Situation des politiciens et des étudiants

Ouattara en danger, Soro et Djédjé Mady eux aussi menacés

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ouattara-en-danger-soro-et-djedje-mady-eux-aussi-menaces Alassane Ouattara pourrait être mis en difficulté pour la présidentielle de 2015 PH/ D.R
Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour notre revue de presse du jour. Nous parlerons ce jeudi 17 octobre 2013 des relations entre la Côte d’Ivoire et la CPI, de l’actualité au sein des partis politiques ainsi que de la présidentielle de 2015, mais aussi des nouveaux bus électriques offerts à l’Université Félix Houphouët-Boigny. Bonne lecture !

Élection présidentielle 2015

A quelques deux ans de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, le sujet suscite de plus en plus de débat. Selon Nord Sud Quotidien, Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA, et Albert Mabri Toikeusse, président de l’UDPCI « sont coincés » dans leur volonté de soutenir une candidature unique de Ouattara en 2015, comme ils lui avaient promis. Tant ils font face à la grogne de leurs militants qui ne veulent plus être à la remorque du RDR, parti de Ouattara. Ces militants estiment également que sous Ouattara, ils connaissent moins de promotion que sous Gbagbo. Mais pour bénéficier du soutien des autres, Ouattara lui même devrait être en règle vis-à-vis de la Constitution ivoirienne. C’est ce que dit L’inter qui a affiché à la Une « élection présidentielle : Ouattara peut-être exclu ». Car la Constitution, en son article 35, dit que le candidat à l’élection présidentielle « doit être Ivoirien d’origine, né de père et de mère eux-mêmes Ivoiriens d’origine », « il ne doit jamais avoir renoncé à la nationalité ivoirienne » et « il ne doit pas s’être prévalu d’une autre nationalité ». Des conditions qui n’ont pas permis à Ouattara d’être candidat en Côte d’Ivoire, sinon par le décret de Gbagbo, grâce à l’article 48 de la loi fondamentale, par lequel il a fait de Ouattara, « un candidat exceptionnel ». Or, aujourd’hui, sorti de la crise, Ouattara ne peut pas se prévaloir de cet article 48 et se présenter, à moins d’un amendement de la Constitution, relève le quotidien.

Des bus électriques à l’Université

« Transport des étudiants à l’Université de Cocody : les bus électriques sont là », titre Fraternité Matin. Promis par le chef de l’État, les véhicules ont été offerts hier, au cours d’une cérémonie solennelle. Le quotidien informe que, financée par le groupe Bolloré à plus d’un milliard de F.cfa, c’est la toute première ligne de bus 100% électrique d’Afrique. « C’est un grande marque de confiance à notre pays. C’est une nouvelle technologie. Produire l’énergie solaire n’est pas difficile, c’est le stockage qui est le plus difficile. Le groupe Bolloré vient de démontrer que cela est possible à une échelle importante, s’est réjoui le président Ouattara, rapporte le journal. Pour Soir Info et Le Patriote, des bus électriques sur une Université, c’est « du jamais vu en Afrique », c’est « une grande première ». Cependant Notre Voie barre à la Une « foutaise à l’Université de Cocody : deux ‘’22 places’’ pour 60.000 étudiants ». En effet, ces bus ont chacun une capacité de 22 places. Mais le terme 22 places est plus ironique car il fait référence aux anciens véhicules de 22 places Badjan de Saviem. Lors de la présentation des engins, le président Ouattara s’est montré surpris de voir seulement deux bus, relève les journaux. Il a alors demandé à son ministre de l’Enseignement supérieur et à Bolloré : « Où sont les autres navettes », car il devrait en avoir six.

Côte d’Ivoire-CPI : ça bouge

L’issue de l’audience sur une probable liberté provisoire de Laurent Gbagbo sera bientôt connue. Avant cette décision attendue de la Cour Pénale Internationale (CPI), Le Temps donne des indications sur ce qui attend selon l’ex-président ivoirien. « Procès à la Cour Pénale Internationale : pourquoi Gbagbo ne restera pas en exil », barre à sa Une le journal. Le quotidien justifie cette position en affirmant que « la présence de Gbagbo en Côte d’Ivoire va réconcilier les Ivoiriens », ajoute que, « La Côte d’Ivoire est toujours au point mort. La Commission Dialogue Vérité et Réconciliation créée dans la précipitation juste pour la forme ne fait que donner dans le bricolage. Le monde entier découvre ainsi que le Président Gbagbo constitue la clé de voûte du processus de réconciliation en Côte d’Ivoire ». De son côté, Soir Info revient sur les détails de la dernière comparution en date de Laurent Gbagbo devant la cour en donnant des détails sur les souhaits exprimés par les avocats de l’ex-chef d’Etat. « Audience du 9 octobre : ce que la défense de Gbagbo avait demandé à la CPI », peut-on lire à la Une du quotidien qui fait savoir que, « L’audience visant à réexaminer le maintien en détention de Laurent Gbagbo n’aurait certainement pas eu lieu, le 9 Octobre dernier, si la Présidence de la Cour pénale internationale avait répondu favorablement à la demande de report formulée par la Défense. Cette dernière, par la plume d’Emmanuel Altit, Conseil principal de l’ex-président, avait, en effet, adressé, le 8 Octobre, une « requête urgente » à la Présidence de la Cpi, lui demandant de renvoyer l’audience se rapportant à son client au 29 de ce mois ». Pour sa part, Le Nouveau Courrier indique que des menaces émanent de La Haye, planent nationale, sur Guillaume Soro. « Massacre des populations ivoiriennes, CPI : un enquêteur de l’Onu veut la peau de Soro » , livre le quotidien à sa Une. Le journal fait savoir que l’enquêteur en question, Alan White, est « celui qui fait Charles Taylor ». Le Nouveau Courrier écrit que l’expert américain a pointé un doigt accusateur sur le chef du parlement pour les crimes commis sous l’ex-rébellion. « Tout le monde sait que Guillaume Soro est le responsable de choses qui se sont passées non seulement en Côte d’Ivoire mais, dans la région du fleuve Mano. Il a aidé et encouragé les atrocités qui ont été commises en 2002 et même plus récemment, l’année dernière », a déclaré l’enquêteur, cité par le quotidien.

PDCI : Guikahué aux trousses de Mady

La cérémonie de passation de charges entre le secrétariat général du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) conduit par Alphonse Djédjé Mady et le secrétariat exécutif du parti représenté par Maurice Kacou Guikahué a eu lieu hier. A cette occasion, la gestion financière du PDCI a été passée au crible par le collaborateur de Bédié, nous indique Le Nouveau Réveil. « Gestion financière du PDCI-RDA : Guikahué fait de graves révélations », barre à sa Une le quotidien. Selon le membre du tout nouveau Secrétariat exécutif du « vieux parti », « les commissaires aux comptes ont produit un audit financier que le président (Bédié : Ndlr) n’a pas voulu qu’on livre au Congrès dans un souci de cohésion ». En outre, toujours selon Le Nouveau Réveil, Kacou Guikahué a « demandé à Mady de rester à la disposition du secrétariat exécutif pour donner des éclaircissements ». Quant à Le Mandat, il donne un bilan chiffré du passage de Djédjé Mady au secrétariat général du PDCI. « 11 ans de gestion du Secrétariat général : Mady laisse une dette de 18 millions », écrit le quotidien à sa Une. De fait selon le journal, lors de la cérémonie de passation de charges, « Kouassi Dongo, membre du secrétariat général sortant a fait le point du personnel et du patrimoine du parti. Fait notable, il a indiqué que le PDCI reste devoir 218 millions à la CNPS depuis 1991 ». Cette volonté de passer au peigne fin les finances du PDCI s’apparente selon Le Nouveau Courrier à une revanche du camp Bédié contre Djédjé Mady. « Règlement de compte au PDCI : Guikahué menace Djédjé Mady », peut-on lire en manchette du journal qui écrit « qu’au PDCI, on ne digère toujours pas l’audace qui l’a poussé (Djédjé Mady : Ndlr) a poser sa candidature contre Bédié. Pour preuve, hier mercredi à la Maison du Parti (…) Maurice Kacou Guikahué a sans faux-fuyants mis en garde son prédécesseur ». Si selon Le Nouveau Courrier, l’atmosphère n’est pas très saine au PDCI, L’Expression qualifie celle entre les pro-Gbagbo exilés au Ghana de « pourrie ». De fait, le quotidien qui revient sur la dernière sortie de Zasso Patrick dit Englobal, qui a vertement critiqué via les réseaux sociaux Damana Pickass écrit que « deux années après leur arrivée au Ghana l’unité et la cohésion ont fait place aujourd’hui à une suspicion généralisée ». Cette situation selon le journal est du au fait que « les exilés pro-Gbagbo sont plus que jamais désillusionnés ».

Collaboration Abraham KOUASSI

César DJEDJE MEL
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