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Des amis de Ouattara militent pour Gbagbo, vive inquiétude à Yopougon

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des-amis-de-ouattara-militent-pour-gbagbo-vive-inquietude-a-yopougon Laurent Gbagbo PH/D.R
Revue de presse

Bonjour chers amis de Linfodrome.com. Nous sommes heureux de vous retrouver pour notre revue des parutions de la presse ivoirienne de ce mercredi 23 octobre 2013. Au menu de ce jour, nous avons la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire, la crise au PDCI-RDA ainsi que la Cour Pénale Internationale (CPI). Bonne lecture !

Ça tire à Yopougon

Chaude matinée hier, mardi 22 octobre 2013 au camp de la Brigade anti-émeute (BAE) de Yopougon qui abrite depuis la fin de la crise postélectorale un contingent de l’armée ivoirienne. Des échanges de tirs ont eu lieu entre éléments des FRCI de la base, nous apprend Soir Info qui fait donne des précisions sur l’incident. « Insurrection au camp de la BAE, hier : tout sur la fusillade entre FRCI. Voici le mis en cause », barre à sa Une le journal. Le quotidien qui indique que les affrontements mettaient aux prises « les « loyalistes » rangés derrière le commandant du camp, Inza Fofana dit « grumman » et les « mutins » dirigés par le Lieutenant Koné Billamani, alias « Tchèdjan » fait savoir « qu’un conflit a éclaté entre le commandant Inza Fofana et le Lieutenant Koné Billamani, commandant de l’unité des Frci basées à Sikensi. Ce dernier s'est hérissé par rapport aux conditions et circonstances de sa révocation de son très juteux poste à Sikensi, il y a environ trois mois ». Soir Info ajoute que « la décision de limogeage du Lieutenant Koné Billamani, exécutée par le commandant Inza Fofana « Grumman », aurait été prise directement à l’Etat major des Frci, en raison d’une procédure disciplinaire le visant. Il lui est notamment reproché son « caractère insoumis qui foule aux pieds les consignes venant de la hiérarchie ». De son côté, L’Inter, relate une autre version des faits en indiquant que : «Selon une source d'information au camp, un chef aurait demandé à un élément de monter la garde. Refus catégorique de celui-ci, qui fait savoir qu'il ne reconnaît pas son autorité. Des éclats de voix fusent. Se sentant vexé, le chef tente de ramener à l'ordre l'élément indiscipliné. Ce dernier se replie pour avertir son groupe. Sur sa lancée, il libère des coups de feu en l'air, comme pour dire sa détermination à tenir tête à son chef. Celui-ci réplique aussi par des tirs. S'ensuivent alors des échanges de coup de feu entre factions en conflit». Le quotidien fait savoir que le calme est revenu au sein du camp grâce à l’intervention du commandant Wattao. « Alerté, le commandant en Issiaka Ouattara alias Wattao est intervenu promptement. Dans le camp, il met de l’ordre et réussit à rassembler tous les occupants à qui il tient un langage de vérité », écrit le journal ni blessés ». Pour sa part, Le Nouveau Courrier qui décrit la journée d’hier à la BAE comme « un rodéo sanglant », écrit en manchette : « Scènes de guerre hier au camp BAE de Yopougon, l’armée de Ouattara se tire dessus ». Le quotidien qui a une explication différente de celle de ses deux précédents confrères indique que « tout es parti d’une banale discussion au sujet d’un arme qui aurait disparu » et qui a failli conduire à la mise aux arrêts d’éléments de FRCI, pendant que trois semaines avant, deux des leurs ont été blessés à l’arme par un élément de l’unité rivale sans que ce dernier n’eût été sanctionné le moins du monde ». Cette situation, selon le journal a créé un sentiment d’injustice chez l’une des deux groupes, situation qui a débouché sur un affrontement.

PDCI-RDA : c’est toujours tendu

L’atmosphère au sein du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) n’est toujours pas sereine, plusieurs jours après le 12è Congrès de ce parti. Les nominations dans les instances faites par Henri Konan Bédié sont contestées par des militants. Le Nouveau Réveil s’interroge sur les raisons de cette levée de bouclier. « Grogne persistante des militants contre les nouvelles instances : Que se passe-t-il au PDCI au juste ? », barre à sa Une le quotidien. Le journal, pour répondre à cette interrogation indique que « dans bien de cas, les choix opérés sont loin de convenir aux militants de base et aux cadres ». Le journal fait savoir que le président du PDCI a entrepris des actions pour venir à bout de cette crise. « Le président Bédié s’est vu obliger de monter au créneau. Hier, de 13 heures jusqu’à 19 heures et même au-delà, les consultations se sont succédées. Certainement pour recadrer ». De son côté, Le Mandat soutient que des actions vont être menées par le nouveau patron du Secrétariat exécutif du PDCI afin de dénouer la crise. « Après la nomination des instances du PDCI : le toilettage confié à Guikahué », écrit en manchette le journal. « Henri Konan Bédié rectifie le tir. De fait, la première mouture du texte de nominations mettait à égalité tous les membres du Secrétariat exécutif. Pas de chef d’orchestre. C’est désormais corrigé. Maurice Kacou Guikahué prend les rênes du ‘’gouvernement PDCI’’ », indique le quotidien. La crise au « sein du vieux parti » serait plus profonde selon Soir Info. Le journal indique qu’en toile de fond de cette crise, il y l’élection présidentielle de 2015 qui divise au sein du clan Bédié. «Deux groupes au moins s'affrontent au sein des pro-Bédié. Les Niamien N'Goran, Niamkey Koffi, Lenissongui Coulibaly... forment un bloc. L'autre agglomérat comprend les Maurice Kakou Guikahué, Ahoussou Kouadio Jeannot, Banzio Dagobert... Si les deux tendances ont fait chorus avec Bédié pour avoir raison de ses adversaires déclarés, ils ne parlent pas le même langage quand il s'agit du choix du candidat du Pdci à la présidentielle de 2015. Chaque groupe prépare son leader », écrit le quotidien.

CPI : ça bouge pour Gbagbo

Selon le Quotidien d’Abidjan, la libération de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo ne fait aucun doute. Cependant, à en croire le journal, le gouvernement ivoirien met tout en œuvre pour bloquer cette décision. « Libération imminente de Gbagbo ; le porte-parole de la CPI parle. Grosse panique au Palais d’Abidjan », souligne le journal à sa Une. « Laurent Gbagbo va recouvrer la liberté dans les tous prochains jours. Mais en attendant ce momebt tant attendu par ces milliers d’Ivoiriens, Alassane Ouattara et ses ombres de l’ombre manœuvrent ferme en vue de dissuader les juges de la CPI à prendre une telle décision », écrit le journal qui indique que dans ce sens, « les barbouzes du régime » distillent des informations faisant croire que Gbagbo serait déjà libre. Cette libération de l’ex-président ivoirien, des Chefs d’Etat ouest-africains y sont favorables selon le politologue français Michel Galy. Il l’a indiqué dans une interview accordée à Le Nouveau Courrier. « Je puis vous dire que des chefs d’Etats de votre région, d’Afrique de l’ouest, en dehors des gesticulations diplomatiques, des relations d’Etat à Etat, sont pour la libération du président Laurent Gbagbo. Vous m’excuserez de ne pas citer de nom », a-t-il déclaré.

Abraham KOUASSI
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