Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. C’est avec beaucoup de plaisir que nous vous retrouvons pour notre revue de presse habituelle. Au menu de ce week-end du samedi 19 au dimanche 20 octobre 2013, la Cour Pénale Internationale (CPI), l’actualité au PDC-RDA ainsi que les dernières décisions du Conseil des ministres. Bonne lecture !
PDCI-RDA : Bédié procède aux nominations
La restructuration au sein du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) à l’issue du Congrès se poursuit. Henri Konan Bédié, président du parti procède aux nominations dans les nouvelles instances du parti, fait savoir Le Nouveau Réveil. « Bédié donne les pleins pouvoirs à Guikahué », barre à sa Une le quotidien qui indique qui publie la décision de nomination de Maurice Kacou Guikahué pour 6 mois en qualité de « Coordinateur du Secrétariat exécutif pour une période de 6 mois ». De son côté, Soir Info fait ressortir le lien filial entre les nouveaux nommés et Henri Konan Bédié. « Nomination au PDCI-RDA : Bédié place ses fils », écrit en manchette le quotidien. Le journal fait savoir dans ce sens que deux des fils de l’ex-président ivoirien sont désormais membres du Bureau politique du « vieux parti ». « Jean-Luc Bédié, le fils du Père, porte le N° 101, son frère Jean-Marc Bédié N° 102, viennent, loin avant Alphonse Djédjé Mady 168 ème et K.K.B 225 ème, Diby Koffi Charles 159 ème, Coffi Michel-Benoit 136 ème sur les 400 membres du bureau politique. Niamien N’Goran, le neveu du président Bédié et Ahoussou Kouadio Jeannot, ancien Premier ministre, occupent les 5ème et 8ème places », renseigne le quotidien. Pour sa part, Le Mandat recense les réactions de militants et cadres du parti à ces nominations. Certains, selon le journal, à l’instar de Kouakou Juvénal membre du Grand Conseil y sont opposés. « Nous contestons cette liste », déclare ce dernier dans des propos rapportés en manchette du quotidien. Kouakou Juvénal a justifié sa position par le fait que « dans cette liste, toutes les décisions du Congrès sont dévoyées ». Car, selon lui « le Congrès a demandé au PDCI de consulter la base avant de nommer les délégués, ce qui n’a pas été fait ». Si Henri Konan Bédié est contesté par certains à l’intérieur de son parti, il intimide ces alliés, même les plus puissants, indique Nord-Sud Quotidien en titrant à sa Une : « Colère contre Henri Konan Bédié : le RDR se dégonfle ». Amadou Soumahoro qui, selon le journal ne s’était pas montré tendre avec Bédié lors d’une réunion au cours de laquelle il avait commenté les critiques du parton du PDCI à l’encontre du RDR à l’ouverture du 12è Congrès a indiqué que « c’était pour faire sourire et détendre ».
La CPI encore critiquée
La Cour Pénale Internationale (CPI) semble être devenue la cible privilégiée des dirigeants africains. Le dernier à accabler l’instance judiciaire basée à La Haye est le président de la Guinée-Equatoriale, Obiang Nguema, nous indique Le Temps. « Procès du Président Laurent Gbagbo : le Président Obiang charge la CPI », peut-on lire à la Une du journal. Le quotidien donne la position de l’homme fort de Malabo quant à la participation des pays africains au fonctionnement de la cour. « Je suis contre la Cours Pénale internationale et mon souhait est que nous les Africains en sortons à cause de l’humiliation qu’elle nous fait subir. L’Afrique doit créer sa propre Cour pénale pour juger les crimes commis sur le continent (….) Nous condamnons les mandats d’arrêts lancés contre les Chefs d’Etat africains », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. De son côté, Notre Voie juge que la CPI a reculé devant l’Union africaine. « Sous la pression de l’Union africaine, la CPI fait un pas en arrière », titre le journal. Le quotidien proche du parti de Laurent Gbagbo qui commente la décision de la Cour qui autorise le président Kenyan, poursuivi pour crimes contre l’humanité à ne pas assister à l’ensemble de son procès indique que « la CPI tente de donner une réponse droit aux exigences politiques de l’Union Africaine ».
Le gouvernement prend de nouvelles mesures
C’est sans doute la décision du Conseil des Ministres la plus commentée par l’opinion ivoirienne. Le téléphone portable est désormais interdit au volant sous peine d’amende. Fraternité Matin estime que cette décision est une avancée du gouvernement dans la lutte contre l’incivisme. « Le gouvernement en guerre contre les comportements inciviques : le téléphone portable au volant in-ter-dit ! », s’exclame à sa Une le journal. Le quotidien gouvernemental qui cite la porte-parole adjointe du gouvernement, Affoussiata Bamba Lamine indique que « cette décision vise à préserver les populations d’une cause supplémentaire d’accident de la circulation, d’assurer la sécurité des usagers et celle des transporteurs et de mettre fin aux comportements inciviques qui accompagnent l’usage du téléphone au volant ». La ministre de la Communication a aussi fait savoir, toujours selon le journal qu’en moyenne, les utilisateurs du téléphone au volant ont 38% plus de collisions que les non-utilisateurs. De son côté, Le Patriote revient sur l’amende qui sera infligée aux éventuels contrevenants à cette décision. « 10.000 Fcfa d’amende », écrit en manchette le quotidien qui indique également que les « kits mains-libres (écouteurs) sont également interdits. Terminons notre tour d’horizon par cette triste nouvelle qui a frappé hier la presse ivoirienne. Hadja Sidibé, journaliste à Fraternité Matin n’est plus. Linfodrome.com présente toutes ses condoléances aux collègues et à la famille de la défunte.