Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. C’est avec le même plaisir qu’on vous retrouve pour notre quotidienne revue de la presse nationale. Trois sujets ont retenu notre attention lors de notre tour dans les kiosques ce mercredi 6 novembre 2013. Il s’agit de la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire, de l’actualité au sein de la « famille » des pro-Gbagbo ainsi que l’élection présidentielle de 2015. Bonne lecture !
Tensions chez les pro-Gbagbo
Il ne serait pas faux d’affirmer que l’atmosphère est surchauffée au sein du bloc pro-Gbagbo. De fait, le meeting du président du Front Populaire Ivoirien (FPI), Affi N’Guessan à Oumé a été émaillé d’incidents, fait savoir L’Inter. « La galaxie pro-Gbagbo en ébullition : Echauffourées avant le meeting d’Affi », barre à sa Une le quotidien. Selon le journal, « Affi N’Guessan devait animer un meeting hier (mardi 5 novembre 2013 : Ndlr), en début de soirée au stade de la ville (Oumé). Mais, la délégation du FPI a été freinée net par des individus qui voulaient en découdre à tous les prix avec elle ». Le quotidien ajoute que « dans leur furia », ces individus « présentés comme des partisans d’Alassane Ouattara ont saccagé le matériel de sonorisation, les bâches, les chaises (…) ».
De son côté, Le Temps ne tergiverse pas au sujet de l’identité des auteurs de l’agression. « Agression lors de la visite du président du FPI à Oumé : des pro-Ouattara cassent tout », livre à sa Une le journal qui indique que « les jeunes désœuvrés du parti de Ouattara ont pris d’assaut le stade municipal de la ville, en détruisant bâches et chaises dressés pour accueillir la foule devant prendre part au meeting du FPI ». Le quotidien ajoute que ces « ces excités du RDR ont été aidés dans leur sale besogne par des éléments des FRCI ». Cependant, Le Temps ne manque pas de souligner que « toute cette folie destructrice du RDR aidé par les Dozos et FRCI du régime Ouattara, n’a pas empêché la tenue du meeting ». Quant à Nord-Sud Quotidien, il donne une toute autre version des faits. « Meeting avorté d’Affi N’Guessan à Oumé : ce qui s’est réellement passé », peut-on lire en manchette du journal.
De fait, selon le quotidien, qui cite « des témoins sur place », « il n’y a eu ni affrontement, ni lynchage, ce sont les victimes de la crise postélectorale qui se sont juste opposer au meeting que devait animer, hier, le président du FPI. Et pour s’opposer, elles ont organisé une marche de protestation encadrée par les forces de l’ordre ivoiriennes et les Casques bleus de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire ». Si le FPI a été plongé dans des difficultés à Oumé, sa vice-présidente pourrait quant à elle en sortir, nous renseigne Soir Info. « Situation politique en Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo : un grand coup se prépare », barre le journal à sa Une. Le journal qui met en exergue plusieurs « signes et symboles » dont l’envoi par l’Etat ivoirien d’une équipe de médecin à son chevet à Odienné ou encore les déclarations de l’expert onusien Doudou Diène indique que « Simone Gbagbo est peut-être sur le point de sortir de sa prison ».
Situation sécuritaire : On condamne toujours pour Agboville
Les condamnations se poursuivent après les attaques contre les forces de l’ordre à Agboville, nous indique L’Inter. « Attaques répétées d’Agboville : la société civile interpelle les assaillants », titre en manchette le quotidien. Théby Stanislas, président de l’Association de la Société Civile pour l’Éveil des Consciences (ASEC), dont une déclaration est publiée par le journal, demande aux assaillants de « ne plus tuer nos Forces républicaines ». Sur la question des attaques d’Agboville, le FPI accuse le pouvoir de « fabriquer » des preuves contre Gbagbo, rapporte Soir Info. Le Secrétaire général et porte-parole du FPI, Laurent Akoun, dont la déclaration est publiée par le journal, a écrit que « Le FPI invite le gouvernement à arrêter la fabrication des preuves supplémentaires dans le but d’accabler Laurent Gbagbo et le FPI ». De son côté, Le Patriote revient sur les crimes de la crise postélectorale en indiquant que des auteurs présumés seront bientôt devant la justice. « Ex-patron de la DST et directeur de Cabinet de Tagro : Négblé César et le général Bobahi devant le juge », barre à sa Une le journal. Le quotidien écrit que « l’heure est venue pour eux de rendre compte » tout en ajoutant que « les deux officiers qui ont suivi aveuglement Laurent Gbagbo dans sa volonté de confisquer le fauteuil présidentiel seront devant les juges à la mi-novembre pour répondre des actes à eux reprochés par la justice ivoirienne ».
Présidentielle 2015 : ça bouillonne au RHDP
Le Rassemblement des républicains (RDR) veut offrir un second mandat à son candidat, Alassane Ouattara. Cependant, cette mission ne sera pas aisée à en croire la présidente des femmes du parti présidentiel, Touré Aya Virginie, nous indique Nord-Sud Quotidien. « Touré Aya Virginie (pdte RFR) : ‘’2015 sera plus difficile que 2010’’ », écrit en manchette le journal. La présidente des femmes républicaines a, dans ce sens, déclaré lors d’une rencontre avec les militantes du parti à la Case « que le combat doit commencer maintenant parce que 2015 sera plus dur que 2010 ». Selon Touré Aya Virginie, « conserver le pouvoir est plus dur, et nous (le RDR) sommes à la phase de conservation (…) Il faut préparer 2015, il faut qu’on accorde ce deuxième mandat à Alassane Ouattara parce qu’il doit terminer le bon travail qu’il a commencé ».
La présidentielle de 2015 est aussi une préoccupation pour Kobenan Kouassi Adjoumani, cadre du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et ministre des Ressources animales et halieutiques, fait savoir L’Expression. « PDCI/ Adjoumani en colère : ‘’ ne faisons pas la passe à l’ennemi en 2015’’ », peut-on lire à la Une du journal. Le cadre du PDCI invite dans ce sens, dans une déclaration publiée par le journal les militants du « vieux parti » à être « unis et rassemblés autour de Bédié pour « renforcer » le RHDP. Car selon lui, « les militants doivent se convaincre que ce n’est pas dans l’isolement que le PDCI doit réussir dans ses combats ». Pour cela, le ministre a fait la mise en garde suivante : « Ne faisons pas la passe à l’ennemi qui est aux aguets et prêt à se faufiler dans la moindre brèche de notre maison pour nous détruire ». Cette sortie du cadre du PDCI conduit Le Nouveau Réveil à s’interroger sur la façon pour le parti dirigé par Henri Konan Bédié veut aborder les futures élections présidentielles. « Présidentielles 2015 : PDCI, aller en ‘’solo’’ ou en RHDP ? », écrit le journal.