Les Africains pressent la CPI, le cas Blé Goudé préoccupe

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Revue de presse

Amis de linfodrome.com bonjour et bienvenus à notre revue de presse de ce lundi 14 octobre 2013. Le sommet extraordinaire de l’Union Africaine (U.A) et le dossier Blé Goudé sont nos sujets du jour. Bonne lecture à tous !

L’U.A, la volte-face!

Le sommet extraordinaire de l’Union Africaine s’est tenu le week-end dernier à Adids-Abeba, en Éthiopie. Les chefs d’États avaient à se prononcer sur les relations de l’UA avec la Cour Pénale Internationale (CPI). A son retour de cette rencontre, le Président Ouattara, selon Fraternité Matin, a affirmé que « l’UA maintient sa coopération avec la CPI ». En effet le N°1 ivoirien a indiqué que « les pays membre de l’Union ont réaffirmé leur engagement à coopérer avec la CPI. Bien sûr, nous avons demandé qu’elle soit plus attentive aux préoccupations du continent ». Pensant au retrait en bloc annoncé de la CPI, « l’UA recule et… ruse », titre à la Une Le Patriote qui écrit que « le cataclysme annoncé ne s’est pas produit. Le retrait en bloc de la CPI n’a pas eu lieu. Pourtant le congrès extraordinaire l’avait annoncé ». En lieu et place une solution médiane a été trouvée. « Pas de retrait, mais des propositions en trois points », rapporte-il. Lesquelles propositions amènent Nord-Sud Quotidien a barrer à la Une : « Violation des droits de l’Homme, l’UA encourage les criminels ». Vu que le sommet a déclaré que « un groupe de contact (…) va entreprendre des consultations avec les membres du Conseil de sécurité de l’ONU (…) afin de discuter de toutes les préoccupations de l’UA concernant la CPI, notamment l’ajournement des affaires kenyanes et soudanaises. Aucune accusation ne saurait être lancée ou maintenue devant un quelconque tribunal international ou national contre un chef d’État en exercice ». Pour le journal, c’est une décision regrettable puisqu’elle encourage l’impunité. En défendant les présidents en exercice poursuivis, les dirigeants africains ont ignoré Gbagbo, relève L’inter. Or, selon le journal, ses partisans avaient fondé un espoir en ce bras de fer engagé par l’U.A pour faire bouger les lignes en faveur de leur champion. Si les chefs d’État n’en ont pas parlé, c’est certainement pour éviter de froisser le Président Ouattara qui a pris part à ce sommet, croit savoir le journal.

L’UA, la brave!

« Procès de Laurent Gbagbo et des chefs d’État africains, l’UA se révolte contre la CPI », c’est ce qu’on lit à la Une de Le Temps. Car lors de ce sommet, le chef de la diplomatie éthiopienne a déclaré que « la façon dont la Cour fonctionne, particulièrement son traitement inique de l’Afrique et des Africains laissent à désirer. Ce traitement inique et injuste est totalement inacceptable… ». Devant ce constat, « l’Afrique lance un ultimatum sévère à la CPI », titre Notre Voie qui dénonce par ailleurs « le double jeu de Ouattara ». Le quotidien voit la décision de l’UA comme une mise en garde d’autant plus que c’est la première fois que cela arrive. Il confirme cela par ce qu’a dit la présidente de la Commission, Dlamini Zuma : « nous allons voir si nous pouvons amender le Statut de Rome, afin de régler les questions problématiques. Une des choses qui nous inquiètent, c’est l’article 27 ». Cet article enlève toute immunité ou titre de chef d’État devant la CPI. Pour ce qui est de Ouattara, le journal comprend mal la réaction de son parti, le RDR, alors que le président a participé à la décision qui a été prise par l’UA. En effet, le RDR affirme que « la décision prise par les chefs d’État africaine est mauvaise. Elle fait le lit à l’impunité, favorise l’enracinement de la dictature et crée le cadre propice à toutes les rébellions et autres coups d’État ». Le RDR voudrait-il désavouer publiquement son mentor... ?

Affaire Blé Goudé

La CPI avait lancé un mandat d’arrêt contre Blé Goudé. L’Expression informe de « ce que le gouvernement prépare » en ce qui concerne son transfèrement à La Haye. « Nous prenons acte de cette décision. Evidemment, avec toute la confiance qu’il faut par le gouvernement. Au moment venu, une réponse sera donnée à la CPI avec laquelle nous continuons d’avoir une collaboration franche ». Mais Soir Info écrit que « depuis la France, quelque chose se prépare pour Blé Goudé ». Cette chose, c’est que le comité international pour la défense de Blé Goudé s’est réuni d’urgence le samedi 12 octobre 2013, à Paris, enfin d’examiner la situation du leader du COJEP. Pour l’avocat canadien Christopher Black, « le temps est venu d’amplifier la mobilisation partout dans le monde enfin d’obtenir la libération de ce jeune militant progressiste. Il a droit à un procès équitable dans son pays. Nous devons y consacrer notre énergie ». La même information a été partagée par Le Nouveau Courrier et tous les autres journaux proches de l’opposition.

César DJEDJE MEL
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