Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour notre revue de presse nationale de ce mercredi 30 octobre 2013. Dans leur grande majorité, les quotidiens ivoiriens s’intéressent principalement à deux sujets : l’affaire Gbagbo à la CPI et la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire. Bonne lecture !
CPI : Gbagbo toujours en prison
La chambre d’appel de la Cour Pénale Internationale (CPI) a décidé, hier, mardi 9 octobre 2013, du maintien en détention de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo. Cependant, cette décision selon Le Temps a mis en relief les dissensions au sein de l’institution internationale. « Rejet de l’appel des avocats de Gbagbo : les juges de la CPI divisés », barre le quotidien à sa Une. Il fait savoir une profonde division de la Cour car, écrit-il, « deux des juges expriment leur désaccord sur la décision qui vient d’être rendue de rejeter l’appel. Selon nos sources, ces deux magistrats voulaient la libération du président Gbagbo ». Le quotidien a qualifié les procédures à la CPI de « comédie judicaire ». Cet avis est aussi celui de Notre Voie qui écrit à sa Une : « Maintien de Gbagbo en détention, 2 juges de la CPI s’opposent ». « Sur les 5 juges, 2 ont émis des avis contraires. Il s’agir du juge Erkki Kourala qui a préféré donner un avis séparé au jugement de la Chambre. Et la juge Anita Usacka qui elle, a émis une opinion dissidente à l’arrêt de la Chambre d’appel », explique le journal. Pour sa part, Soir Info en dit plus sur la décision des juges. « Verdict d’hier, à la CPI : les dessous du refus de la liberté à Gbagbo », peut-on lire à la Une du journal qui indique que « la situation au problème Gbagbo relève plus du politique que du juridique (…) Dans les non-dits du refus de la CPI de libérer Gbagbo pourrait se cacher la colère des dirigeants de ce tribunal contre la levée de bouclier de certains chefs d’Etat africains ». Il ajoute cependant que tout n’est pas pour autant perdu pour le fondateur du Front populaire Ivoirien (FPI). « Ce n’est pas fini ! La Chambre préliminaire rend une nouvelle décision, au plus tard le 11 novembre », renseigne t-il.
Quant à Le Patriote, il estime que cette décision des juges de la CPI est un pas de plus vers une confirmation des charges contre l’ancien président ivoirien. « Demande de mise en liberté provisoire, la CPI dit niet à Gbagbo, vers la confirmation des charges et le procès de l’ex-dictateur », livre le journal à sa Une. « Il est surtout vrai qu’après ce quatrième revers consécutif essuyé par ses avocats, la cause d’un procès proprement dit, où le fondateur du FPI devra répondre des quatre chefs d’accusation qui lui sont reprochés semble être entendue », écrit le quotidien. Le Nouveau Réveil met pour sa part en exergue les sentiments des militants du parti fondé par Gbagbo. « La Chambre d’appel refuse la liberté provisoire à Gbagbo : la CPI brise le rêve du FPI », peut-on lire en manchette du journal. Selon le quotidien, du côté du parti de Laurent Gbagbo, « une fois encore, les illusions ont été noyées (…) Tous les fanatiques qui, depuis quelques jours, avaient attaché des cabris, moutons et bœufs à immoler pour fêter la libération de Laurent Gbagbo se retrouvent dans le bec de l’eau ». Même son de cloche du côté de L’Expression qui décrit une atmosphère pathétique au sein des pro-Gbagbo dans la salle d’audience. « CPI/ Refus de liberté provisoire à Gbagbo : scène de funérailles à La Haye », titre à sa Une le journal. « ‘‘Ils ont pleuré à chaudes larmes comme des gamins quand les juges ont prononcé le maintien en détention de Laurent Gbagbo (…)’’, a confié un témoin oculaire joint au téléphone », indique le quotidien.
Les FRCI encore attaquées
Visés récemment par une attaque, les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), basées à Agboville ont encore fait face à des assaillants hier, raconte Soir Info qui a livré en manchette : « Situation sécuritaire à Agboville : les FRCI encore attaquées, hier. Des blessés graves ». Il indique que « c’est aux environs de douze heures que des éléments inconnus armés de fusils de type calibre 12 ont ouvert le feu sur la position de l’armée à Ananguié, bourgade située à une cinquantaine de kilomètres d’Agboville ». Selon le quotidien, les soldats Bamba Sériba et Coulibalay Nawa ont été atteints au dos pour le premier et au cou pour l’autre dans cette attaque. De son côté, L’Expression, qui cite une source militaire, indique que « les insurgés ont surgi de la broussaille pour ouvrir le feu avant de prendre la poudre d’escampette ». Nord-Sud Quotidien va plus loin en donnant des précisions sur l’identité des assaillants. Le journal qui cite le Lieutenant Traoré Amara des FRCI affirme que « le lundi (28 octobre 2013 : Ndlr), le chef de terres d’Ananguié, Oho Koffi, a tenu une réunion avec les jeunes. A l’ordre du jour de cette rencontre, un seul point. Attaquer les positions des FRCI si la libération de Laurent Gbagbo n’était pas effective ». Selon le militaire, après l’attaque, le chef traditionnel a pris la fuite. Agboville n’est pas le seul point inquiétant du point de vue sécuritaire. De fait, nous apprend L’Inter, des terroristes ont été arrêtés à Abidjan. « Insécurité : 5 terroristes arrêtés à Abidjan », barre le journal à sa Une. Le quotidien qui cite le site d’informations mauritanien www.pointschauds.info, indique que « Cinq Mauritaniens soupçonnés d’être des terroristes ont été mis aux arrêts à Abidjan (…) En partance pour le Congo Brazzaville, ils ont été interpellés à l’aéroport ». L’Inter ajoute que « les cinq individus seraient détenus à la Maison d’Arrêt de Correction d’Abidjan (Maca) ».