Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour notre revue de presse. Trois sujets au menu de ce jeudi 7 novembre 2013. L’actualité au sein des partis politiques, la situation sécuritaire ainsi que le procès dans la filière café-cacao. Bonne lecture !
Bédié sort de sa réserve
Henri Konan Bédié, président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) a effectué récemment une visite en Afrique centrale. Soir Info qui cite un proche de l’ex-président donne les « dessous » de ce voyage. « Situation politique en Côte d’Ivoire : Bédié engage la grande offensive, voici les dessous », barre à sa Une le journal. « Vous remarquerez l'absence dans la délégation du président, de hautes personnalités du parti. Même pas le chargé du protocole, non plus l'aide de camp. Il aurait pu se faire accompagner, ne serait-ce que d'un membre du secrétariat exécutif ou précisément du responsable financier, si comme certains s'échinent à le faire croire, c'étaient des voyages sur fond de demande d'appui financier », fait valoir le proche de Bédié », écrit le quotidien. La recherche d’appui financier est également mise en exergue par Notre Voie. Toutefois, le journal y voit un lien avec le chef de l’Etat ivoirien. « Régime incompétent cherche l’argent partout : Bédié coursier de Ouattara, voici ce qu’il fait chez Obiang », barre le journal à sa Une qui écrit que « Bédié n’était pas en Guinée-Equatoriale pour le compte du PDCI-RDA. Il y a été dépêché par, a-t-on appris par Alassane Dramane Ouattara ». Le quotidien qui cite « des sources proches du régime Ouattara ajoute « qu’il (Ouattara) a envoyé Bédié auprès d’Obiang pour le courtiser et en même temps solliciter son appui financier ».De son côté, L’Inter choisit de se pencher sur le cas de Laurent Gbagbo à la Cour Pénale Internationale (CPI). « Audience de confirmation des charges : du nouveau dans le dossier Gbagbo », souligne le journal à sa Une. Le quotidien qui semble ne pas croire en une libération prochaine de l’ex-président ivoirien écrit que « Le bout du tunnel semble s'éloigner de Laurent Gbagbo, qui séjourne dans les geôles du pénitencier de Scheveningen à La Haye, depuis le 30 novembre 2011 ». Le journal justifie cette affirmation en indiquant que le calendrier concernant l’affaire Gbagbo ne « tient plus ». «La Procureure Bensouda sollicite auprès de la Chambre une prorogation du délai de dépôt de son document à charges », fait-il savoir.
Si Laurent Gbagbo semble s’enliser à la CPI, son parti, le Front Populaire Ivoirien (FPI), n’en demeure pas moins actif, nous apprend Le Temps qui revient sur les incidents qui ont émaillé le meeting du parti à Oumé. « Malgré les violences du RDR à l’ouest, Affi nullement impressionné », barre à sa Une le quotidien qui souligne que « Nullement impressionnés par les violences du RDR, le président Affi N’Guessan et sa délégation continuent leur tournée à l’ouest du pays. Le président du FPI et ses camarades de lutte affichent au contraire une sérénité à toute épreuve ».
Situation sécuritaire : l’Armée aux trousses des assaillants
Le Président de la République, Alassane Ouattara a procédé à des réaménagements dans son équipe sécuritaire, nous fait savoir Nord-Sud Quotidien. « Sécurité présidentielle : Ouattara change son aide de camp », renseigne le journal à sa Une. Le quotidien qui décrit « un jeu de chaise musical au palais présidentiel », nous indique que « le Lieutenant-colonel Diarrassouba a été promu à la tête du Groupe de Sécurité présidentielle (Gspr). Il remplace à ce poste le général de brigade Diomandé Vagondo. Ce dernier prend la place du général de corps d’Armée Michel Gueu, qui était le chef d’Etat-major particulier du Président de la République ». De son côté, Le Patriote nous fait savoir que face aux attaques, les Forces Républicaines de Côte d’ivoire (FRCI), ont décidé de bander les muscles. « Sécurisation du territoire national : l’armée prête à mater les déstabilisateurs », peut-on lire à la Une du journal qui renseigne que selon un communiqué de l’armée, « dans le cadre de la sécurisation générale du territoire national, une vaste manœuvre militaire de lutte contre le grand banditisme dénommée ‘’opération Téré’’ se déroulera sur toute l’étendue du territoire nationale ». Le journal ajoute que « ces opérations dont le lancement officiel aura lieu le jeudi 7 novembre 2013 à Agboville n’entraveront en rien la libre circulation des personnes et des biens ». Quant à Fraternité Matin, il explique que cette opération a été mise en place en vue « de permettre aux Ivoiriens de passer les fêtes de fin d’année dans la paix ».
Procès Café-Cacao : Amouzou, Tapé Do et autres situés sur leur sort
Les verdicts dans le procès sur les détournements dans la filière café-caco sont connus depuis hier. Henri Kassi Amouzou, Lucien Tapé Do et autres Angeline Kili connaissent après un marathon de plusieurs années leur sort. Cependant, nous apprend Soir Info, ils n’ont pas été immédiatement mis aux arrêts. « Procès Café-Cacao : condamnés à 20 ans de prison, les barons rentrent chez eux », titre en manchette » le journal qui renseigne que « le président du tribunal, Ahmed Coulibaly a condamné des prévenus à 20 ans d’emprisonnement ferme ». Il s’agit notamment d’Henri Amouzou, Tapé Do Lucien et Angeline Kili. Cependant, selon le quotidien, « aucun mandat de dépôt n’ayant été décerné aux personnes condamnées, toutes sont rentrées chez elles, hier ». Quant à Fraternité Matin, il met en exergue l’aspect financier des condamnations. « 20 ans pour d’ex-barons de la filière café-cacao : 67 milliards de Fcfa à rembourser », peut-on lire en manchette le journal. Le quotidien gouvernemental fait ainsi savoir « qu’au titre de l’action civile, il(le tribunal) a condamné les responsables de certaines structures de la filière que sont Henri Amouzou, Théophile Kouassi Kouakou Firmin, Bayou Jean-Claude et Angeline Kili à payer solidairement plus de 67 milliards (67.120.599.000 milliards de Fcfa) à titre de dommages et intérêts ». Pour sa part, Notre Voie donne la parole à l’avocat de Tapé Do Lucien, Me Chrysostome Blessi. « Nous allons faire appel. Nous pensons que notre juridiction ne doit pas faire de relais dans le pouvoir public », a-t-il indiqué