Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver après un long week-end pour notre traditionnelle revue des parutions de la presse ivoirienne. Nous parlerons ce lundi 4 novembre 2013 de la situation sécuritaire ainsi que de l’actualité au sein des partis politiques. Bonne lecture !
Situation sécuritaire : Agboville inquiète toujours
Les récentes attaques des positions des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) à Agboville peuvent donner des inquiétudes au pouvoir Ouattara à en croire Le Nouveau Réveil. « Série d’attaques meurtrières : Agboville va-t-il renverser Ouattara ? », barre le journal à sa Une. Selon le quotidien, « Ce qui se passe à Agboville ressemble un peu à la révolte des Abbey sous la colonisation ». Pour cela, le journal invite le gouvernement à « prendre les dispositions urgentes pour ne pas donner l’occasion à certaines catégories de personnes de glisser sur ce terrain ». Pour sa part, Soir Info indique que des proches de Laurent Gbagbo ont fait les frais de cette situation à Agboville. « Après l’attaque à Agboville : Des pro-Gbagbo enlevés par des hommes armés », livre le journal à sa Une. Le journal indique qu’après la visite du ministre Paul Koffi Koffi à Agboville, « un fait insolite s’est produit. Il s’agit de l’enlèvement tous azimuts de quelques membres de la galaxie patriotique. Ce sont Achy Amonkou Simon, professeur de mathématiques, au Collège Moderne d’Agboville et plus connu pour avoir été le président du tout-puissant parlement « Nanwèrè » sous le régime Gbagbo, N’Cho Moïse, vendeur de portables au marché de la ville et fils du président de la CEI locale ainsi que Edi N’Gbesso Hervé Constant, peintre et fils d’un chef de terre ». Pour sa part, L’Expression donne des détails sur l’action de l’armée ivoirienne en réponse à ces agressions. « Attaques répétées à Agboville : les FRCI désormais sans pitié », titre en manchette le journal. Le quotidien qui fait un compte-rendu de la visite à Agboville de Paul Koffi Koffi livre la mise en garde faite par ce dernier aux assaillants. « Vous m’avez vu ce matin ici avec les Forces spéciales. C’est un signal fort que nous donnons là. Sachez qu’on peut, face à de telles attaques, adopter des positions extrêmes », a déclaré le ministre auprès du Président de la République en charge de la Défense. Quant à Le Patriote, il choisit de revenir sur « l’épisode Abehi ». « Coup d’Etat contre le pouvoir Ouattara : Voici l’homme sur qui comptait Abehi », peut-on lire à la Une du quotidien. Selon le commissaire du gouvernement, Ange Kessy Bernard cité par le journal, « lors de son (Abehi Jean-Noël) dernier interrogatoire, il a mis en cause le Mdl Kla Guiraud après l’attaque du camp d’Akouédo arrêté après l’attaque du camp d’Agban ». Ange Kessy a ajouté que « les éléments de preuve rassemblés sont suffisants pour inculper le Mdl Kla Guiraud pour complicité d’atteinte à la sureté de l’Etat ».
Partis politiques : le FPI se réorganise
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) semble résolument engagé sur la voie de la réorganisation afin de « résister » au pouvoir. Dans ce sens, une opération de collecte de fonds a été initiée par le parti fondé par Laurent Gbagbo le samedi 2 novembre 2013, nous fait savoir Le Temps. « Collecte de fonds pour le combat : le FPI lance la ‘’résistance financière’’ », titre le journal en manchette. Le journal qui cote Simone N’Guessan, chargée de l’opération de collecte en donne l’objet. « Le parti dans cette période difficile doit être aux côtés des militants (…) Toutes nos activité nécessitent de gros moyens matériel et financier dont le parti ne dispose pas actuellement », a-t-elle expliqué. De son côté, le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, cité par Le Quotidien d’Abidjan a invité les militants à résister lors de la cérémonie de lancement de cette opération de collecte. « Nous avons résisté politiquement, nous devons résister financièrement. Le pouvoir voulant nous asphyxier financièrement, il faut lui démontrer qu’on ne peut pas nous avoir par le chantage politique », a-t-il indiqué ». Si la réorganisation est en marche au FPI, les cadres du parti n’en demeure pas moins soumis à d’autres difficultés, nous apprend Soir Info. « Situation socio-politique : Michel Gbagbo empêché de quitter la Côte d’Ivoire », titre en manchette le journal qui indique que « Michel Gbagbo uarait du prendre l’avion mercredi (30 octobre 2013 : Ndlr) pour arriver à Paris, jeudi (31 octobre) et continuer à La Haye pour un rendez-vous avec son père Laurent Gbagbo. Mais, Hamed Bakayoko a refusé qu’il quitte le territoire ivoirien ». Le quotidien ajoute que, les avocats de Michel Gbagbo qui bénéficie d’une liberté provisoire avaient pourtant informé les autorités qui avaient donné leur accord pour ce déplacement.
Si le fils de l’ex-président ivoirien n’a pu effectuer son voyage, ce n’est pas le cas du président du PDCI-RDA Henri Konan Bédié qui était en visite en Guinée-Equatoriale, nous apprend Le Nouveau Réveil « Depuis jeudi à Malabo : plus d’une heure de tête-à-tête Bédié-Obiang », peut-on lire en manchette du quotidien qui fait savoir que le président Bédié est l’hôte de marque du président équato-guinéen depuis jeudi dernier ». Ce voyage, selon L’Expression n’est pas une simple visite de courtoisie. « Guinée Equatoriale : les dessous du voyage de Bédié chez l’ami de Gbagbo », barre le journal à sa Une. Selon le journal, « a y voir de près, ce voyage a un autre agenda (…) Selon des indiscrétions, Bédié est allé chez Obiang N’Guema dans le cadre de la normalisation de la Côte d’Ivoire avec ses voisins immédiats et lointains ».