Procès, problème foncier et réconciliation

Libération plus certaine pour Gbagbo, Ouattara interpellé dans sa gestion

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Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. C’est avec joie que nous vous retrouvons pour notre quotidienne revue des parutions de la presse ivoirienne. Ce vendredi 11 octobre 2013, nous parlerons de la situation de Laurent Gbagbo à la CPI, des indications de Kofi Annan pour la réconciliation ainsi que du dernier rapport de Human Right Watch sur le problème foncier à l’ouest. Bonne lecture !

Gbagbo et ses proches face à la Justice

Laurent Gbagbo qui a comparu le 9 octobre dernier devant la Cour Pénale Internationale (CPI), pourrait selon Soir Info bénéficier d’une mise en liberté provisoire. « CPI : les juges promettent de libérer Gbagbo… », barre à sa Une le journal. Il indique que, « la présidente de la Cour a donné dans ce sens beaucoup d’espoir à Gbagbo, à ses avocats et à ses partisans » en déclarant que « dans sa prochaine décision, la chambre, dans le cadre de l’article 63 du statut pourra modifier sa décision concernant la détention, la mise en liberté ou les conditions de celle-ci, si elle est convaincue que l'évolution des circonstances le justifie ». Selon Soir Info, cette déclaration est « une façon donc implicite pour les juges de faire comprendre à la Défense qu'ils attendent simplement un argument pertinent de sa part pour ouvrir à leur client les portes du centre pénitentiaire de Scheveningen ». Voir l’ex-président ivoirien bientôt libre, Le Patriote n’y croit pas. Le journal invite même les partisans du fondateur du Front Populaire Ivoirien (FPI) à « ouvrir les yeux ». « Annonces intempestives de la libération de Gbagbo : militants du FPI, ouvrez les yeux », livre à sa Une le quotidien Le journal estime « qu’il faut demander aux refondateurs de redescendre sur terre », car, « contrairement à ce qui se raconte, la libération de Laurent Gbagbo, même conditionnelle ne se fera pas de sitôt. Le procès de Charles Taylor est la parfaite illustration de ce que les procédures de la CPI sont longues, très longues même ». Bien au contraire, Le Quotidien d’Abidjan fait savoir que Laurent Gbagbo pourrait être prochainement libre. « Audience de La Haye : Gbagbo peut être libéré plus tôt que prévu », écrit en manchette le journal. Le quotidien indique que « la libération du président Laurent Gbagbo pourrait intervenir plus tôt que prévu, avant même la date butoir du 11 novembre », et que « dans le huis clos de l’audience du 9 octobre, les débats auraient largement porté sur sa liberté provisoire et notamment les garanties apportées par la Défense, de même que le pays d’accueil. Ce sera vraisemblablement l’Ouganda ou l’Afrique du sud ». De son côté, L’Inter revient sur la situation des pro-Gbagbo accusés d’avoir commis des crimes lors de la crise post-électorale, notamment Simone Gbagbo et Charles Blé Goudé, réclamés par la CPI. Selon le procureur de la République, Christophe Adou cité par le journal, « pour ce qui concerne les personnes à transférer devant la Cpi , cela relève de la souveraineté des États. Pour le moment, nous avons nos procédures et nous nous attelons à les mener à leur terme. Le procureur de la République que je suis poursuit, mais la décision de faire partir les personnes à la Cour pénale internationale dépend de l'exécutif »

Réconciliation : Kofi Annan propose ses solutions

En visite depuis quelques jours à Abidjan pour le compte de l’association « The Elders », Kofi Annan, a fait des recommandations aux acteurs politiques ivoiriens sur le processus de normalisation engagé dans le pays, nous indique Fraternité Matin. « Processus de paix en Côte d’Ivoire : Annan pour des ‘’compromis nécessaires’’ », peut-on lire à la Une du journal. L’organe gouvernemental fait savoir qu’à l’issue d’une audience que lui a accordée le Président Ouattara, l’ex-secrétaire général de l'ONU a invité les Ivoiriens à plus de solidarité. « Je voudrais demander à mes frères Ivoiriens de travailler ensemble, de se réconcilier et de reconstruire l’Etat en acceptant qu’il y a un seul pays qui est l’État de Côte d’Ivoire », a-t-il indiqué. De son côté, Le Nouveau Courrier voit dans les propos de l’ancien Secrétaire général de l’ONU, une pression sur le régime ivoirien dans la perspective des élections de 2015. « Présidentielle 2015 : Kofi Annan met la pression sur Ouattara », écrit le journal en manchette. « La préparation des élections de 2015 doit commencer dès à présent. L’avenir, c’est pour tout de suite. On ne peut pas se permettre de laisser les prochaines élections être la source de conflits », a déclaré Kofi Annan, selon le journal. Pour sa part, L’Expression estime que le diplomate ghanéen a rendu un véritable hommage au chef de l’État. « Economie-Sécurité-Réconciliation, Kofi Annan avoue : Je suis impressionné par Ouattara », peut-on lire en manchette du journal qui indique que, « comme beaucoup d’observateurs, Kofi Annan a salué les progrès réalisés dans le pays ». Le président de « The Elders » a fait, selon le journal, la déclaration suivante en conférence de presse : « Je suis impressionné par la détermination du Président Ouattara et de son gouvernement à remettre le pays sur la bonne voie ».

Sécurité fragile à l'ouest

Selon L’ONG internationale Human Rights Watch (HRW), la situation sécuritaire à l’ouest est à veiller de près. C’est dans un courrier a adressé au Premier ministre Kablan Duncan qu’elle le fait savoir. A en croire la Une de Soir Info, l’ONG a averti « de gros risques d’affrontements ». En effet, HRW dit, au regard des affrontements constatés au cours de cette année qui sont liés au problème de terres, que « ces spoliations de terres menacent de susciter de nouvelles violences à l’avenir, que ce soit entre les communautés Guéré ou entre Guéré et populations ‘‘allogènes’’». Le Mandat informe de ce que, selon l’ONG, 800 plaintes pour vol de terres ont été recensées. Car, écrit-elle, « plusieurs centaines de personnes ont fui les violences dans l’ouest du pays de la Côte d’Ivoire pendant la crise post-électorale de 2010 à 2011 ont constaté à leur retour que leurs terres avaient été saisies et occupées illégalement ». Mais L’Expression indique que HRW a accusé des propriétaires terriens d’être responsables du conflit foncier. Puisque des Guéré des villages voisins ou parents des déplacés, ont prétendu être les propriétaires terriens et ont vendu des parcelles, le plus souvent aux ressortissants Burkina Faso. Mais alors que certains Burkinabé ont acheté les terres de foi, d‘autres l’ont fait clandestinement. Au vu du danger qui guette l’ouest, Ouattara a été interpellé, fait savoir Le Quotidien d’Abidjan. Étant donné que HRW a déclaré que « si le gouvernement est réellement déterminé à mettre un terme aux violences récurrentes dans l’ouest du pays, la restitution des terres acquises illicitement doit une priorité absolue".

Collaboration: César DJEDJE MEL

Abraham KOUASSI
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