économiques avant l’arrivée du chef de l’État ont été remerciées et remplacées aussitôt ». Dans la même veine, Nord-Sud Quotidien indique que « les travaux piétinent ».

Cette situation a conduit certains cadres, selon le journal, à plaider pour un report de la visite. « Le doyen d’âge Jacques Konan du canton N’Drannouan quant à lui, va jusqu’à préconiser le report de la venue d’Alassane Ouattara », écrit le journal. Le Patriote, pour sa part, donne la parole au gouverneur de Yamoussoukro, Thiam Augustin, qui a dit, dans des propos rapportés en manchette par le quotidien, « Yamoussoukro recevra le chef de l’État dans la cohésion ». Le chef de canton des Akouè a, dans ce sens, donné l’explication suivante : « Nous sommes allés à la rencontre de nos frères du FPI, du PDCI, du RDR et de toutes les couches sociales afin qu’ensemble, nous puissions donner un éclat particulier à cette visite ».

Abraham KOUASSI
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