Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. C’est avec un grand plaisir que nous vous retrouvons ce mardi 22 octobre 2013 pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Au menu du jour, les remous au sein du PDCI-RDA, la Cour Pénale Internationale (CPI), ainsi que les inquiétudes du Président de la République, Alassane Ouattara. Bonne lecture !
PDCI-RDA : c’est toujours chaud
Les nominations faites par Henri Konan Bédié, président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) dans les instances du « vieux parti » continuent de susciter des réactions. Soir Info indique que des actions de protestation face à ces décisions sont prévues. « Colère après les nominations au PDCI : un sit-in annoncé chez Bédié », titre à sa Une le journal. L’initiateur de ce mouvement est Williams Koffi, président de la Coordination des clubs et mouvements de soutien à Bédié et au PDCI. C’est au cours d’une interview accordé au quotidien qu’il a expliqué les raisons de son mécontentement. « Les dernières nominations nous montrent que la fidélité et le mérite ne payent pas au Pdci. C'est du copinage. Et ce sont les visiteurs de salon qui ont droit de cité au niveau des prises de décisions...Nulle part, il est écrit dans les résolutions du congrès que le Secrétariat exécutif est tournant (…) Ceux qui sont à jour de leurs cotisations et militants actifs ont été retirés, on ne sait trop pourquoi. C'est pourquoi à la fin des obsèques de notre regrettée maman, Mme Dao Henriette, nous allons faire un sit-in devant la résidence du président Bédié à Cocody-Les Ambassades », a-t-il déclaré. Soir Info nous apprend également qu’Henri Konan Bédié a fait la part belle à sa famille dans ses dernières décisions. « 11 membres de la famille Bédié nommés », écrit le quotidien qui indique que l’ex-Chef d’Etat a nommé avec ses fils, plusieurs de ses neveux au sein des instances du parti. Pour sa part, Le Nouveau Réveil fait savoir que cette grogne au sein du parti est bien perçue par le patron du parti. « Bédié a compris ses militants. Des mesures envisagées pour faire baisser la tension », peut-on lire à la Une quotidien. « Tout devrait rentrer dans l’ordre très rapidement. Le président a compris ses militants et ne serait pas opposé à ce que des mesures correctrices puissent être envisagées pour ramener un peu de calme et de sérénité dans la maison PDCI ». Dans ce sens, Le Mandat dévoile la stratégie du « sphinx de Daoukro » pour venir à bout de cette fronde. « PDCI-RDA/ Grogne après les nominations : le plan secret de Bédié pour désamorcer la bombe », livre à sa Une le journal. Le quotidien indique « qu’Henri Konan Bédié va envoyer des missions sur le terrain. Il s’agira pour ses mandats d’expliquer certaines options aux militants ».
CPI : l’avocat de Blé Goudé se signale
Détenu au secret depuis son arrestation, Charles Blé Goudé, leader des « jeunes Patriotes » est visé par un mandat d’arrêt de la Cour Pénale Internationale (CPI). Ce fait a conduit sin avocat à écrire à la Cour basée à La Haye pour exprimer ses attentes, nous apprend Soir Info. « A la Cour Pénale Internationale (CPI), voici ce que l’avocat israélien de Blé Goudé a écrit », titre en manchette le journal qui fait savoir que « Dans son courrier émis à la Cpi et daté du 11 Octobre 2013, Me Kaufman plaide pour une décision de la Cour ordonnant aux autorités ivoiriennes de permettre une rencontre entre Charles Blé Goudé et son conseil.L’avocat israélien attend, par ailleurs, de la Cpi qu’elle presse Abidjan de donner sa position concernant le mandat d’arrêt international qui vise Blé Goudé ». Si elle est sollicitée par le conseil de Charles Blé Goudé, La CPI, estime Le Nouveau Courrier est en mauvaise posture en ce qui concerne le cas de la Côte d’Ivoire. « D’Ocampo à Bensouda, la CPI embourbée dans le dossier ivoirien », souligne à sa Une le journal. Ainsi, le quotidien écrit que « La Cour Pénale internationale s’est laissée prendre au jeu de la justice partisane selon le schéma ivoirien au point de se laisser complètement piégée par la collaboration sélective du régime Ouattara dans le dossier ivoirien ». Toujours à la Haye, Le Quotidien d’Abidjan choisit pour sa part de s’intéresser au cas de Laurent Gbagbo dont il annonce la libération imminente. « Retour de Gbagbo en Côte d’Ivoire : Hollande accentue la pression sur Ouattara », renseigne à sa Une le journal. Le quotidien indique que selon « une source proche du site gouvernemental français », « le président français aurait demandé au président Ouattara de mettre tout en œuvre pour que l’ex-président ivoirien regagne Abidjan étant donné la vacuité de son dossier ».
C’est compliqué pour Ouattara
Le chef de l’État, en croire certains journaux, est dans les cordes en ce moment. Au sujet des affectations dans l’administration territoriale, L’inter titre « Ouattara coincé ». C’est que le 2 octobre dernier, un projet de décret portant création de sous-préfectures, nomination de secrétaires généraux de préfecture et de sous-préfets a été introduit par le ministre de l’Intérieur. Mais un mois après, le décret n’est toujours pas signé par Ouattara. Les raisons sont d’ordre politique mais surtout économique. Où trouver l’argent pour satisfaire le salaire et autres besoins de ces 444 nouveaux administrateurs est le véritable souci de Ouattara, livre le journal. Alors qu’argent il n’y en a pas, Le Temps informe que « la France réclame son argent à Ouattara ». Il s’agit, dit-il des deux mois de salaires payés aux fonctionnaires ivoiriens par l’Élysée, en mars et avril 2011, après la guerre postélectorale. Un hebdomadaire ivoirien, auteur de l’information, écrit que « au total, en 2014, nos amis français attendent de nous le paiement de 64 milliards de Fcfa » pour un prêt qui s’élève à près de 300 milliards Fcfa. Il n’y a pas qu’un problème d’argent. Dans l’entourage de Ouattara, on parle de mort en cascade des éléments de sa garde rapprochée. Nord-Sud Quotidien ouvre avec un drame au sein de la Garde Républicaine. « Un militaire se tire une balle dans la tête », lit-on à la Une du journal. Il s’agit du soldat de première classe Bamba Moustapha du Groupe de Sécurité Présidentielle (GSPR). Il s’est donné la mort, dans son dortoir, à la base navale de Locodjro, devant ses collègues qui n’y ont rien. Avant lui, Lassina Diallo de la même unité et le Mdl Ouattara Arthur, garde rapproché du ministre de l’Intégration, s’étaient suicidés, il y a quelques mois.
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