Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. C’est avec plaisir que nous vous retrouvons pour notre quotidienne revue des parutions de la presse ivoirienne. Au menu de ce lundi 28 octobre 2013, l’affaire Laurent Gbagbo à la CPI, la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire ainsi que l’actualité au PDCI-RDA. Bonne lecture !
Affaire Gbagbo : des révélations de taille
En attendant d’être situé sur le sort de Laurent Gbagbo à la Cour Pénale Internationale (CPI), le pouvoir d’Abidjan prépare un « plan B » dans le cas ou cette décision ne serait pas satisfaisante à ses yeux, nous fait savoir L’Inter. « Cour Pénale Internationale, le plan que Ouattara prépare contre Gbagbo », titre le journal à sa Une. Le quotidien qui cite le directeur de la rédaction de Jeune Afrique, François Soudan lors de son intervention dimanche sur Radio France Internationale (RFI), indique que « Le chef de l'Etat, révèle le confrère, mijote un plan B visant à embêter son prédécesseur au cas où celui-ci envisagerait de revenir au bercail. A cet effet, le régime Ouattara entend relancer les poursuites judiciaires engagées contre Gbagbo et qui avaient été, en quelque sorte, gelées. Ouattara prévoit ainsi de contrecarrer un éventuel retour au pays de l'ancien chef de l'Etat, au cas où celui-ci venait à bénéficier d'une liberté conditionnelle voire d'une relaxe pure et simple. Pour sa part, Soir Info qui reprend également des extraits de l’intervention du journaliste de Jeune Afrique sur la radio française choisit de revenir sur les événements de novembre 2004, notamment l’attaque du camp militaire français à Bouaké. Sur la question, le journal fait savoir que le camp de Laurent Gbagbo a été piégé. « Bombardement du camp de Bouaké en 2004, l’adjoint du Gl Poncet révèle : ‘’la mouvance Gbagbo est tombée dans un piège’’ », écrit en manchette le quotidien. Selon François Soudan, « quelqu’un dans l’entourage de Gbagbo a pris cette décision sans le lui dire ». Je pense, indique-t-il selon Soir Info, « que la mouvance Gbagbo est tombée dans un piège ». Autre révélation de taille faite par l’éditorialiste de Jeune Afrique, le programme de l’Elysée en Côte d’Ivoire à cette époque, nous renseigne Le Nouveau Courrier. « Evènements de novembre 2004, un adjoint de Poncet fait des révélations : ‘’On devait dégommer Gbagbo pour mettre Ouattara’’ », barre le journal à sa Une qui indique que « le général Renaud de Malaussène (adjoint de Poncet en 2004), accuse ouvertement les autorités de son pays d’avoir voulu renverser Gbagbo pour le remplacer par Alassane Ouattara ». Ce retour en 2004 ne fait pas oublier à certains quotidiens l’audience de demain à La Haye. Parmi eux, Le Nouveau Réveil qui s’interroge sur l’issue de ce nouveau round au siège de l’instance judicIaire internationale. « Audience cruciale à la CPI : Gbagbo libéré demain ? », livre à sa Une le journal. Sur la question, le quotidien se montre sceptique en mettant en avant le fait lui, « avoir affaire à la CPI n’est pas une chose aisée ». Le Patriote va plus loin en indiquant clairement que voir le patron du Front Populaire Ivoirien (FPI) sortir du centre pénitencier de Scheveningen relève de l’utopie. « Il ne fait l’ombre d’aucun doute, la prison de La Haye restera hermétiquement fermée sur Laurent Gbagbo », écrit le journal.
Situation sécuritaire : les attaques refont surface
Après une relative accalmie, les attaques contre les positions des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) semblent avoir refait surface, nous apprend Soir Info. « Des FRCI attaqués à un corridor », titre en manchette le journal. Le commandant des opérations dans la région du lieu de l’attaque, Le village de Laouguié (8 km à l’est de la commune d’Agboville) interrogé par le journal a donné les précisions suivantes : « cinq individus encagoulés et armés de Kalachnikovs et de grenades ont tiré sur nos hommes au corridor d’Agboville, ce samedi vers 7 heures ». Soir Info qui indique « qu’il n’y a eu aucune perte en vie humaine ni de blessé de part et d’autre », fait cependant savoir qu’aux dires de l’officier, trois suspects ont été interpellés par le détachement des FRCI de Grand-Morié ». Quant à Le Temps, il semble en savoir davantage sur l’identité des assaillants. « Agboville : le Commando invisible attaque un corridor », peut-on lire en manchette du journal. Par ailleurs, le journal indique que cette énième attaque subie par les FRCI a entrainé de la part de ces derniers des représailles dont les victimes sont les populations civiles. Le Patriote choisit de mettre en exergue le coup de filet des forces de l’ordre à la suite de cette attaque. « Tentative de déstabilisation depuis Agboville : des assaillants mis aux arrêts », indique à sa Une le journal qui fait savoir que le ratissage qui a suivi la riposte des FRCI « a permis de mettre le grappin sur trois individus qui ont été conduits à Agboville pour interrogatoire ». Nord-Sud Quotidien pour sa part indique que ce sont « 13 suspects qui ont été arrêtés à l’issue de cette attaque .Outre Agboville, une autre ville aurait pu être frappée par une attaque révèle Soir Info. « Situation sécuritaire en Côte d’Ivoire : une rébellion déjouée près d’Abidjan », souligne le journal à sa Une. La ville visée selon le quotidien est Dabou ou des agressions sont de plus en plus récurrentes. « A Lopou où se rend un détachement conduit par le commandant par intérim, Coulibaly Boiké, le mardi 15 octobre, les éléments se heurtent à Essis Fidel, alias Blé Goudé, un redoutable ex-milicien pro-Gbagbo, converti en véritable caïd de la pègre dans la zone de Lopou et qui prépare, dans secret le plus absolu, une rébellion à partir de Dabou. Au cours de son interrogatoire le lundi 21 octobre dans les locaux des Frci, Essis Fidel, dit Blé Goudé, balance ses nombreux complices que sont un certain G. Désiré, N. Lamass et Abédi. Et l’ex-milicien de confirmer la présence de plusieurs caches d’armes dans la zone de Lopou », écrit le journal.
PDCI-RDA : les langues se délient
De plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer certaines pratiques au Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) au terme du Congrès de ce parti. Dans ce sens, le maire du Plateau, Akossi Bendjo, a indiqué qu’Henri Konan Bédié s’est trompé dans ses nominations. « Nomination au PDCI-RDA/ Akossi Bendjo : ‘’Bédié a été trompé’’, titre en manchette le journal. Selon le premier magistrat du Plateau, « Bédié s’est trompé ». Pour Bendjo, « Bédié a écouté tout le monde ». Dans ce sens, « Il prendra toutes les dispositions nécessaires ». Ces remous au sein du «Vieux parti » poussent Nord-Sud Quotidien à s’interroger sur les résultats du Congrès. « Grogne des délégués. PDCI-RDA : un congrès pour rien ? », écrit en manchette le journal. Selon le quotidien, malgré le Congrès, « les problèmes de fond touchant notamment à la succession de Bédié demeurent ». Nord-Sud Quotidien fait également savoir que Niamien N’Goran, neveu d’Henri Konan Bédié « avait commencé à nettoyer l’écurie ». L’Inspecteur général de l’État est également mis en avant par L’Expression. « PDCI/ Nomination au Bureau politique : Bédié déchire la liste de Niamien N’Goran », livre en manchette le journal qui écrit que « la recomposition des instances sonne comme une désillusion pour le ‘’dauphin autoproclamé’’ ».