Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. C’est avec plaisir que nous vous retrouvons pour notre quotidienne revue de presse. Au menu de ce mardi 5 novembre 2013, nous avons l’élection d’Alassane Ouattara à l’Académie des Sciences d’outre-mer, la situation sécuritaire ainsi que l’actualité au sein des partis politiques. Bonne lecture !
Alassane Ouattara honoré à Paris
Le Président de la République, Alassane Ouattara a été élu hier, lundi 3 novembre 2013 membre de l’Académie des Sciences d’outre-mer. A l’occasion de sa cérémonie d’investiture, le chef de l’Etat ivoirien a prononcé une conférence sur les défis et atouts du continent, nous fait savoir Fraternité Matin. « L’Afrique dans le monde de demain : les conditions du décollage », titre le journal à sa Une. Le quotidien gouvernemental écrit que, « parlant des conditions de décollage de l’Afrique, il (Alassane Ouattara) a indiqué : la bonne tenue de l’économie africaine ne changera durablement la situation du continent que si elle profite aux populations et réduit de manière substantielle et durable le niveau de la pauvreté’’ ». De son côté, Le Nouveau Réveil indique que le président ivoirien s’est fait le défenseur du continent noir lors de cette cérémonie. « Hier, à Paris, à l’Académie des sciences d’Outre-mer : Ouattara, avocat de l’Afrique », peut-on lire en manchette du quotidien qui indique que selon le chef de l’Etat, « la démocratie, l’Etat de droit et la croissance économique se renforcent sur le continent ». Le Nouveau Réveil qui publie l’intégralité de l’intervention d’Alassane Ouattara souligne également que « les présidents Thabo M’Beki, Blaise Compaoré et Abdou Diouf étaient les invités spéciaux du président Ouattara ». Quant à L’Expression, il s’interroge sur la façon dont l’Etat fonctionne en l’absence du Président. « Affaires de l’Etat : qui gère quand Ouattara est absent ? », barre à sa Une le journal. A cette question, le journal apporte la réponse suivante : « l’article 53 du titre III de la loi fondamentale stipule clairement que c’est le Premier ministre qui gère le pays en l’absence du Président de la République (…) Si Ouattara et Duncan ne sont pas là, c’est le Ministre Hamed Bakayoko qi est chargé de gérer le pays en leur absence ».
Situation sécuritaire
La restructuration des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), demeure l’une des priorités du gouvernement. Pour atteindre cet objectif, un général français a été recruté, nous indique Soir Info qui donne des détails sur son rôle. « Armée de Côte d’Ivoire : des révélations sur la mission d’un général français », barre le journal à sa Une. Le quotidien indique que ce militaire qui se nomme Bruno Clément-Bollée est « Général de corps d'Armée et ancien directeur de la coopération de sécurité et de défense au ministère des Affaires étrangères de son pays (…) Sa mission, proposer au Chef de l'Etat ivoirien une stratégie pour une meilleure réforme ou restructuration de l'Armée ivoirienne désintégrée par de très longs mois de crise militaro-politique. Mais au-delà, il s'agissait surtout pour le nouvel homme fort ivoirien, au lendemain de sa prise effective du pouvoir d'Etat, de mettre un accent particulier sur le système de sécurité en Côte d'Ivoire, facteur important de stabilité, qu'il fallait absolument reconstituer et consolider ». Cependant, à en croire Lg Infos, cette mission semble dépasser l’officier français. « Recruté pour ‘’restructurer’’ les FRCI : un général français veut jeter l’éponge », écrit le journal en manchette. Le quotidien indique que « pour le militaire qui souhaitait une retraite dorée sur les bords de la lagune Ebrié, ça pourrait être la corvée de trop que de vouloir reformater une armée hybride avec des unités aux mains d’anciens chefs de guerre ». Dans ce sens, le journal ajoute que selon La Lettre du Continent, le général français « aurait confié que le tâche ne serait aisée ». Quant à L’Inter, il revient sur les attaques d’Agboville en publiant les critiques d’un ex-consul sur les propos tenus au lendemain des incidents par le ministre en charge de la Défense. « Après les attaques répétées d’Agboville : un diplomate dit ses vérités à Paul K. Koffi », barre le journal à sa Une. Kotchy Prosper, c’est de lui qu’il s’agit, ex-Consul de Côte d’Ivoire au Libéria estime que « l’acte du ministre n’était pas correct et n’est pas décent ». Car, « On ne peut pas venir narguer toute une population, avec ses chefs et ses cadres ».
Vie dans les partis politiques
Au Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Le Nouveau Réveil demande, en qui concerne son organisation, « tout va changer ? » Il informe que des choses se trament au sommet. Le quotidien révèle que le parti travaille d’arrache-pied pour sortir la liste des nouveaux membres des instances. Car au lendemain de la publication des premières, 120 plaintes ont été déposées auprès du président Bédié contre ses nominations. Il ressort que pour une nouvelle liste incontestable, Bédié a donné des instructions fermes pour un travail méticuleux à son secrétaire exécutif Guickahué. Pendant ce temps, au Front Populaire Ivoirien (FPI), ça roule presque au parfait. « En tournée à l’ouest, Affi soulève des foules à Diégonefla », titre Notre Voie. La forte pluie qui s’est abattue sur la ville n’a pas empêché la population de sortir. La raison, c’est que « depuis que le président de notre parti est sorti de prison, nous avons soif de le voir », a expliqué une dame. A ces partisans, Affi N’guessan a demandé d’aller sans peur sur le terrain pour mobiliser car « le temps de la guerre est passé ». Et toujours au FPI, le leader de la jeunesse Koua Justin a appelé à « dégager Ouattara en 2015 », lit-on à la une de LG Infos. En effet, le secrétaire national de la JFPI a dit aux populations de l’ouest qu’il a visitées le week-end dernier que « au match aller, ils nous ont trompés avec des armes. Nous, on les attendait sur un terrain démocratique. Nous sommes en marche, le FPI est en marche vers la victoire, pour reprendre notre pouvoir. Ouattara est le symbole de la souffrance en Côte d’Ivoire, il faut le dégager ». Or a en croire Le Patriote, avec les assises de la jeunesse organisées la semaine dernière, Ouattara a « enterré la génération Blé Goudé ». En lieu et place des agoras et de la violence, il offre des études et du travail aux jeunes. Quand aux paysans, il leur redonne le sourire par l’octroi de 1017 milliards aux producteurs.