Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour une nouvelle édition de notre revue de la presse nationale. Nous parlerons ce jeudi 24 octobre 2013 lors de notre tour d’horizon des journaux ivoiriens de la sortie des avocats de Charles Blé Goudé, de l’actualité de Simone Gbagbo ainsi que des mesures prises par le gouvernement lors du Conseil des Ministres. Bonne lecture !
Doudou Diène plaide pour Simone Gbagbo
De retour d’une visite à Simone Gbagbo à Odienné, Doudou Diène, expert indépendant de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a fait part des souhaits de l’ex-Première dame, fait savoir L’Inter. « En détention à Odienné, Simone Gbagbo réclame un membre de sa famille », écrit à sa Une le journal. Doudou Diène, au cours d’une interview accordée à Radio France Internationale (RFI), reprise par L’Inter donne des détails sur le quotidien de Simone Gbagbo. « A Odienné, c’est difficile. Elle est dans un environnement, une villa que j’ai visitée plusieurs fois. Ce n’est pas une cellule. Elle mange, elle a une cuisinière.
Elle souhaite qu’un membre de sa famille puisse venir un peu lui tenir compagnie dans sa solitude. Donc, comme c’est un dossier lourd, je plaide que là aussi, pour que son cas fasse l’objet d’un acte symbolique », a-t-il déclaré. De son côté, Soir Info met en exergue les recommandations de l’expert sénégalais aux autorités ivoiriennes. « En visite d’évaluation, Doudou Diène (Expert Onu) prévient : « La Côte d’Ivoire entre dans une ère dangereuse, Simone Gbagbo doit bénéficier d’une liberté provisoire », peut-on lire à la Une du quotidien. Le journal qui reprend également l’entretien de Doudou Diène sur la radio française relate les inquiétudes du juriste sénégalais. « Je pense qu’il serait très important qu’elle bénéficie, dans un premier temps, de la liberté provisoire dont les autres ont bénéficié, et que le jugement puisse se faire dans les meilleures conditions. Il faut aussi qu’elle soit dans un environnement médical qui soit sécurisé (…) la Côte d’Ivoire entre – dans une ère dangereuse, la période pré-électorale.
Les élections de 2015, c’est demain », a-t-il indiqué. Cette sortie de Doudou Diène sur RFI est interprétée par Le Temps comme un avis de l’ONU. « Détenue à Odienné, l’Onu demande la libération de Mme Gbagbo », souligne le quotidien à sa Une. Quant à Nord-Sud Quotidien, il choisit de se pencher sur l’avis de l’expert sénégalais sur le processus de réconciliation nationale. « Réconciliation : Doudou Diène (Expert Onu) : « La libération des pro-Gbagbo n’a rien résolu », titre en manchette le journal. De fait, nous fait savoir le quotidien, le juriste a fait, lors d’une conférence de presse animée au siège de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) le commentaire suivant: « Au lieu que cette liberté provisoire crée une catharsis morale, un changement de culture politique, il y a une résurgence du langage polémique et partisan ».
CPI : les avocats de Blé Goudé chargent
Visé par un mandat d’arrêt émanant de La Haye, Charles Blé Goudé, leader de « l’ex-galaxie patriotique » est réclamé par la Cour Pénale Internationale (CPI). Mais, les avocats du leader de jeunesse souhaite qu’il soit jugé en Côte d’Ivoire, nous indique Soir Info. « Blé Goudé : ses avocats disent non à son transfèrement à la CPI », titre en manchette le quotidien. « Non au transfèrement de Charles Blé Goudé à la Haye ! Les avocats du leader des jeunes patriotes se sont élevés, le mercredi 23 octobre 2013, à Cocody-les Deux-Plateaux, contre un mandat d'arrêt « incompréhensible» et ‘’fantaisiste’’ », écrit le journal. Même son de cloche chez L’Inter qui titre en manchette : « Les avocats de Blé Goudé ‘’démontent’’ le mandat de la CPI ». « De leur analyse (les avocats : Ndlr), il ressort que ce mandat de la CPI présente des irrégularités. Me N’Dri fera remarquer que ‘’ ce document rendu public le 30 septembre 2013 viole l’esprit du statut de Rome qui institue cette juridique permanente’’ », nous renseigne le journal.
Les avocats du ministre de la Jeunesse dans le dernier gouvernement de Laurent Gbagbo vont plus loin selon Le Temps en indiquant que le mandat d’arrêt de la CPI est une violation des règles de l’institution. »Les avocats de Charles Blé Goudé : ‘’avec ce mandat d’arrêt, la CPI viole son propre préambule’’ », titre en manchette le quotidien. « Le mandat d’arrêt pose plusieurs problèmes d’ordre juridiques. Le mandat d’arrêt de la CPI rendu public le 30 septembre 2013, viole l’esprit du Statut de Rome qui institue cette juridiction », a déclaré le collectif des avocats dont la sortie est interprétée par L’Expression comme un appel au secours au Président de la République. « Transfèrement de Blé Goudé à la CPI : ses avocats demandent pardon à Ouattara », livre le quotidien en manchette. Le journal indique que « les avocats ont demandé à l’Etat de Côte d’Ivoire de faire preuve de courage face à la CPI dans le cas Blé Goudé comme il en a fait cas dans l’affaire Simone Gbagbo ».
Budget en hausse
Le gouvernement a adopté, hier en conseil des ministres, le budget 2014. Il s’élève à 3814 milliards de Fcfa. Par rapport à l’année dernière, le budget a connu « une hausse de 9, 14% », fait savoir Le Patriote. Les raisons qui ont poussé le Président Ouattara a proposé ce montant qui, a-t-il fait remarquer, est le plus haut que la Côte d’Ivoire n‘est jamais eu, sont « les performances de l’économie », écrit le journal. Pour le chef de l’État, ces indicateurs montrent que l’économie continue sa marche en avant d’année en année. Dans ce budget, 1258 milliards sont consacrés à l’investissement, et prévoit le recrutement de 15000 agents dans la fonction publique. Dans le même élan, Fraternité Matin affirme que le budget culmine à 4248 milliards de Fcfa.
Lui renseigne que quatre priorités ont été assignées au budget 2014 qui vise globalement le combat contre la pauvreté. Il s’agit du renforcement des infrastructures socio-économiques. Cependant Le Nouveau Courrier titre « 3814 en 2013et 4248 en 2014, des budgets ronflants qui ne règlent rien ». Le quotidien écrit que ce sont « des chiffres alléchants qui pourtant peinent à impacter la réalité et le vécu quotidien des Ivoiriens dont le pouvoir d’achat est sinistré par la cherté de la vie, les licenciements et le chômage. Près de 5 millions de personnes sont au chômage et le budget 2013 qui avait été également en grande pompe comme record n’a rien changé ».
Collaboration César DJEDJE MEL