Bonjour fidèles internautes de Linfodrome.com. C’est avec plaisir que nous vous retrouvons pour notre traditionnelle revue de presse. Au cours de notre tour d’horizon de ce vendredi 25 octobre 2013, nous parlerons des griefs des organisations internationales envers le Président de la République, de l’actualité au PDCI-RDA ainsi que de la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire. Bonne lecture !
Droits de l’Homme : Ouattara coincé
Le Président de la République de Côte d’Ivoire, longtemps considéré comme « ami » de la communauté internationale est en passe d’avoir des accrocs avec celle-ci selon L’Inter. « Justice et Droits de l’Homme : Des diplomates pas contents de Ouattara », barre le journal à sa Une. Selon un article du périodique français Le Monde repris par le quotidien, plusieurs diplomates jugent la justice ivoirienne « sélective ». « Les enquêtes évitent de s’intéresser aux anciens ''com’zones'', regrette un diplomate. ‘’Le gouvernement ne fait rien pour lutter contre l’impunité’’, ajoute-t-il », écrit le journal qui ajoute que « Certains diplomates s’exaspèrent de cette mauvaise volonté du gouvernement, qui entrave le fragile processus de réconciliation. Bert Koenders, alors représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Côte d’Ivoire, avait adressé une lettre au Garde des sceaux ivoirien dans laquelle il déplorait le manque de célérité dans les enquêtes. Les observateurs étrangers voient arriver l’élection présidentielle de 2015 avec inquiétude. Ils craignent de nouvelles violences et doutent qu’Alassane Ouattara permettra de punir ceux qui lui ont permis d’accéder au pouvoir et qui restent ses meilleurs protecteurs ». Même son de cloche chez Le Nouveau Courrier. « Tueries massives, tortures, impunité : Ouattara acculé de toutes parts », livre le journal à sa Une. A en croire le quotidien, « le temps de grâce semble être terminé (…) tant les gestes d’agacement de ses soutiens se multiplient et sont perceptibles. Les rapports contre le régime Ouattara s’amoncellent et s’enchainent ». De son côté, L’Expression livre la réaction du parti présidentiel, le Rassemblement des Républicains (RDR) aux critiques contre le pouvoir. « Rapports sur les droits de l’Homme en Côte d’Ivoire : le RDR cogne fort les experts de l’ONU », titre en manchette le quotidien. Joël N’Guessan, porte-parole du RDR qui a pondu une déclaration publiée par le journal soutient que les actions du gouvernement vont dans le sens du soulagement des victimes. « Il est peut être temps que toutes les associations nationales et internationales de défense des droits de l'homme ainsi que les experts indépendants en la matière comprennent que tant que la primauté ne sera pas accordée aux victimes et à leurs parents pour une Justice réparatrice, le désir de vengeance restera toujours vivace », a-t-il déclaré.
PDCI-RDA : entre deuil et palabres
Dao Henriette, défunte présidente des femmes du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a été portée en terre hier, jeudi 24 octobre 2013. Soir Info décrit un bel hommage rendu à la collaboratrice de Bédié. « PDCI : inhumation hier, à Williamsville : hommage grandiose à Mme Dao », livre en manchette le journal. « L’émotion était à son comble hier jeudi 24 octobre 2013 dans la salle prestige de l’Ivoirienne de sépulture (Ivosep). Le couple Bédié, le président de l’Assemblée nationale Soro Guillaume, le Premier ministre Daniel Kablan Duncan (…) ont tenu à rendre un ultime hommage à Dao Coulibaly Henriette », écrit le journal qui indique que cette levée de corps a eu lieu dans « une salle qui a refusé du monde ». De son côté, L’Expression met en avant les propos du parton du Secrétariat exécutif du PDCI, Maurice Kacou Guikahué. « PDCI-RDA/ Dao Coulibaly repose à Williamsville. Guikahué : ‘’ce qu’elle m’a dit avant sa mort’’ », peut-on lire en manchette du quotidien qui publie l’intégralité de l’intervention émouvante faite par l’ex-Ministre de la Santé. Si le PDCI est en deuil, les dissensions issues des nominations faites après le Congrès ne sont pas estompées, fait savoir Le Nouveau Réveil. « PDCI-RDA : grogne après les nominations dans les instances : Voici ceux qui voulaient tromper Bédié », barre à sa Une le journal. « Dans cette affaire de nomination, il semble à écouter certaines confidences, que le président Bédié a fait confiance et a donner carte blanche à des collaborateurs qui ont confondu ambitions personnelles et intérêt supérieur du PDCI », indique le quotidien. Cette position est aussi celle du président de la Jeunesse estudiantine et des diplômés du PDCI (JED), Bah Dié Williams. Il l’a indiqué à Le Mandat. « Quelqu’un a abusé de Bédié…», martèle-t-il en manchette du quotidien. En outre, il a indiqué « faire confiance au président Bédié pour que sa sagesse ramène la paix dans le parti ».
Situation sécuritaire : Ça bouge au sein des FRCI
Arrêtés au lendemain de l’attaque d’Akouédo, des militaires ont été remis en liberté, nous renseigne Soir Info. « Après 15 mois de prison : plusieurs militaires libérés, hier », livre à sa Une le journal. Le quotidien fait savoir que « 26 militaires, mis aux arrêts et détenus depuis 15 mois, ont été remis en liberté à leur grande joie et surprise », écrit le journal. Si certains militaires doivent être contents de la hierachie pour avoir bénéficié de cette liberté, d’autres par contre, nous apprend Nord Sud Quotidien ne sont pas satisfaits de l’autorité. « Défense : des militaires grognent », écrit le journal à sa Une. Le journal indique que « le non-paiement d’arriérés de frais de missions suscite de mécontentements non seulement au sein du ministère de la Défense, mais aussi dans les rangs des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) ». De son côté, Le Temps donne des nouvelles de la force française en Côte d’Ivoire. « Départ de la Force Licorne : Hollande rappelle une partie des troupes françaises », titre en manchette le journal. Le quotidien qui explique que ce rapatriement qui concerne près de 200 hommes du des Cavaliers du 1er régiment étranger de la Force Licorne estime que cette mesure est « une mauvaise nouvelle pour Ouattara qui est désormais sur la sellette ».