Le 12e congrès du PDCI et son corollaire de réactions, ainsi que l’affaire Gbagbo à la Cour Pénale Internationale (CPI) sont les sujets de notre revue de presse de ce mercredi 9 octobre 2013. Bienvenue sur linfodrome.com amis internautes !
Affaire Gbagbo
Ce matin, a débuté à la CPI l’audience de Laurent Gbagbo pour examiner les possibilités de sa mise en liberté provisoire. Avant le début de cette audience, Nord-Sud Quotidien semble connaître son issue. Il barre à la Une : « Gbagbo reste en prison », car on court vers une confirmation des charges. Selon sa source qui est rentrée dimanche de La Haye, Gbagbo « ne peut pas être remis en liberté provisoire dans la mesure où les contextes, qui avaient jusque-là motivé le refus des juges d’accéder à sa requête, demeurent ». « Pourquoi Gbagbo ne sera pas libéré » est le titre en première page de Le Patriote. Le quotidien relève que les réseaux de l’ex-chef d’État travaillent contre lui. Rappelant le fait que la juge unique de la Chambre préliminaire I a émis sa crainte de voir Laurent Gbagbo fuir en cas de liberté, parce que soutenu par un vaste réseau de partisans et sympathisants. A côté de cela, il note une campagne de déstabilisation contre la CPI menée par le parti de l’ex-président, le FPI, soutenu par des dirigeants africains. Justement, les dirigeants africains qui fustigent l’attitude de la Cour vis-à-vis de l’Afrique se retrouveront au sommet extraordinaire de l’Union Africaine dans deux jours. Ce sommet planchera sur « les relations du continent avec la CPI » et des sources révèlent que ces dirigeants pourraient décider leur retrait en bloc du statut de Rome qui fonde la CPI. Cette information est de Le Quotidien d’Abidjan qui a écrit en titre « la CPI au bord de l’implosion ». Quant à Le Temps, il donne les 4 raisons de libérer le président Gbagbo. Ce sont : l’insuffisance de preuves contre lui, son incapacité à fuir parce qu’il a dit que sa place est aux côtés de son peuple, sa culture politique qui exclut la vengeance et le cas Ruto qui, malgré sa liberté provisoire, a répondu à la convocation de la CPI.
PDCI, ce n'est pas encore la sérénité
Certes le 12e congrès a eu lieu, mais tout n’est pas fini au Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Soir Info sort de « graves révélations » sur ce congrès. Elles sont données par Denis Kah Zion, Selon lui, au cours des tractations pour les persuader de retirer leur candidature, Bédié a promis un poste de vice-président à Djédjé Mady et celui de membre du comité exécutif du parti, avec rang de porte-parole, à Konan Kouadio Bertin (KKB). « Mais, ils ont craché dessus », a dit Kah Zion. Pour ce qui est de la régularité du congrès, le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko a délivré un récépissé de déclaration portant modification des statuts et composition du Bureau exécutif du parti… ». C’est pourquoi Le Nouveau Réveil affiche à la Une : « Hamed Bakayoko : le 12e congrès du PDCI-RDA est régulier ». Pour ce qui est de la présidentielle 2015, Gaston Ouassénan Koné, président du groupe parlementaire PDCI, a voulu balayer tous les coins d’ombre quant à un soutien de son parti à Ouattara dont Bédié est soupçonné. « Les textes du RHDP n’ont pas changé », a t-il dit, lit-on à la Une de Le Mandat. Selon lui, c’est tout a fait normal que le PDCI, ainsi que tous les partis de l’alliance RHDP ait un candidat en 2015. C’est seulement au deuxième tour que ces partis soutiendront celui qui viendra en première position. « Nous restons dans cette logique », a-t-il assuré.
Bédié recadré
Le président du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié, au cours de son discours d’orientation lors de ce congrès, avait traité Laurent Gbagbo de tous les noms d’oiseau. « Après les attaques contre le FPI, un conseiller français de Gbagbo ‘’démonte’’ Bédié » titre Soir Info. C’est le même titre que L’inter qui lui a choisi « allume » en lieu de démonte. Il s’agit de Bernard Houdin, conseiller spécial de Gbagbo. Il a traité le discours de Bédié de « dérapage incontrôlé », de « dérive intellectuelle » d’un « autiste politique », d’un « Ubu-roi », de « prédateur et de comparse manipulé ». Il a rappelé la gestion de Bédié à la tête de la Côte d’Ivoire, en dénonçant « les travaux pharaoniques et somptuaires de Prepressou, de Kankourandoumi, les mainmises familiales sur les contrats économiques (riz, pétrole, télécoms, etc) les nominations indécentes de proches dont l’incompétence allait de pair avec le manque le plus élémentaire de probité ». Plus grave, il est revenu sur le concept d’ivoirité qui est pour Houdin « le pire acte à l’époque de sa présidence »